Archives mensuelles : juillet 2013

 » Pour une vision globale de « l’Europe que nous voulons »  » par le Dr André MINETTO, M. Philippe RANVOISY et M. Daniel GAUDART ( Mouvement Européen France )

Voici un texte que nous avons rédigé il y a quelques temps ( 2010 ) dans le cadre du Mouvement Européen France . Et dont j’ai rédigé en grande partie le premier chapitre : « Une vocation politique mondiale : un peu de géostratégie » et collaboré aux suivants. 

La marche de l’Union Européenne étant figée et empêtrée dans un certain égoïsme de nos dirigeants respectifs, aveuglée par un court-termisme indécrottable propre à une grande partie de la classe politique ( surtout en France, Italie, Grèce … etc ), ligotée dans une gangue ultra-libérale et financière qui la paralyse et la détourne de son but originel, ce texte est hélas toujours actuel. Et le volet finaciaro-économique, non abordé directement devient de plus en plus source de précarité et de révolte justifiée.

Voici notre déclaration pour faire redémarrer ce chef d’oeuvre en péril dont certains commencent à se détourner … à tort. Encore faut-il leur redonner envie d’Europe ! Nos propositions et nos pistes d’action.

 » Le simple citoyen à la recherche de sens ne peut concevoir l’Europe que sur un plan politique et un plan humaniste à la fois, et aussi en cherchant des résultats concrets.

Conscients de nos destins liés par une histoire partagée et par une culture commune, et voulant redonner envie d’Europe, nous proposons d’énoncer, en cohérence, une vocation politique et une vocation humaniste de l’Europe.

Mais aussi pour nous en tenir d’abord à « l’Europe que nous pouvons » aujourd’hui, nous suggérons d’identifier des actions concrètes à mener, au plan politique d’un côté, vers les jeunes et les enfants d’un autre côté.

Une vocation politique mondiale : un peu de géostratégie

Une géostratégie ambitieuse doit pouvoir être perçue comme telle par les peuples et les citoyens de l’UE, mais aussi par les autres peuples proches ou lointains. Avec une exigence : actes et paroles doivent être indissociables.

Si l’effet « médias informatisés instantanés » accroît considérablement l’audience – ce qu’utilisent ceux qui préfèrent au dialogue l’activisme terroriste ou nationaliste – l’effet « actions de terrain pérennes »devra accroître la notoriété de l’engagement politique durable, d’autant mieux qu’il sera coordonné avec d’autres démocraties. Avec des objectifs communs à long terme :

• un monde qui évolue vers la résolution des conflits par la prévention, tellement plus simple même s’il faut dépasser les vieux schémas et des intérêts à court terme : politiques, économiques, individuels des dirigeants … et les menaces toujours latentes de conflits locaux enracinés dans l’histoire ;

• un monde d’où les armes NBC seraient progressivement exclues ;

• un monde où les difficultés économiques et sociales seraient véritablement prises en compte à l’échelle de la planète et traitées dans l’intérêt des peuples et des individus ; et pas pour quelques intérêts privés ou déviés ;

• un monde où l’on pourrait parler de solidarité géostratégique devant l’urgence : sociale, écologique, économique, démographique … ; Face à l’irruption des risques militaristes et terroristes, une « Europe des lumières » se doit d’être visionnaire pour le monde, à l’aube du XXI ème siècle, comme elle le fut pour elle même au milieu du XX ème siècle.

Faut-il des exemples d’engagements et de positionnements attendus ? • redéfinition de politiques agricoles globales (européenne et mondiale) • initiatives pour des conférences régionales et mondiales de désarmement • intelligence et ouverture d’esprit sur les franges de l’UE (Turquie, Balkans, …) • engager un développement durable préservant les ressources de la planète • participer activement à la gestion des flux migratoires mondiaux Sur tous ces thèmes, les peuples et les citoyens d’Europe attendent d’être consultés et de manifester à quel point ils ont envie d’Europe.

Une vocation humaniste : la solidarité d’abord

L’union est le principe fondateur de l’Union Européenne, son emblème. C’est sa force à l’intérieur, pour faire régner la paix, et à l’extérieur, pour soutenir son rayonnement économique, culturel et politique. Mais cela implique l’expression de rapports de force et toutes sortes de marchandages.

La solidarité, qui n’est encore qu’optionnelle, devient pour les citoyens et les peuples d’Europe une ardente obligation imposée par l’histoire et une actualité douloureuses. Aujourd’hui, nous attendons de l’Europe qu’elle puisse rassembler :

• des gens qui se sentent concernés – car porteurs de l’espérance que l’Europe est un espace de solidarité assumée – et conscients de vivre une chance historique qui nous confère des responsabilités devant nos petits enfants ;

• des gens qui invoquent des droits universels, comme le droit au logement, le droit à la santé, le droit à la formation, le droit au travail, finalement le droit de « vivre ensemble en harmonie » ; des gens qui luttent contre l’exclusion, dont celle issue du handicap, et qui militent pour la solidarité intergénérationnelle ;

• des gens qui veulent faire barrage aux mouvements spéculatifs de capitaux et de valeurs foncières, aux injustices fiscales et aux dérives financières;

• des gens qui défendent les prérogatives des syndicats et des associations.

Cette vision globale répondra aux peurs et inquiétudes des populations et aux défis posés : social, économique, démographique, migratoire, écologique, des minorités et marginalités, extrémiste, énergétique, à condition d’être ambitieuse et solidaire.

A l’opposé d’une Europe-ghetto éclatée, âgée, figée et en voie de paupérisation, qui retournerait à ses peurs et à ses anciens démons, il y aurait une Europe des projets, capable de mobiliser les gens autour d’initiatives comme par exemple : • étendre à l’UE certains régimes nationaux d’assurances sociales • politique communautaire pour inciter à valoriser les logements vacants • lutte au niveau de l’UE contre la spéculation foncière et l’inflation immobilière • innovations fiscales, comme la « contribution volontaire de solidarité »

En fait, nous souhaitons que le Mouvement Européen soit porteur des valeurs d’une Europe forte et généreuse et que l’on puisse lire un jour sous son drapeau : « Si l’union fait la force, la solidarité fait le droit ».

L’Europe que nous pouvons : quelques actions concrètes

En plus des pistes précises déjà citées, et par ce que nous sommes convaincus des nécessités de l’union et de la solidarité, qui ont remplacé les moyens idéologiques et spoliateurs du passé, nous pouvons évoquer ce qui nous permettrait de faire un pas les uns vers les autres.

Deux options se présentent déjà sur des efforts ou des sacrifices à consentir : 1. miser sur les jeunes de tous les pays, pour inventer avec eux de nouvelles voies, 2. faire quelques pas ensemble à 3 ou 4 pays, en pensant ainsi entraîner les autres.

