Interview de Christophe Tukov, candidat Niçois sur la liste du MoDem pour les élections européennes du 7 Juin 2009

Des positions courageuses et claires, sans langue de bois. Positions et propositions que je partage entièrement.%%% Voici une attitude saine et assez rare dans le milieu politique ! Mais conforme à l’idée que nous nous faisons de la politique au Mouvement Démocrate.%%% Site national pour les Européennes:%%% [http://europe.lesdemocrates.fr/|http://europe.lesdemocrates.fr/|fr] %%% Voici l’interview de Christophe dans __Nice Premium__:  » Christophe Tukov, magistrat niçois et candidat aux Européennes: « Ce scrutin est important pour le MoDem ». De la même promotion que la Garde des Sceaux Rachida Dati, Christophe Tukov, vice-Président du TGI de Nice, se présente en position non éligible sur la liste Sud-Est du MoDem. Portrait à charge et à décharge !

Le sang d’un officier de l’Armée rouge coule dans ses veines niçoises mais il n’a rien d’un Vychinski de la justice. Il aime son métier mais n’y trouve apparemment pas la possibilité de changer suffisamment le cours des choses. A côté du législatif et de l’exécutif, « le judiciaire, explique Christophe Tukov, juge d’instruction au TGI de Nice et candidat du MoDem aux élections européennes du 7 juin prochain, n’est pas un pouvoir mais une autorité ». Tout au plus une série « d’outils juridiques pour faire appliquer le droit et la procédure ». Ce jeune magistrat de 38 ans serait-il frustré du pouvoir de faire ? Dès sa licence, il a éprouvé le sentiment qu’il « n’était pas fait pour le droit » sauf dans la position où il pourrait « le dire, pas le subir ». Le justiciable compatira. S’il « ne s’interdit rien » dans ses ambitions, il assure que la « réflexion politique l’attirait dès l’adolescence », période à laquelle il allait déjà coller quelques affiches pour des mouvements proches des Verts ou, plus tard, prendre part aux manifestations contre le projet de Loi Devaquet. Quant à la prétendue recherche de pouvoir, il tire argument de sa situation dans la région Nice Côte d’Azur pour rejeter cette idée : « Dans le 06, région plutôt bleu foncé, explique-t-il en souriant, je n’ai aucune chance ». En ce sens, sa position de 25e sur la liste Sud-Est du MoDem se veut surtout symbolique. Le déclic ? C’est à François Bayrou qu’il le doit. Et d’énumérer les raisons pour lesquelles il a adhéré au MoDem avant même sa constitution officielle: « Le rejet du bipartisme primaire et de la critique systématique », « le choix d’une position constructive et de conceptions humanistes de la politique », ce « __mélange d’arbitrage et de modération qui caractérise ce troisième Parti de gouvernement possible__ ». L’ombre du juste milieu de la balance judiciaire, la culture du compromis planeraient-elles au-dessus de son raisonnement ? Christophe Tukov s’en défend: « Lorsqu’on est magistrat, on n’est pas un doux rêveur ». Même si elle « tranche », la justice, explique-t-il sur un ton passionné, ne « consiste pas à donner raison à une personne contre une autre » mais à faire en sorte qu’il « n’y ait plus de litige ». Et de reprendre à son compte le dicton populaire : « mieux vaut un mauvais arrangement qu’un bon procès ». L’échéance européenne du 7 juin prochain « sera importante pour le MoDem », lance Christophe Tukov, car les enjeux de ces élections « correspondent aux thèmes traditionnels du Parti et de François Bayrou ». Ses idées sur la question européenne ? Il « soutient » la démarche du Député européen Philippe de Villiers visant à réduire les indemnités des Commissaires européens. « De manière générale, je suis favorable, explique le magistrat niçois, à la __limitation des gains lorsqu’ils dépassent le raisonnable__ » : il serait ainsi en faveur de la « __limitation des salaires des dirigeants de sociétés comme ceux des joueurs de foot__ ». Ses conceptions de l’Europe ? « Une unité territoriale, culturelle ainsi que la confiance entre les peuples européens ». __Cette culture n’intègre pas, selon lui, la dimension religieuse chrétienne__. Celle-ci ne doit pas, en conséquence, figurer dans le préambule d’une Constitution européenne. %%% __Il se réclame plutôt de la philosophie d’Ernest Renan: « l’Europe, une volonté de vivre ensemble ».__ %%%%%% Partisan d’un __renforcement des pouvoirs du Parlement européen, il exige, en outre, plus de transparence dans les travaux de la Commission européenne__: le « citoyen européen doit pouvoir être informé au préalable des travaux en cours au sein de la Commission » et le « Parlement pouvoir en débattre ». Et de citer l’exemple absurde, selon lui, de la réglementation bruxelloise sur le vin rosé: « ça sort d’où ? » s’interroge-t-il à haute voix. Christophe Tukov se dit par ailleurs favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, une position « personnelle » qui n’est pas celle du Parti de François Bayrou: « ce serait un signal fort donné au monde musulman qu’on peut __vivre ensemble dans un cadre politique et juridique commun__ ». Son net rejet du retour de la France dans le Commandement militaire intégré de l’Otan se veut, en revanche, plus conforme à l’esprit du Parti: « Un geste peu important de fait mais symboliquement désastreux ». Cela va être « __perçu comme la fin de la tradition volontariste et indépendante de la France__ », analyse-t-il. Décidemment plus à l’aise dans la stratégie et la diplomatie, Christophe Tukov semble marcher sur des œufs lorsqu’on aborde l’image laissée dans le public par le procès d’Yvan Colonna. Un procès qu’il refuse de commenter, arguant du fait qu’il n’a « pas toutes les pièces du dossier ». La prudence du magistrat indépendant du « Siège » l’emporte encore beaucoup sur le volontarisme de l’homme politique. « 

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