François BAYROU ( MoDem ) et Manuel VALLS ( PS ) pointent l’échec de la politique de sécurité menée depuis 10 ans par N. SARKOZY

Je rappelle que la Sécurité, réelle, pas celle invoquée en sautant sur sa chaise comme un cabri en ânonnant façon méthode Coué : sécurité, sécurité … , __la Sécurité donc est le première nécessité qu’un Etat doive à ses citoyens__. %%% Quant on constate l’évolution négative depuis un moment et notamment depuis 10 ans, on a de quoi être déçu de cette (in)action de l’Etat avec les résultats dramatiques que beaucoup d’entre nous subissent au quotidien.%%% __Et je ne parle pas de cette image lamentable montrant deux corps de métiers publics indispensable pour assurer notre sécurité, pompiers et policiers, respectés et respectables, qui s’affrontent lors d’une manifestation à Nice sous les yeux d’un arbitre partial et hautain ! Diviser pour régner dans ce domaine est tout à fait scandaleux !__%%% Au lieu de cela, faire en sorte que tout fonctionne bien, avec des professionnels bien dans leur peau et motivés, c’est un exercice plus difficile, mais c’est le rôle normal d’un homme politique. Au lieu d’invectiver et de changer de loi ( ou de Préfet !! ) comme de chemise, avec le résultat que l’on connaît. %%% Et parler d’angélisme n’est que du verbiage; là ou seule l’action réfléchie et à bon escient, est payante.%%% Voici l’article à lire en entier sur Le Nouvel Obs :%%% [http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100722.OBS7498/bayrou-et-valls-pointent-l-echec-de-la-politique-de-securite.html|http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100722.OBS7498/bayrou-et-valls-pointent-l-echec-de-la-politique-de-securite.html|fr] %%% « Est-ce que les Français se trouvent davantage en sécurité qu’il y a dix ans ? Non, a lancé Manuel Valls. Cela veut dire qu’il y a une forme d’échec, un échec assez patent, de la politique de Nicolas Sarkozy ». François Bayrou, président du Mouvement démocrate (MoDem), et Manuel Valls, député-maire PS d’Evry, ont attaqué la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy, jeudi 22 juillet, après les violences à Grenoble et dans le Loir-et-Cher. « Echec assez patent » pour le député socialiste, cette politique signe « ses très grandes limites », estime de son côté le leader centriste, qui rappelle que le chef de l’Etat est responsable de la sécurité en France depuis dix ans. « L’annonce par Nicolas Sarkozy d’un changement de préfet et d’une énième réunion sur la sécurité qui risque avant tout de désigner des boucs émissaires ne font pas une politique, mais bien la démonstration de son échec dans ce domaine depuis 2002 et qu’il signe aujourd’hui », écrit le sénateur-maire PS de Dijon François Rebsamen dans un communiqué.