Dans la première voie (vers les jeunes et les enfants) : • aller dans les écoles et les collèges, porter témoignage de messages d’espoir, suggérer des pistes de rapprochements, écouter et donner envie de bouger et au moins de communiquer (se trouver des correspondants, …)

• promouvoir une action globale dédiée à l’enfance, au même niveau que les programmes européens dédiés à la jeunesse

• favoriser par tous moyens l’apprentissage de toutes langues étarngères

Dans la deuxième voie (au plan politique) : • militer dans les partis politiques pour constituer le « noyau dur » initial, qui accepterait d’aller vers l’harmonisation sociale et économique

• préparer, avec les syndicats, associations et partis politiques, le terrain des domaines (sociaux, économiques, écologiques, financiers, fiscaux, …) où l’harmonisation aura le plus de chance d’aboutir, sur la voie d’une future fédération.

Chacun d’entre nous est capable de trouver ses affinités entre ces deux voies.  »

 » Rétention d’enfants : Monsieur le Président, respectez votre engagement !  » Communiqué de presse d’EELV Bretagne

Notre site national eelv.fr

 » La brutalité et la barbarie à l’encontre des personnes migrantes ont encore passé un cap avec l’enfermement en centre de rétention de Rennes de la famille tchétchène Mejidov qui compte deux enfants de deux et quatre ans.

Rappelons que la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné la France pour ce type d’agissement et affirmé que ces actes constituent bien « un traitement inhumain et dégradant ». François Hollande avait promis de mettre fin à cette pratique en application de cette décision.

C’est donc un nouveau renoncement de la Présidence de la République. Aucune leçon n’a été retenue de l’ère Sarkozy et de la façon dont sa politique raciste a bénéficié à l’extrême droite. Il n’y a rien de glorieux à jouer la fermeté avec les plus faibles afin de redorer le blason d’une présidence et d’un gouvernement en difficulté.

Nous ne pouvons accepter que les droits les plus fondamentaux des êtres humains soient bafoués dans notre ville. A la suite des associations, nous exigeons du Ministre de l’intérieur et du Président de la République, le respect de leur engagement.  »

Gaëlle Rougier et Sylviane Rault, conseillères régionales EELV.

« Tchernobyl : au paradis du nucléaire français, Marisol Touraine et le gouvernement restent sur leur nuage radioactif  » par Michèle RIVASI eurodéputée ( EELV )

En séance à l’Assemblée nationale mardi, la ministre de la Santé Marisol Touraine a jugé non concluante une récente étude italienne qui fait état d’une forte augmentation des maladies de la thyroïde, dont des cancers, en Corse après le passage du nuage radioactif de Tchernobyl en 1986. Le lendemain, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) lui emboîtait le pas, jugeant que les données de base utilisées et les méthodes d’analyses paraissent approximatives et mal décrites.

Le déni continue donc 27 ans après la catastrophe de Tchernobyl, une position jugée irresponsable par l’eurodéputée Michèle RIVASI, fondatrice de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité), qui soutient depuis le début cette étude effectuée sur la base de 14.000 dossiers médicaux archivés et plus particulièrement sur 5.500 dossiers « complets » concernant des patients ayant consulté avant et après l’accident de la centrale nucléaire ukrainienne du 26 avril 1986.

« Ce qui m’étonne le plus, c’est la rapidité et l’aplomb avec lesquels l’IRSN rejette une telle étude, confiée pourtant à une équipe scientifique aussi crédible que compétente, suite à un appel d’offres européen. Les données utilisées sont suffisantes et crédibles. Le vrai problème est que l’IRSN a toujours refusé de reconnaître la dangerosité des faibles doses d’exposition à la radioactivité, s’entêtant – comme il vient de le répéter – à ne juger cette étude qu’en l’état actuel des connaissances sur les effets des expositions aux rayonnements ionisants.Reconnaître les dangers des faibles doses ce serait remettre en cause l’ensemble des normes de radioprotection et donc condamner définitivement le nucléaire pour raisons sanitaires. »

« Actuellement au Parlement européen, nous débattons de la future directive européenne sur la radioprotection, une occasion inédite de remettre en cause les normes actuelles pour les améliorer, ce à quoi je m’emploie. Je vous le dis franchement, d’un point de vue cynique nous conservons de telles normes pour éviter de payer trop cher en indemnisations en cas d’accident nucléaire. C’est le seul moyen d’éviter un krach économique complet suite à une catastrophe nucléaire majeure. Bref, une telle attitude démontre que l’on s’attend donc à avoir un accident, ce qui est inacceptable pour tout un chacun ».

« Cette analyse de l’IRSN contredit pourtant des études officielles de l’Institut national de veille sanitaire (INVS), qui ont démontré que l’incidence des cancers de la thyroïde en Corse est parmi les plus élevée de France…puisque la Corse a été la région la plus affectée par les retombées radioactives. CQFD ».

« Le syndrome de Tchernobyl semble toucher les gouvernements successifs, empêtrés dans une dépendance au nucléaire qu’ils n’ont su résoudre. Avec cette étude, la gauche avait enfin l’opportunité de reconnaître un des plus graves mensonges de la Vème République, je suis extrêmement déçue ».

« Depuis des années les victimes de Tchernobyl attendent une reconnaissance officielle des maladies qui les affectent. Je ne peux que m’indigner d’une telle irresponsabilité pour protéger les intérêts de l’industrie nucléaire: au final, le mensonge initial oblige à sa répétition pour ne pas mettre à mal la crédibilité de l’Etat en matière de responsabilité nucléaire. Le seul moyen de sortir d’un tel cercle vicieux est de sortir du nucléaire ».

Justine ARNAUD

Attachée parlementaire de Michèle RIVASI à Valence (Drôme) et pour Rhône Alpes 04 75 60 32 90 ou 06 37 15 76 56

« Nouvel assassinat politique en Tunisie : EELV horrifié et inquiet pour la démocratie » Communiqué de presse d’EELV ( Europe Ecologie les Verts )

Notre site national eelv.fr

 » Le dirigeant du Front populaire Mohamed Brahmi, député de la Constituante, vient d’être assassiné à Tunis.

EELV présente ses condoléances à ses proches et ses camarades.

EELV condamne fermement la violence politique qui s’exerce en Tunisie, affirme son attachement le plus profond à la démocratie et apporte son soutien total aux démocrates et militants tunisiens qui luttent chaque jour en ce sens et bravent les tentatives d’intimidation.  »

Elise LOWY, Jean-Philippe MAGNEN, Porte-parole

Contacts :

Jean-Philippe Magnen, porte-parole national 06 37 38 20 72 (@jp_magnen)
Elise Lowy, porte-parole nationale 06 23 93 15 44 (@eliselowy)
Virginie Lambert-Ferry, responsable de la communication : 06 59 21 21 86

Dès samedi, la Fondation Nicolas Hulot fait sa «Révolution écologique» sur les ondes de France Culture : à écouter !

Le Site de la Fondation Nicolas Hulot

 » Et si l’écologie était véritablement une révolution ? Un nouveau regard, radical, sur le monde et sur l’humain porteur de propositions de sortie de crise ? En collaboration avec la journaliste et productrice Dominique Rousset, la Fondation Nicolas Hulot (FNH) proposera tous les samedis, du 27 juillet au 31 août, une émission inédite intitulée « La Révolution écologique ». Au programme : six débats d’une heure (14h à 15h) pour mettre l’écologie au cœur des réflexions actuelles et proposer une nouvelle vision de la société.
Loin des sentiers battus de l’environnementalisme, des réflexions déterminantes pour « la qualité de la vie et la qualité de la civilisation ». (André Gorz).

