Justice : peut-on lui demander l’impossible, ce que font certains politiques, sans même lui donner les moyens de remplir sa mission normale ? Le cas du TGI de Nice avec Eric De MONTGOLFIER, Procureur de la République

((/images/Mosaïc IMA item-8.jpg))%%% Le Procureur Éric de Montgolfier lors d’un colloque à Paris au printemps 2010%%% Après les excès verbaux de certains élus, notamment Niçois, qui s’égarent, un retour à la raison et à la sagesse avec une interview du Procureur de la République. Chacun doit rester à sa place, et la justice ne s’en portera que mieux ! Ce qui est dans l’intérêt de presque tous les citoyens de notre pays. Mais peut-être pas l’intérêt personnel de certains, par populisme ou démagogie ?%%% __A condition que les donneurs de leçons politiques lui donnent les moyens minimum de fonctionner; ce qui n’est pas le cas aujourd’hui en France en général et à Nice en particulier.__%%% Et voici un article à lire en entier dans NICE MATIN :%%%  » Éric de Montgolfier a brossé un sombre tableau de la rentrée judiciaire, hier lors de l’audience au Palais. Sept nouveaux magistrats ont été installés au tribunal de grande instance de Nice, dont la 1e vice-présidente, Françoise Issenjou, assure la présidence par intérim.%%% __De Montgolfier :  » Ne pas répondre aux clameurs de l’opinion « __%%%

__Le procureur de Nice a fustigé, ce lundi, le « zèle sécuritaire » de certains élus lors d’une rentrée solennelle des magistrats plombée par un manque de moyens__ « Nous ne sommes pas là pour répondre aux clameurs de l’opinion publique, ni à des intérêts politiques ou politiciens, mais pour faire respecter la légalité. » Avec sa verve coutumière, c’est un Éric de Montgolfier particulièrement offensif qui a répliqué, ce lundi matin, aux élus appelant les tribunaux à plus de sévérité. La thématique sécuritaire a occupé la scène médiatique tout l’été. Elle s’est trouvé une caisse de résonance au palais de justice de Nice, à l’occasion de sa rentrée solennelle, par la voix du procureur de la République.%%% Une rentrée des magistrats télescopée par la visite de Brice Hortefeux à Vallauris. « Merci à ceux qui ont préféré la Justice à l’Intérieur », ironise Éric de Montgolfier, comme un clin d’oeil au grand écart entre les logiques judiciaire et politique. À l’issue de l’audience, le procureur dénoncera encore un « zèle sécuritaire qui mérite réflexion », a fortiori sur une Côte d’Azur où certains élus ont adopté cet été des postures très répressives.%%% « Il faut se méfier de la communication, qui est parfois le contraire de l’intelligence… »%%% __« Septembre un mois délicat »__%%% Chacun à sa place, en quelque sorte. Et celle de la justice niçoise n’est pas des plus enviables ces jours-ci, faute de moyens de fonctionnement.%%% « Le TGI (tribunal de grande instance de Nice) va connaître un mois de septembre délicat », prévient Françoise Issenjou, sa présidente par intérim.%%% Tout un symbole : si Jean-Michel Hayat a quitté le TGI de Nice dès juillet pour présider celui de Nanterre, Dominique Karsenty, nommée à sa succession, ne devrait arriver qu’en octobre.%%% Et le prochain directeur du greffe est encore en poste à Avignon, relève Éric de Montgolfier.%%% « Nous pouvons être craintifs sur les moyens accordés à la justice, estime le procureur, qui en brosse un sombre tableau. Je viens de passer au dépôt : sur neuf cellules, il n’y en avait que cinq d’utilisables ! »%%% __Sept nouveaux venus__%%% …  » [http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/de-montgolfier-ne-pas-repondre-aux-clameurs-de-lopinion|http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/de-montgolfier-ne-pas-repondre-aux-clameurs-de-lopinion|fr]

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