__Un mort à Grenoble, un mort à Saint-Aignan__ Des violences sont survenus le week-end dernier et en début de semaine dans plusieurs points de la vallée du Cher, et plus particulièrement à Saint-Aignan où la gendarmerie a été attaquée, après la mort d’un jeune de la communauté du voyage, tué dans la nuit de vendredi à samedi par un gendarme après avoir forcé un contrôle. A Grenoble, c’est dans le quartier populaire de la Villeneuve que dans la nuit du 16 au 17 juillet une soixantaine de voitures et des commerces avaient été incendiés par des manifestants qui avaient également tiré sur les forces de l’ordre après la mort d’un jeune braqueur, originaire du quartier, tué lors d’un échange de tirs avec la police. Les incidents s’étaient poursuivis les deux nuits suivantes, mais se sont atténués en raison de la présence dissuasive de près de 200 CRS, d’hommes du Raid et du GIPN. __« Davantage en sécurité qu’il y a dix ans ? »__%%% En réaction à ces violences urbaines, Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi en Conseil des ministres le remplacement du préfet de l’Isère par un ex-haut gradé de la police et la tenue la semaine prochaine d’une Réunion sur les gens du voyage. Le chef de l’Etat a proclamé sa volonté de « livrer » une « véritable guerre » à la criminalité. « Cette politique de sécurité montre aujourd’hui les très grandes limites qui sont les siennes et il faut la remettre en question sur des sujets très importants », a dit le leader démocrate, François Bayrou sur France Inter. « Est-ce que les Français se trouvent davantage en sécurité qu’il y a dix ans, non, a lancé Manuel Valls sur France 2. Cela veut dire qu’il y a une forme d’échec, un échec assez patent, de la politique de Nicolas Sarkozy ». « D’abord ministre de l’Intérieur, puis président de la République », Nicolas Sarkozy « devait ramener l’ordre, la tolérance zéro, l’autorité, le respect.., écrit François Rebsamen. Or, toutes ces valeurs-là sont aujourd’hui bafouées. Et pour que ça marche, encore faudrait-il que l’exemple vienne de haut ». __Faire respecter la loi, « une nouvelle extraordinaire » ?__ Interrogé sur le discours musclé du chef de l’Etat, François Bayrou a estimé que Nicolas Sarkozy ne faisait que se livrer à un exercice habituel. « Cela fait dix ans que Nicolas Sarkozy a la responsabilité de la sécurité en France et cela fait trois ans qu’il est à la présidence de la République. Pourquoi, est-ce qu’on a besoin d’annoncer comme une nouvelle extraordinaire qu’on va faire respecter la loi ? La loi doit se faire respecter sans avoir besoin de déclaration à grand son de trompe », a fait valoir François Bayrou. « Combien de fois avons-nous entendu dire ‘plus de zone de non-droit, tolérance zéro’, et tous les jours on a la preuve du contraire, ce qui veut dire que la politique de sécurité ne va pas dans le bon sens et qu’il faut en changer », a-t-il ajouté. Le député-maire d’Evry a évoqué « un problème de moyens et de déploiement de la police sur le terrain ». « On a une police hiérarchisée, centralisée, coupée de la population, on est revenu à la police des années 60 alors qu’il faudrait un police fidélisée sur le terrain, une police de proximité dans les quartiers, une police expérimentée avec davantage de moyens », a-t-il dit, rappelant que 9.000 postes de policiers et de gendarmes ont été supprimés depuis 2007, et qu’autant sont prévus d’ici à 2012. Mais « si à chaque fois qu’il y a des faits très graves de violence on change de préfet, on risque de changer souvent de préfet », a-t-il mis en garde. __Pas qu’une question de police__ Pour François Bayrou, la nomination d’anciens policiers au poste de préfet (en Seine-Saint-Denis et en Isère) « est un glissement sur lequel il serait bon de s’interroger ». « Le travail d’un préfet ne peut pas se limiter à l’action de police, c’est beaucoup plus large. La police, ce n’est qu’un chapitre de l’action de l’Etat », a-t-il dit. Le leader centriste a également estimé que la sécurité dans les quartiers ne pouvait pas « venir de l’extérieur »: « je n’emploie pas seulement le mot de police de proximité parce qu’il ne s’agit pas seulement de proximité, mais de connaissance du quartier, d’enracinement, de familiarité, d’observation comme les gendarmes le font dans le monde rural », a ajouté le président du MoDem. « La lutte contre la sécurité ne peut pas reposer sur la seule police ou gendarmerie », estime Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national du PS à la sécurité, qui plaide pour « une réponse urbanistique, sociale, de prévention, éducative, et une réponse judiciaire ». __« Une impuissance à régler les problèmes »__ Jean-Jacques Urvoas, estime que la sécurité sera « un boulet pour Nicolas Sarkozy en 2012″, les dernières annonces du chef de l’Etat masquant son « impuissance à régler les problèmes ». « Sur la forme, plus les mots que le président utilise sont martiaux, plus cela masque une impuissance à régler les problèmes », a déclaré le député sur Public Sénat. « Sur le fond, le président enregistre un échec dont il est seul responsable: la dégradation de la sécurité en France », a-t-il poursuivi. Le secrétaire national de l’UMP en charge de la Sécurité, Eric Ciotti, a dénoncé les propos de son homologue socialiste. « Le véritable ‘boulet’, c’est cet angélisme coupable, dans lequel les socialistes se complaisent », écrit dans un communiqué Eric Ciotti. « Ce discours purement démagogique masque les années de laxisme subies en ce domaine lorsque la gauche était au pouvoir. Hier un ‘Grenelle de la sécurité’, aujourd’hui une ‘réponse urbanistique, sociale’ sont les propositions absurdes du Parti socialiste pour lutter contre des criminels multirécidivistes, des trafiquants armés, des dealers! », ajoute le député UMP. « Pour les socialistes, la violence se combat avec des mots, des colloques et autres causeries dans les salons. Pour l’UMP, la lutte contre la délinquance se gagnera dans la rue », selon Eric Ciotti. __« Priver ces délinquants de la nationalité française »__ « Les coups de boutoir assénés depuis plusieurs mois à la criminalité organisée ne sont que les prémices d’une véritable ‘guerre à la criminalité’, engagée par le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux », conclut le communiqué de l’UMP. Une vingtaine de députés UMP membres de « la droite populaire » ont réclamé « l’alourdisement des sanctions » pour des actes de violence contre les forces de l’ordre et l’expulsion des délinquants étrangers condamnés pour ces actes, une fois leur peine accomplie. « Les attaques multiples, allant jusqu’à l’usage d’armes à feu, à l’encontre de nos policiers et gendarmes démontrent la faiblesse de notre arsenal pénal qui ne sanctionne pas assez durement ceux qui défient ouvertement (…) les forces de l’ordre », écrit dans un communiqué le nouveau collectif issu des rangs de l’UMP. Les signataires appellent le gouvernement à « travailler rapidement à l’alourdissement des sanctions vis-à-vis de ces actes de délinquance gravissimes », et à « étudier » la question de la suppression des remises de peine pour leurs auteurs. Il faut aussi, selon le collectif, « expulser du territoire national les délinquants étrangers ayant commis ce type de crimes et délits une fois leur peine accomplie ». « Les délinquants naturalisés français ayant participé à ce type d’exactions (…) devront être déchus de la nationalité française avant leur expulsion comme étrangers menaçant la sécurité nationale », ajoutent-ils. A cet effet, le gouvernement « devra compléter la liste des crimes et délits permettant de priver ces délinquants de la nationalité française ». Parmi les signataires figurent Philipe Meunier (Bouches-du-Rhône), Thierry Mariani (Vaucluse), Lionnel Luca (Alpes-Maritimes), Elie Aboud (Hérault) ou encore Christian Vanneste (Nord).

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