Une heure pour proposer un nouveau regard sur l’écologie avec des experts de toutes les disciplines

Introduites par Nicolas Hulot, les six émissions estivales de cette première collaboration avec France Culture s’articuleront autour de discussions thématiques entre deux ou trois invités proches de la Fondation Nicolas Hulot. Objectif : montrer que l’écologie nous invite à revisiter notre manière de penser et d’agir dans l’ensemble des domaines. Experts, philosophes, économistes, biologistes, physiciens ou encore sociologues, décrypteront ensemble six rapports de l’écologie au contemporain : Ecologie et nature, écologie et science, écologie et démocratie, écologie et capitalisme, écologie et justice sociale, écologie et frontières.

Samedi 27 juillet : L’Homme est-il un loup pour la nature ? Invités : Philippe Descola, anthropologue au Collège de France, et Catherine Larrère, philosophe, Présidente de la Fondation pour l’écologie politique.

Samedi 3 août : La science a-t-elle fait de nous des Dieux ? Invités : Pierre-Henri Gouyon, écologue, président du Conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot, Floran Augagneur, philosophe, conseiller à la FNH, et Jean-Baptiste Fressoz, historien, membre du Conseil scientifique de la FNH.

Samedi 10 août : L’avenir ne nous rendra pas le passé Invités : Alain Grandjean, ingénieur et économiste, membre du Conseil stratégique de la FNH, et Jean Gadrey, économiste.

Samedi 17 août :Le juste n’attend pas que les autres soient justes (Alain) Invités : Cynthia Fleury, chercheur au Muséum d’histoire naturelle, membre du Conseil stratégique de la FNH, et Eloi Laurent, économiste à Sciences Po et à Stanford University.

Samedi 24 août : Les frontières tranchent des mondes mais ne les séparent pas Invités : Marie Duru-Bellat, sociologue, Sciences Po, membre du Conseil scientifique de la FNH, François Gemenne, politiste, Sciences Po, membre du Conseil scientifique de la FNH, et Hervé Kempf, écrivain et chroniqueur au Monde.

Samedi 31 août : Eloigner le spectre menaçant de la tyrannie Invités : Dominique Bourg, vice-président de FNH et Alain Renaut, philosophe à la Sorbonne.  »

Retrouvez le détail des émissions sur le site du Think tank de la Fondation  »

 » Visite officielle de Noël MAMÈRE en Russie : un soutien aux écologistes et opposants russes  » Communiqué de presse du député EELV ( Europe Ecologie Les Verts )

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Du 26 au 28 juillet 2013 Noël MAMÈRE sera en visite officielle en Russie. Invité par les écologistes russes, il interviendra au festival Ecotropa (http://ecotropafest.ru/english/) lors des premières journées d’été de l’écologie en Russie.

Il rencontrera également les opposants et militants russes pour les droits humains.

Accompagné par Alexis PROKOPIEV, président de l’association Russie-Libertés (russie-libertes.org ), Noël MAMÈRE apportera son soutien politique à celles et ceux qui luttent pour l’écologie et les droits humains en Russie.  »

Contacts presse :

Léa BALAGE, collaboratrice parlementaire de Noël MAMÈRE : +33 6 85 97 70 81

Alexis PROKOPIEV, président de Russie-Libertés : +33 6 13 49 53 84

 » Les plus riches ont pris le pouvoir à l’échelle mondiale  » par Emmanuel TODD … à lire ou relire cet été car toujours d’actualité hélas !!

« __ La crise de la zone euro n’a pas été fondamentalement créée par la nonchalance des débiteurs, mais par l’agressivité des prêteurs » Emmanuel TODD

Article à lire en entier dans Le Point__ :

« Annulons la dette du Vieux Monde ! »

« La crise de la zone euro n’a pas été fondamentalement créée par la nonchalance des débiteurs, mais par l’agressivité des prêteurs »

« La vérité de cette période n’est pas que l’État est impuissant, mais qu’il est au service de l’oligarchie »

Le Point : Les États sont-ils en guerre contre « les marchés » ?

Emmanuel Todd : Ne soyons pas dupes de ces concepts mystificateurs, Bruxelles, les marchés, les banques, les agences de notation américaines : ces faux nez camouflent la prise du pouvoir politique, à l’échelle mondiale, par les plus riches. Sous couvert de protéger l’argent des petits épargnants, les marchés, ce sont tout simplement les plus riches jouant avec les États. Les riches ne se battent pas contre les États, ils se battent pour les contrôler encore mieux (voir L’État prédateur, de James Galbraith). Il suffit d’observer les parcours de certains individus entre la haute administration, les firmes américaines, Bruxelles et, désormais, les gouvernements pour comprendre qu’ils y parviennent. Si une même caste contrôle les marchés et les États, l’opposition entre les uns et les autres n’a plus aucun sens.

Vous êtes bien léger avec l’argent des petits épargnants !

Je refuse de céder au chantage. Lorsqu’ils partaient à la conquête de villes, les Mongols utilisaient des otages comme boucliers humains. Le groupe des plus riches fait exactement la même chose : ses otages, ce sont les petits épargnants.

« La faute aux riches ! » : n’est-ce pas sommaire ?

Que cela vous plaise ou non, l’accumulation excessive d’argent dans les strates supérieures de la société est l’une des caractéristiques de la période. La baisse, ou la stagnation, des revenus des gens ordinaires est allée de pair avec la hausse des revenus des 1 % les plus riches et, à l’intérieur de ce petit groupe, des 0,01 % les plus riches.

Quant à l’État, il faut reconnaître son ambivalence et s’appuyer sur la partie raisonnable du marxisme pour comprendre ce qui se passe. L’État est à la fois l’incarnation de l’intérêt général et l’expression de la classe dominante. L’État social d’après-guerre, l’État gaulliste, et quoi qu’en ait dit le Parti communiste, agissait surtout au nom de l’intérêt général, il gérait une croissance pour tous. Aujourd’hui, l’État est prioritairement un État de classe. Le capitalisme financier contrôle à nouveau les États.

La situation serait-elle meilleure si les riches étaient moins riches ? Autrement dit, le problème est-il moral ou économique ?

Mon analyse n’a aucune visée morale. Depuis 1990, l’ouverture des échanges et la libéralisation des flux financiers ont effectivement provoqué un fantastique accroissement des inégalités. À ce sujet, je rends hommage à l’école Piketty, dont il semble que les travaux comparatifs à l’échelle mondiale aient été décisifs dans l’émergence actuelle de la thématique des 1 % aux États-Unis et au Royaume-Uni. Aussi opaque que puisse paraître le système, on peut approcher sa réalité en analysant la façon dont un groupe social contrôle une partie importante des ressources. Dans ces conditions, la question essentielle n’est pas celle des marchés en tant que tels, mais celle de l’oligarchie et de son rapport à l’État. Il faut donc identifier cette oligarchie et analyser sa structure, son mode de vie, sa composition.

