Un peu de douceur dans un monde de brute : أم كلثوم Oum KALTHOUM, l’astre de l’Orient à la voix unique, la généreuse cantatrice du peuple


oum kalthoum – Al atlal par haleem2977

Biographie

Oum Kalthoum (en arabe أم كلثوم1), nom complet Oum Kalthoum Ibrahim al-Sayyid al-Beltagui, est une cantatrice, musicienne et actrice égyptienne, née à Tmaïe El Zahayira (Égypte) à une date non déterminée ( vers 1900 ) et morte le 3 février 1975 au Caire.
Surnommée l’« Astre d’Orient », elle est considérée, plus de trente ans après sa mort, comme la plus grande chanteuse du monde arabe.
Son engagement dans des œuvres caritatives lui valut le surnom de « cantatrice du peuple »
Très jeune, la petite fille montre des talents de chanteuse exceptionnels, au point qu’à 10 ans son père la fait entrer – déguisée en garçon – dans la petite troupe de cheikhs qu’il dirige. À 16 ans, elle est remarquée par un chanteur alors très célèbre, Cheikh Abou El Ala Mohamed, et par un joueur de luth, Zakaria Ahmed, tous deux l’invitant à les accompagner au Caire. Elle attendra d’avoir atteint l’âge de 16 ans pour répondre à l’invitation, et pour produire – toujours habillée en garçon – dans de petits théâtres, fuyant soigneusement toute mondanité ou vie de bohème.
Très vite, deux rencontres déterminent sa vie. Celle de Ahmed Rami tout d’abord, un poète qui lui écrira 137 chansons et l’initiera à la littérature française, qu’il a étudiée à la Sorbonne. Mohamed El Qasabji, ensuite – virtuose du luth, lui trouve le Palais du théâtre arabe, l’occasion pour Oum Kalthoum de premiers grands succès (L’amoureux est trahi par ses yeux).

En 1932, sa notoriété est telle qu’elle entame sa première tournée orientale : Damas, Bagdad, Beyrouth, Tripoli, etc. Cette célébrité lui permet également, en 1948, de rencontrer Gamal Abdel Nasser, qui ne cache rien de son admiration et qui officialise en quelque sorte l’amour de l’Égypte pour la chanteuse, amour réciproque puisque Oum Kalthoum donnera de nombreuses preuves de son patriotisme.
Parallèlement à sa carrière de chanteuse, elle s’essaie au cinéma (Weddad, 1936 ; Le chant de l’espoir, 1937 ; Dananir, 1940 ; Aïda, 1942 ; Sallama, 1945 et Fatma, 1947) mais délaisse assez vite le septième art, le face-à-face émotif avec le public lui faisant cruellement défaut.

En 1953, elle épouse un homme qu’elle respecte et admire, son médecin depuis de nombreuses années, Hassen El Hafnaoui, en prenant soin d’inclure tout de même la clause du pouvoir à la dame qui lui permettrait de prendre elle-même la décision du divorce le cas échéant.
Multipliant les concerts internationaux, elle vient en France à l’Olympia (Paris) en Novembre 1967 ; et le président Charles de Gaulle lui envoie un télégramme de félicitations, mais celle que l’on surnomme El Sett (la dame) commence à souffrir de graves crises néphritique.

On raconte que Maria Callas aurait dit que Oum kalsoum, avait une voix incomparable – 14000 vibrations / seconde.
En 1972, elle donne son dernier concert au Palais du Nil et les examens qu’elle pratiqua à Londres montrent qu’elle est inopérable. Aux États-Unis d’Amérique, où son mari la conduit, elle bénéficie un temps des avancées pharmaceutiques mais en 1975, rentrée au pays, une crise très importante la contraint à l’hospitalisation. La population de son petit village natal du delta psalmodie toute la journée le Coran.

Oum Kalthoum s’éteint à l’hôpital le 3 février 1975 à l’aube.

Ses funérailles furent grandioses: plus de 5 millions de personnes l’ont accompagnée vers sa dernière demeure, auprès de ses parents et de son frère, au Caire.

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OUM KATHOUM

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