» EELV et RPS : la stratégie gagnante  » par François ALFONSI eurodéputé Vert / ALE

Un député européen qui fait très bien son travail et qui en plus sait faire une analyse politique intelligente et sérieuse. Ça change d’un certain autre qui se répand dans les médias, avec leur oreille complice et ravie, et qui règle des comptes personnels dont la population se fiche bien pas mal … et le fait de façon fielleuse et fausse en plus ! Cécile ( DUFLOT ), maintenant que tu nous quittes en tant que Secrétaire Nationale et que tu nous a annoncé que tu ne viendra plus au Conseil Fédéral, sauf comme ministre, puisque tu n’es pas Conseillère Fédérale comme nous, merci pour tout ce formidable boulot accompli et tout ce chemin parcouru par l’écologie politique depuis quelques années ! Grâce à toi et à bien d’autres qui ne crachent pas sur tout et n’importe quoi, et en flinguant, en plus dans des médias hostiles ou jaloux, tous ceux qui agissent pour porter toujours plus haut nos couleurs ! A un moment, la moutarde me monte au nez, et me donne envie de dire BASTA aux schtroums grincheux ! Ce ne sont pas ses incursions agressives inutilement dans les médias que les Français attendent de nous, alors que ces mêmes personnes sont efficaces dans leurs fonctions d’élus ! C’est d’être à leurs côtés et de les défendre dans leurs angoisses et leurs difficultés quotidiennes ou existentielles. Avec nos idées régionalistes, écologistes, sociales, solidaires, d’économie sociale et solidaire, de révolution énergétique en France, d’alter-économie mondiale, de justice dans tous les domaines, d’intégrité, de faire de la géopolitique humaine et solidaire, de respect mutuel, de suppression à l’échelon mondial des armes nucléaires, chimiques et autres …etc, etc. Nous avons une séquence capitale qui s’ouvre où nous devons tous ensemble montrer ce que nous savons faire dans toutes les instances politiques nouvelles : Sénat, Assemblée Nationale, Ministères. En compléments de toutes celles où nous sommes déjà et où nous faisons largement nos preuves par notre sérieux et notre efficacité avec tous nos élus ( Parlement Européen, Conseils Régionaux, Communes, Conseils Généraux …). Et bien sûr, merci aussi à François pour ce texte juste et bienvenu. Espérons que nous le trouverons dans de nombreux médias aujourd’hui ! Le voici :  » En remportant un groupe de 18 députés à l’Assemblée nationale, dont le député breton RPS Paul Molac, le mouvement écologiste et le mouvement régionaliste ont atteint leurs objectifs. La stratégie RPS de lien structurel avec le mouvement écologiste leur permet d’obtenir un nouveau parlementaire, trois ans après l’élection au Parlement Européen. C’est dans le Morbihan, dans la circonscription de Ploermel, que Paul Molac a été élu avec 52,56% des voix au second tour, faisant basculer dans la majorité de gauche une circonscription jusqu’ici dévolue à la droite. Désigné par l’UDB, Paul Molac a bénéficié de l’investiture commune EELV et PS, dans le cadre d’une des 63 circonscriptions de l’accord national négocié entre Europe Écologie et le Parti Socialiste. Ce n’était pas, sur le papier, la plus « gagnable » des circonscriptions négociées en Bretagne administrative. Mais, au final, c’est la seule qui a vu la victoire du « candidat officiel » désigné par l’accord, des candidats dissidents s’étant imposés dans deux autres circonscriptions. Face aux dissidences qu’il a dû lui aussi affronter, Paul Molac a pu opposer la légitimité de son implantation locale, et son travail de longue haleine au service de la culture bretonne. Il a facilement dominé ses rivaux de premier tour, en ayant soin de bien positionner sa candidature d’union au service de toute la gauche bretonne. Et, au second tour, le rassemblement a été général, et facilité par l’inconsistance de la candidature UMP portée par le fils de Claude Guéant, prototype du candidat parachuté en terrain hostile aux parachutages. Ce succès de RPS est à resituer dans une longue stratégie de compagnonnage entre écologistes et régionalistes. Pour les Européennes 2009, l’objectif d’un député européen avait été fixé : il a été tenu. Pour les élections régionales 2010, chaque composante RPS partie prenante de l’accord a pu bénéficier d’élus régionaux alors que certaines n’en avaient jamais eu -Mouvement Région Savoie, mouvement Amazigh-, ou n’en avaient plus depuis fort longtemps -Partit Occitan, tandis que Bretons et Corses retrouvaient leurs groupes dans leurs assemblées régionales respectives. Puis, pour ces législatives, le Congrès RPS de Mouans Sartoux d’Août dernier, tout en soutenant la candidature d’Eva Joly à l’élection présidentielle, avait fixé son objectif, un député RPS au Palais Bourbon, et décidé que la priorité serait donnée à l’UDB. La négociation a été menée en ce sens, dans la solidarité la plus totale, puis l’investiture obtenue, Paul Molac a su mener campagne avec efficacité et succès. Il est désormais l’élu de référence de Régions et Peuples Solidaires au Parlement. L’autre stratégie gagnante, à l’évidence, c’est celle d’Europe Ecologie. Dans l’euphorie de la campagne présidentielle, Jean Luc Mélenchon et le Front de Gauche imaginaient avoir définitivement supplanté le mouvement écologiste dont la candidate était la tête de turc des médias. Puis, patatras ! A la fin du film, une fois les élections terminées, le Front de Gauche compte deux fois moins de députés qu’Europe Ecologie, ne réussissant pas à former un groupe, alors qu’ils en comptaient quatre fois plus que les écologistes lors de la mandature précédente. Alors que les observateurs avaient relégué le mouvement écologiste en « deuxième division », ils les retrouvent plus forts que jamais, avec un groupe charnière au Sénat et un groupe conséquent à l’Assemblée Nationale ! Certes, cela a été rendu possible grâce à l’accord avec le PS. Mais le PS aurait-il gagné seul l’élection présidentielle ? Et les députés socialistes auraient-ils été aussi nombreux sans la réciprocité apportée par l’accord ? En tous les cas la démarche stratégique qui a consisté à mettre en perspective la succession des scrutins, et de s’attacher à des objectifs concrets, est la preuve d’une maturité politique réelle. Le mouvement écologiste, avec de tels choix judicieux, s’implante définitivement dans le paysage politique français et européen.  » François ALFONSI

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