S’agit-il d’un groupe hors sol, d’ »élites mondialisées », expression qui faisait bondir tout le monde il y a dix ans ?

Encore une fantasmagorie de l’époque ! On croit que le libre-échange globalisé a engendré une oligarchie transnationale. Parce qu’on fait abstraction des facteurs culturels, on ne voit pas qu’il existe plusieurs oligarchies dont les relations sont structurées par d’implacables rapports de forces. La spécificité de l’oligarchie française, c’est sa proximité avec la haute administration. Ses membres ont souvent étudié dans de grandes écoles – sans forcément être des héritiers -, parlent en général très mal l’anglais, sont incroyablement français dans leurs moeurs et n’en finissent pas de se faire rouler par les vrais patrons, l’oligarchie américaine. La soumission à Standard & Poor’s et Moody’s est une soumission à l’oligarchie américaine. Quant à l’oligarchie allemande, nouvelle venue dans le système de domination, elle s’habitue ces jours-ci à traiter les Français comme de simples vassaux. Le charme singulier de l’oligarchie chinoise est son étroite intrication avec le Parti communiste. La plupart des analystes passent à côté de cette hétérogénéité. La gauche nourrit l’illusion d’une égalité au sommet, alors que l’inégalité caractérise autant le haut que le bas de la structure sociale mondiale.

Si les États ne s’endettaient pas, ils ne s’appauvriraient pas et n’enrichiraient personne en remboursant leur dette.

Cette idée est complètement à côté de la plaque parce qu’elle méconnaît le mécanisme réel de l’endettement. On analyse la dette publique à partir du point de vue d’un emprunteur qui serait coupable d’avoir dépensé sans compter. Les peuples doivent payer parce qu’ils ont vécu à crédit. Or ce ne sont pas les emprunteurs qui sont, fondamentalement, à l’origine de la dette, mais les prêteurs, qui veulent placer leurs excédents financiers. Marx l’avait très bien vu dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, les riches adorent la dette publique ! Un État qui s’endette est un État qui, grâce au monopole de la contrainte légale, permet aux riches d’obtenir une sécurité maximale pour leur argent.

Donc, ce n’est pas la faute des gouvernements, puisqu’on les a poussés à emprunter ?

Sauf que ce sont leurs choix fiscaux qui les ont conduits à se mettre dans la main des plus riches. Dans Les dettes illégitimes, François Chesnais montre bien comment, en France, les ultrariches ont bénéficié d’une baisse de leurs impôts qui leur permet de prêter à l’État les ressources dont il s’est lui-même privé. Sans oublier l’auto-interdiction pour l’État de fabriquer de la monnaie, établie par la loi Pompidou dès 1973, mais rendue idéologiquement formidable par le mythe supplémentaire d’une Banque centrale européenne à Francfort, supposée être hors de portée de l’État français. Chaque année, les Français se voient ainsi ponctionner, à travers la TVA et les impôts directs, 250 milliards d’euros, dont près de 50 milliards d’intérêts, qui vont à des gens qui ont déjà trop d’argent. Les deux tiers sont d’ailleurs étrangers, parce que la fête est mondiale, les riches Français pouvant en contrepartie se gaver de la soumission des États et des peuples. Voilà ce que cache le discours alarmiste et moralisateur sur l’endettement abyssal, la faillite du pays et la nécessité de sauver le triple A. Derrière l’apparente logique libérale du système, l’État devient une machine à rançonner les populations au bénéfice des plus riches.

L’impôt est aussi le fondement de la démocratie. Quand ils rechignent à s’en acquitter, comme en Grèce, les citoyens sont-ils des victimes ?

Je ne peux que me répéter : on a poussé les Grecs à s’endetter afin de pouvoir mieux les étrangler. Regardez votre téléviseur : sans cesse des publicités nous incitent à emprunter. Les banques, pardon, les riches, aiment prêter. Et les usuriers aiment saisir les biens si l’on ne peut rembourser. Privatiser les biens de l’État grec, par exemple.

Ne seriez-vous pas un peu complotiste ? Même si « on » les a poussés, le dealer est-il le seul coupable de la dépendance du drogué ?

Le monde de l’oligarchie est un monde de pouvoir et de complots. En aidant l’État grec à trafiquer ses comptes, Goldman Sachs s’est comporté en usurier. Maintenant, ce qu’on appelle « aider » les Grecs, c’est les maintenir en état d’être rançonnés. La crise de la zone euro n’a pas été fondamentalement créée par la nonchalance des débiteurs, mais par l’agressivité des prêteurs.

Cette oligarchie, la définiriez-vous comme une classe sociale et, en ce cas, est-elle dotée d’une conscience de classe ?

L’oligarchie se comporte comme une classe sociale, mais en même temps on sent en elle de l’irrationalité et même un vent de folie collective. Du coup, je me demande s’il faut recourir à l’analyse marxiste de l’idéologie ou à la psychiatrie. Pourtant, un groupe social privilégié n’est pas nécessairement décadent et irresponsable. À la différence des nobles français du XVIIIe siècle, attachés à l’exemption fiscale, les classes supérieures anglaises acceptaient une pression fiscale élevée. Elles ont conquis le monde. L’oligarchie actuelle est à mille lieues de cet exemple. Il serait préférable, si ce terme ne renvoyait aux slogans antisémites, de parler de ploutocratie. Gardons en tout cas à l’esprit que l’oligarchie, pouvoir d’un petit nombre, diffère de l’aristocratie, qui est celui des meilleurs.

Ces oligarques ont plus à perdre que les autres catégories. L’irrationalité explique-t-elle tout ?

La conduite des acteurs hésite entre rationnel et irrationnel. Le point de départ de la crise de 2008, c’est l’accaparement par la Chine et d’autres, grâce à leurs bas salaires, d’une part croissante de la production mondiale, qui entraîne, dans les pays riches, une compression des revenus, donc une insuffisance de la demande. Le résultat, c’est que les salaires évoluent à la baisse, alors que le volume de la production mondiale augmente. C’est dans ce contexte que les États-Unis, puissance monétairement dominante, découvrent le mécanisme fou du crédit hypothécaire. Les ménages américains ne s’endettent pas seulement pour acheter une plus grande maison, mais pour continuer à consommer des produits chinois. Et à la veille de la crise de 2008, le déficit commercial américain s’élève à 800 milliards de dollars. Le système est étonnant : les États-Unis, forts de leur statut impérial, font de ce déficit un régulateur keynésien à l’échelle mondiale. Ainsi, l’endettement est appelé à compenser l’insuffisance de la demande. Bien entendu, le mécanisme du crédit finit par imploser et les revenus comme les importations par s’effondrer. Dans ce contexte, les plans de relance concoctés par le G7, le G8 et le G20 sont une réaction rationnelle. On célèbre le triomphe de Keynes et le retour de l’État.

Voilà qui n’aurait pas dû vous déplaire !

Le problème, c’est qu’il s’agit d’un keynésianisme des riches. La relance n’est pas financée par la création monétaire – la planche à billets -, qui ne coûterait rien à l’État, mais par l’endettement, qui permet de sécuriser l’argent des nantis sans apporter la moindre réponse de fond à l’insuffisance de la demande. Ce pseudo-keynésianisme encourage la croissance chinoise, booste le CAC 40 et accélère les délocalisations en Europe. À l’arrivée, le fameux « retour de l’État » n’est rien d’autre que l’instauration d’un socialisme des riches. L’État doit sauver les riches, nom de code : « les banques », parce que les banques, qui contrôlent aussi les moyens de paiement des citoyens, comme l’a très bien dit Frédéric Lordon, ont pris l’État en otage pour le compte de leurs riches actionnaires. Si on avait opté pour leur nationalisation, on aurait pu garantir les économies des gens ordinaires, indemniser les petits actionnaires et sanctionner les coupables. La vérité de cette période n’est pas que l’État est impuissant, mais qu’il est au service de l’oligarchie.

Si la relance profite aux riches – les prêteurs -, l’austérité bénéficiera-t-elle aux pauvres ?

Ce qui est certain, c’est que le discours antirigueur, incarné par exemple par Martine Aubry, est complètement archaïque. Les gouvernements ont fini par comprendre que les politiques de relance ne relançaient que l’économie de la Chine et des pays émergents. Mais ils refusent toujours la moindre mesure de protectionnisme national, sectoriel ou européen. Dans ces conditions, la rigueur peut apparaître comme un refus passif de contribuer à la croissance de la Chine, une troisième voie que je qualifierai de « protectionnisme des imbéciles ». Voilà la triste vérité, nous sommes gouvernés par des imbéciles. Les gens qui sont aux commandes doivent être tenus pour responsables de leurs actes. Cela dit, je ne suis pas mélenchoniste : je crois qu’il faut des élites pour gouverner. Il ne s’agit pas de les pendre, mais de les ramener à la raison. Baroin et Pécresse, l’incompétence au sommet, sont sans doute sincèrement convaincus que le retour à l’équilibre budgétaire donne la solution de tous nos problèmes. Toutefois, il n’est pas exclu que les gouvernements aient inconsciemment fait un autre choix : si la relance est impossible et le protectionnisme impensable, la réduction des dépenses budgétaires dans les pays déficitaires est le seul moyen de mettre à genoux les pays exportateurs excédentaires, en gros l’Allemagne et la Chine, pour les obliger à entrer dans un processus de négociation.

La fascination française pour le modèle allemand va de pair avec la montée de la germanophobie.

De même que l’antisémitisme et le philosémitisme constituent deux versions d’un excès d’intérêt, pathologique, pour la question juive, la germanophobie et la germanolâtrie sont deux façons de prendre l’Allemagne trop au sérieux, ce qui contribue à aggraver le problème. Au début de son quinquennat, Nicolas Sarkozy avait une position assez antiallemande et faisait preuve d’une certaine souplesse doctrinale en économie. Le maintien de François Fillon à Matignon et la nomination d’Alain Juppé au Quai d’Orsay ont consacré le retour de la droite orthodoxe et de ses vieilles lunes économiques et moralisatrices. C’est alors que le gouvernement et une bonne partie des élites françaises ont adopté un discours germanolâtre, dangereux pour les Allemands eux-mêmes. Privés d’un partenaire sympathique mais critique, ils se sont enfermés dans l’admiration de leur propre modèle. L’urgence aujourd’hui n’est pas de les flatter, mais de les arrêter.

Vous n’allez pas entonner l’air de la bête immonde ? Cela fait cinquante ans que la puissance allemande va de pair avec une démocratie solide.

Je ne qualifierai pas forcément de démocratique un pays qui pratique l’union nationale plus volontiers que l’alternance et où, grâce à une prédisposition anthropologique à la discipline, les sociaux-démocrates ont pu mener une politique de compression acceptée des salaires. L’Allemagne a mené une stratégie parfaitement égoïste d’adaptation au libre-échange, en délocalisant hors de la zone euro une partie de la fabrication de ses composants industriels, en pratiquant contre la France, l’Italie et l’Espagne la désinflation compétitive, puis en utilisant la zone euro comme un marché captif où elle a pu dégager ses excédents commerciaux. Cette stratégie commerciale est la poursuite d’une tradition autoritaire et inégalitaire par d’autres moyens.

Vous jouez à nous faire peur ?

Je ne joue pas, mais vous devriez avoir peur. Les pays passés sous le contrôle des technocrates ou menacés sont la Grèce, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, pays de démocratie récente. D’ailleurs, c’est pour les sécuriser dans un espace démocratique qu’on les a intégrés à l’Europe et à la zone euro. Or, aujourd’hui, loin de stabiliser ces démocraties fragiles, les mécanismes bureaucratico-monétaires les renvoient en accéléré aux pires moments de leur instabilité passée. Oui, l’heure est grave. Le risque de voir resurgir l’Italie du fascisme, la Grèce des colonels, l’Espagne de Franco, le Portugal de Salazar est bien réel. Vous voulez que je vous fasse peur ? En démographe, je vois réapparaître l’opposition des années 1930 entre l’Europe nord-occidentale des démocraties libérales, où la fécondité tend vers 1,9 ou 2 enfants par femme, et l’Europe autoritaire, fasciste ou communiste continentale, où la fécondité est ultrabasse, avec 1,3 à 1,5 enfant. Mais que faire si les Allemands sont réfractaires à toute négociation sur la capacité d’intervention de la BCE ? Devrons-nous mourir pour l’euro ? N’exagérons pas ! S’il est angoissant de voir l’Allemagne mettre à genoux ses partenaires tout en s’enivrant de l’admiration que lui vouent les droites européennes, il ne s’agit pas de tomber dans la psychose. Souvenez-vous que les Allemands ne voulaient pas entendre parler de l’euro et qu’ils n’ont cessé, après sa création, de menacer de sortir de la zone euro. Aujourd’hui, le gouvernement et le patronat ont compris que la fin de l’euro mettrait l’Allemagne au tapis, puisqu’elle seule serait dans l’impossibilité de dévaluer. En réalité, les Allemands sont plus souples qu’on ne l’imagine. Mais ils ne comprennent que la négociation franche et brutale.

Au fait, pourquoi tenez-vous tant à l’euro ?

Je ne tiens pas particulièrement à l’euro. Je dis qu’en régime de libre-échange l’euro est condamné. Je ne prédis pas l’avenir ici, je décris le présent. De toute façon, l’enjeu immédiat n’est pas l’euro, mais la crise de la dette. Soyons clair : les dettes souveraines ne seront jamais remboursées. Même les emprunts allemands commencent à être suspects. Nous avons deux possibilités : la planche à billets et le défaut sur la dette, qui serait selon moi préférable, ayant la netteté d’une opération chirurgicale. Le défaut sur la dette marquera le début de la reconquête de l’État par l’idéal démocratique, un État aujourd’hui pillé et rançonné par l’oligarchie financière.

Oui, mais, pour les « otages », petits épargnants français, retraités américains, ce défaut négocié ressemblerait fort à une spoliation assumée.

Mais ce sont les prêteurs qui nous spolient ! Pourquoi laisserait-on les prédateurs engloutir ce qui reste du patrimoine national ? Quant aux otages, les petits épargnants, en France, c’est pour les protéger que la nationalisation des banques est indispensable. Et cessons de pleurnicher sur le petit retraité américain, l’Amérique vit à crédit sur le dos du monde depuis des années. Et ce ne sont pas de petits retraités qui détiennent les deux tiers de la dette publique française. De plus, un défaut sur la dette de la France entraînerait des défauts en cascade des autres nations. Dans cette redistribution générale, les défauts s’annuleraient pour l’essentiel les uns les autres. Quelques nations seraient perdantes. À l’arrivée, je vous garantis que les plus coupables – nations ou individus – seront le plus sévèrement punis.

On peut comprendre que nos dirigeants aient la trouille, non ?

Plus le naufrage idéologique et intellectuel de la société est évident, plus les gens d’en haut s’enivrent de leur discours de domination, plus ils exigent la mise en vente des biens publics et la baisse des salaires. Et le pouvoir se réfugie dans une sorte de déni munichois : non contents d’avoir mis en place un système stupide, des gens supposés être modérés et compétents nous laissent en état d’impréparation pour gérer son effondrement. Ne nous laissons pas intimider, une société développée, dotée d’un haut niveau éducatif et technologique, est parfaitement capable de s’adapter après un effondrement systémique de cet ordre. Nous traverserons une année très difficile, mais très vite la libération des énergies et des ressources permettra un nouvel avenir. La délégitimation d’élites médiocres et corrompues sera une nouvelle jeunesse pour notre pays, un coup de balai moins douloureux que celui de 1940, un coup de balai sans la Wehrmacht !  »

Propos recueillis par Elisabeth Lévy

Parution dans Le Point en décembre 2011.

« Ce sont les préjugés qu’il faut expulser ! Pas les Roms  » Cercle de silence exceptionnel mardi 23 juillet 2013 de 18h30 à 19h place Masséna à Nice

 » Ce sont les préjugés qu’il faut expulser ! Pas les Roms.

Ce sont les incitations à la haine qu’il faut «mater» ! Pas les Roms.

Face au déluge haineux contre les Roms qui nous rappelle de bien sombres années, face aux préjugés et amalgames entretenus par certains « responsables » politiques utilisant l’ignorance et la peur, 

nous, membres du collectif « Réseau Education Sans Frontières » (RESF) nous faisons un devoir d’informer nos concitoyens :

Tous les enfants ont la même valeur et nous défendons leur droit à une scolarisation régulière (Convention Internationale des Droits de l’Enfant).
Au nom des Droits Humains proclamés par la France, nous réclamons pour tous et toutes l’accès à l’hébergement, la santé, l’éducation et la culture ainsi qu’à une protection des pouvoirs publics identique à celles des autres habitants de notre pays.

Les problèmes ne seront pas réglés par des barbelés, des cadenas et de la haine mais par l’accueil, le respect et l’éducation.

Nous le proclamerons avec de la musique, des témoignages, des informations,
Au cours d’un cercle de silence exceptionnel
Le mardi 23 juillet 2013,
de 18h30 à 19h, place Masséna à Nice.

Nous vous invitons à nous rejoindre et serions heureux que vous participiez à cette salutaire tâche d’information.  »

Contact pour cette action : Teresa Maffeis 06 03 51 28 32

« Métropoles : Qui a peur du suffrage direct ? » Communiqué de presse des conseillers régionaux PACA EELV/Poc

 » Nous nous félicitons de l’adoption, hier à l’Assemblée nationale, du principe d’un suffrage universel direct dans les métropoles en 2020.

Nous avons toujours soutenu, sous deux conditions, la création de la métropole Aix-Marseille Provence, qui supprimera les 6 intercommunalités existantes et permettra de développer des projets au service des citoyens (emploi, transports, logement…) :

· Le renforcement parallèle des compétences des régions, pour garantir l’égalité des territoires ;

· Et une élection au suffrage direct des conseillers métropolitains, que nous aurions souhaitée dès la création de la métropole.

L’élection au suffrage direct n’est pas un danger pour les communes et pour les maires, comme on l’entend trop souvent. Il s’agit d’une dynamique complémentaire et d’un impératif démocratique : ce suffrage, qui permettra aux citoyens de connaître et de désigner leurs élus, favorisera l’émergence de véritables projets de territoire qui transcendent les intérêts particuliers.

Nous sommes très surpris que l’UMP et le Front de Gauche aient voté à l’unisson contre le suffrage universel direct. Cette question métropolitaine va-t-elle fracturer la gauche locale, entre des courants conservateurs accrochés à un existant à bout de souffle, et des courants réformateurs, attachés à réduire les inégalités sur notre territoire et à vivifier la démocratie ?

Rappelons qu’au Sénat, les sénateurs EELV avaient déjà fait adopter, en 1ère lecture en juin dernier, un amendement portant la création d’un Conseil de développement unique sur la métropole Aix-Marseille Provence, autre avancée démocratique majeure, passée trop inaperçue.

La démocratie, c’est l’affaire de toutes et tous. « 

Pour le groupe des conseillers régionaux EELV/Poc :

Contacts :

Sophie CAMARD (tél : 06 86 70 92 27) et Christian DESPLATS (tél : 06 10 02 69 64)

Co-présidents du groupe EELV-Poc

 » En Louisiane, la mystérieuse maladie de la marée noire  » à lire dans « Le Monde » : on a créé artificiellement une pathologie lourde … bravo !!

A lire en entier dans Le Monde

 » Le cabinet médical du docteur Robichaux est une petite bâtisse plate et sans charme postée au bord de la route. Derrière s’écoule paresseusement un bayou. C’est ici, à Raceland, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de La Nouvelle-Orléans, que Michael Robichaux commence, à l’été 2010, à recevoir des patients présentant des symptômes qu’il assure n’avoir « jamais vus en quarante ans de médecine ».

Migraines, spasmes, éruptions cutanées, troubles respiratoires ou digestifs, douleurs diffuses et, surtout, confusion, perte de la mémoire de court terme et fatigue chronique. Et des atteintes liées au sexe : perturbation du cycle menstruel chez les femmes, impuissance chez les hommes. Pour le médecin, ancien sénateur de l’Etat de Louisiane, ces troubles seraient liés à l’épandage massif de Corexit – le solvant utilisé à grande échelle pour « nettoyer » la marée noire de BP dans le golfe du Mexique.

Trois ans après l’enrayement de la fuite du puits de Macondo, le 16 juillet 2010, le médecin dit avoir été consulté par « plus d’une centaine de patients » présentant ce tableau clinique, comparable, selon lui, au syndrome dont sont encore victimes plusieurs dizaines de milliers de vétérans de la première guerre (1990-1991) du Golfe, persique celui-là.

Désormais épaulé par deux ONG – le Government Accountability Project (GAP), basé à Washington, et le Louisiana Environmental Action Network (LEAN) –, Michael Robichaux suspecte un problème de santé publique silencieux le long des côtes du golfe du Mexique.

« PROBLÈMES DE MÉMOIRE »

« A l’été 2010, lorsque le nettoyage a débuté, nous avons commencé à lire dans la presse que des personnels recrutés par BP pour participer aux opérations tombaient malades, certains étant hospitalisés », raconte le médecin. Une association écologiste locale présente au médecin une quinzaine de patients, des pêcheurs enrôlés dans le nettoyage de la marée noire ou de simples riverains des côtes, lui demandant de pratiquer des prélèvements sanguins.

« Tous avaient des taux élevés de composés organiques volatils, dit-il. Tous présentaient des symptômes proches, en particulier des pertes de mémoire à court terme et une fatigue chronique. »

Le praticien dit avoir vu quelque 119 malades. Pour combien, au total, dans l’ensemble de la région ? « Je l’ignore, mais plusieurs milliers est plausible », répond-il. Une évaluation d’autant plus délicate que « l’état de certains s’est amélioré, tandis que d’autres demeurent affectés, surtout par les problèmes de mémoire et de fatigue chronique ».

L’exposition au Corexit est, selon le médecin, la principale cause de ces troubles : « Dans le golfe, nous avons l’habitude des fuites de pétrole, mais celui qui s’est écoulé en 2010 ] est peu toxique et jamais, avant l’utilisation du Corexit, de tels troubles n’avaient été relevés. »

…  »

Un excellent article dans « Le Monde » sur notre pauvre Plaine du Var assassinée par l’éco-béton-vallée d’ESTROSI :  » « L’Eco-vallée » de Nice n’a-t-elle d’écologique que le nom ? « 

Un projet inutile,  ruineux et mal oréparé que je condamne depuis le départ !

A lire en entier dans LE MONDE

 » Jérôme Petruccoli, 80 ans passés, est un des grands propriétaires terriens de Nice. Dans la plaine du Var, qui s’étire derrière la ville, sa maison fait désormais face au monumental chantier du stade Allianz-Riviera. Un projet parmi d’autres de l’Opération d’intérêt national (OIN) qui vise à réaménager cette vallée évasée, transformée au fil des décennies et des plans d’urbanisation en un patchwork de garages, déchetteries, centres commerciaux, usines, villas, friches, exploitations agricoles…

« On dirait une miniature », dit M. Petruccoli en jettant un œil sur sa demeure plantée au milieu de ses serres, à quelques mètres de la structure métallique du futur stade. Avec le magasin Ikea de 40 000 m2 qui sera construit juste à côté, l’homme doit se exproprier au total de 1 400 m2 de terrain. Mais ce qui l’exaspère le plus, c’est la gestion du dossier par les élus locaux.

« Un mois après son élection, Estrosi est venu me voir au terrain de boules, se souvient-il. Il m’a dit : ‘Monsieur Petruccoli, on donnera le même prix à tout le monde pour le foncier.’ Mais il y a ceux qui ont négocié, et ceux à qui, comme moi, on propose 100 euros du m2, au prix de la terre agricole. Et si encore ils conservaient vraiment la vocation agricole de ces terres… Mais il les achètent, les laissent en friche quelque temps, et puis ils construisent », explique-t-il de sa voix tranquille.

UN PROJET HÉTÉROCLITE, ATTAQUÉ SUR TOUS LES FRONTS

Jérôme Petruccoli n’est pas le seul concerné par ces expropriations prévues dans le cadre de l’OIN de la plaine du Var – cette opération validée en 2007 par Christian Estrosi, alors ministre UMP de l’aménagement du territoire, aujourd’hui vice-président de l’Etablissement public d’aménagement (EPA) qui la pilote, maire de Nice et président de la métropole niçoise. Le tracé de la route de quatre voies, qui doit desservir le stade, empiète, à lui-seul, sur 115 propriétés. Dont celle de Jeanne Venturino, 85 ans, qu’elle partage avec un couple d’octogénaires et une famille avec deux enfants.

L’été dernier, des militants de mouvements citoyens niçois ont remis en culture son jardin, et vendu leur récolte au voisinage pour se mobiliser contre la démollition de sa maison. Mais cette expérience de potager collectif n’aura pas duré plus d’une saison : « La vieille dame n’a pas supporté l’agitation et les pressions », explique Lætitia Barriera, paysanne membre de l’association Terra Segurana. Tout comme elle « ne pourra supporter un changement de domicile », note son avocat, Me Spatafora.

Le stade, le magasin Ikéa, la voie de 40 mètres ne sont que quelques-uns des projets de construction lancés dans le cadre de cette vaste opération baptisée « Eco-vallée », qui prévoit de bâtir aussi, tout au long du lit du Var, plusieurs quartiers d’habitation, une plateforme logistique agro-alimentaire, un centre d’affaires avec nœud de transport et parc des expositions, un technopôle… L’OIN couvre au total 10 000 hectares de la vallée niçoise, dont 450 hectares doivent être urbanisés, avec pour objectif la création de 50 000 emplois et de 4 400 logements.

S’efforçant de donner une cohérence à cet ensemble hétéroclite, l’EPA explique dans son « projet de territoire » :

« Il s’agit en vérité d’inventer une mixité complexe donnant un sens à la cohabitation d’activités de nature très différentes (industrie, agriculture, tertiaire, tourisme, commerce…) avec des logements, des équipements publics autour de trois éléments fondamentaux qui doivent servir de lignes conductrices : le fleuve, le grand paysage et la richesse écologique. » Ou encore : « de forger un modèle original ni tout à fait ville, ni tout à fait campagne ».

LA MULTIPLICATION DU PRÉFIXE « ÉCO »

Tentaculaire, l’opération « Eco-vallée » est aussi attaquée sur tous les fronts, par des citoyens et militants locaux aux profils variés. Il y a par exemple Gilles Zamolo, représentant des supporters de la Brigade Sud Nice, qui déroule un argumentaire pointilleux contre un stade de football à « vocation commerciale » (une galerie marchande doit s’y implanter), qui doit ouvrir ses portes avant même que ne soient achevées les routes qui le desservent.

Il y a Emmanuelle Gaziello, conseillère municipale Front de gauche, qui s’insurge contre la stratégie économique de M. Estrosi, qui « veut faire de Nice un grand centre de tourisme d’affaires » en attirant les sièges sociaux des grands groupes, sans valoriser l’économie locale.

Il y a aussi Nadège Bonfils, coordinatrice (EELV) du collectif OIN-Plaine du Var : pour un débat citoyen, qui s’inquiète des constructions sur d’anciennes zones inondables déclassées, dans le lit majeur du Var – ce fleuve dont les crues sont restées gravées dans la mémoire collective niçoise.

Il y a encore, sur toutes les lèvres, l’accusation persistante du manque de débat réel et de l’opacité qui entoure les projets de l’OIN, en dépit de la démarche de concertation publique affirmée par l’EPA.

Lire l’éclairage sur « les limites décriées des enquêtes publiques »

Mais parmi toutes ces critiques, il y en a une qui entre franchement en collision avec le cœur de la communication de l’EPA, que révèle la multiplication du préfixe « éco » (pour écologique) au fil de ses dossiers de presse – « éco-vallée », « éco-quartier », « éco-stade », « éco-exemplarité »… « Charte d’adhésion au cadre de référence pour la qualité environnementale de l’aménagement et de la construction » et « guide de préservation de la biodiversité » à l’appui, l’établissement public qualifie son projet de « première opération d’intérêt national entièrement dédiée au développement durable ».

Même la grande surface Ikea participe à cette ambition, explique Christian Estrosi :

TERRES FERTILES BÉTONNÉES, FAUNE ET FLORE MENACÉES

Face à cette posture vigoureusement verte, Lætitia Barriera tranche : « Ça ne peut pas être écologique de bétonner des terres agricoles parmi les plus fertiles d’Europe. » La jeune agricultrice a lancé un projet de jardins partagés pour tenter de préserver la « vocation nourricière » de la plaine du Var. Dans cette optique, elle a calculé que « sur les 23 hectares du grand stade, nous aurions pu créer 4 000 parcelles de jardinage de 50 m2, nourrir 4 000 personnes à l’année minimum » et, en cultivant des choux, aubergines, tomates et autres fruits et légumes en agriculture biologique, gagner plus de 1,5 million d’euros par an. Tout en donnant du travail à des jeunes en difficulté ou des jardiniers du coin, en protégeant l’environnement, ou encore en « valorisant un patrimoine éco-touristique », argumente-t-elle.

Outre l’artificialisation des terres, la pollution atmosphérique, la détérioration de la nappe phréatique et la destruction de la biodiversité sont aussi au menu d’un copieux dossier constitué par le Collectif associatif pour des réalisations écologiques (Capre 06), qui a saisi la Commission européenne, à la mi-mai, pour « non-respect de la législation européenne » dans le périmètre de l’OIN. Une zone couverte notamment par deux espaces de protection Natura 2000 : la vaste zone humide de la basse vallée du Var (qui sert de refuge et d’aire de nidification à de nombreux oiseaux d’eau et oiseaux migrateurs) et les vallons obscurs.

MANQUE D’INFORMATION ET DE VISION D’ENSEMBLE

…  »

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Le site : RES

 » Le comité de 7 « hautes personnalités du monde de la santé et de la recherche », nommé par la Ministre de la Santé pour définir un « Projet global pour la Stratégie Nationale de Santé », vient de rendre son rapport. En février 2013, le premier ministre avait fixé l’enjeu en affirmant : « la politique sanitaire ne se résume pas à l’offre de soins… L’état de santé d’une population dépend aussi de la prévention des maladies et de l’éducation à la santé. Or la France ne consacre que 2 % de ses dépenses de santé à la prévention »1.

Le texte, bien qu’intitulé « pour un projet global », n’a pas répondu à cette commande. On cherche en vain dans le constat une indication sur la situation sanitaire de la France. Aucune référence n’est faite à l’épidémie de maladies chroniques si ce n’est au travers de la prise en charge par un parcours de soins coordonné. Le texte débouche sur 19 recommandations et 8 chantiers prioritaires, tous ciblés sur l‘organisation du système de soins. Même le volet recherche ne comprend aucun paragraphe sur les causes des maladies.

Les rédacteurs vivent-ils en vase clos ? N’ont-ils jamais entendu parler de la déclaration de New York voté à l’unanimité par l’Assemblée Générale de l’ONU en septembre 2011 qui affirmait « que le fardeau et la menace que les maladies non transmissibles représentent à l’échelle mondiale constituent l’un des principaux défis pour le développement au XXIe siècle »2 ? Ont-ils suivi l’actualité autour de l’interdiction du bisphénol A et de la Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens (SNPE) ? Connaissent-ils seulement la déclaration de Paris de Mai 2012 issu du colloque international « Programmation Prénatale et Toxicité » affirmant l’état de la science aujourd’hui :

« Beaucoup des grandes maladies – et des atteintes fonctionnelles – dont la prévalence a augmenté substantiellement au cours des 40 dernières années apparaissent être liées pour partie à des facteurs de développement consécutifs à des déséquilibres nutritionnels ou des expositions environnementales aux substances chimiques : obésité, diabète, hypertension, maladies cardio-vasculaires, asthme et allergies, maladies immunes et auto-immunes, maladies neuro-développementales et neuro-dégénératives, puberté précoce et infertilité, certains types de cancer, ostéoporose, dépression, schizophrénie et sarcopénie »3.

« Il est temps, il est urgent d’agir » avait affirmé le premier ministre en précisant que cette Stratégie Nationale de Santé servirait à préparer la loi de santé publique soumise au Parlement en 2014. Le texte remis à la Ministre de la Santé repose sur une vision dépassée des enjeux de santé. Il ne peut fournir le matériau nécessaire à l’élaboration d’une telle loi.

Il est encore temps de revoir la copie et d’organiser une véritable consultation sur la crise sanitaire et sur les moyens d’y faire face, en agissant sur ses causes et en organisant le soin en conséquence. Cette crise sanitaire fait imploser notre système de santé. Il est temps d’avoir une réflexion globale pour engager la 2ème révolution de santé publique.

1. http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/interventions/02.08_discours_de_jean-marc_ayrault_premier_ministre_-_strategie_nationale_de_sante.pdf
2. http://www.who.int/nmh/events/un_ncd_summit2011/fr/index.html
3. http://www.ehjournal.net/content/pdf/1476-069X-11-42.pdf

RÉSEAU ENVIRONNEMENT SANTE
148 rue faubourg Saint-Denis 75010 Paris
http://www.reseau-environnement-sante.fr

L’Union Européenne et les  » Colonies israéliennes en Cisjordanie  » Communiqué de presse de Nicole KIIL-NIELSEN eurodéputée ( EELV )

Colonies israéliennes en Cisjordanie

 » L’UE adopte une première feuille de route excluant les territoires palestiniens occupés de tout accord de coopération à partir de 2014

L’Union européenne vient de publier une nouvelle feuille de route concernant l’éligibilité des organismes israéliens pour les financements européens à partir de 2014.

Selon ce document, tout organisme israélien basé au-delà de la Ligne Verte sera inéligible pour les programmes de coopération avec l’UE à partir de 2014. Les futurs accords UE-Israël contiendront également une clause spécifique qui exclura les territoires palestiniens occupés.

Nicole Kiil-Nielsen, membre de la Commission Affaires étrangères et de la délégation UE-Palestine au parlement européen, se félicite de cette nouvelle décision européenne : « C’est une première traduction dans les actes de la position défendue par l’UE depuis longtemps : les colonies israéliennes en Cisjordanie sont illégales ».

« Nos dirigeants ne pouvaient plus faire la sourde oreille à l’appel répété de la société civile européenne d’agir face à la colonisation galopante de la Cisjordanie. Nous devons faire la différence entre l’État d’Israël et les territoires palestiniens occupés dans tous nos accords avec Israël pour être en conformité avec le droit international », a-t-elle ajouté avant de citer l’exemple de la compagnie israélienne Ahava qui a participé dans le passé aux programmes de recherche européens.

Pour l’eurodéputée, le travail est loin d’être achevé :  » Il faut continuer à modifier et à rendre cohérente la législation européenne avec le droit international et les valeurs fondamentales inscrites dans les traités. Nous attendons toujours la publication d’une autre feuille de route européenne, celle concernant l’étiquetage des produits des colonies.  »