COMITE DE QUARTIER SAINT ROCH VAUBAN : Compte-rendu de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 12 juin 2013

 » Mme ALZIARI-NEGRE, Adjointe au Territoire, était excusée.

En présence de :

M. BICHARD, Directeur Technique du Territoire

M. ROSSO, son Adjoint

M.Christian RAZEAU ( MoDem )

Dr. André MINETTO ( Délégué EELV Nice Est )

1° AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
Le PLU ayant classé en zone urbaine dense un quartier déjà très densément peuplé ( avec d’ailleurs une des densités les plus élevées de France…), le Comité s’alarme justement du devenir du quartier Saint Roch au nom d’un équilibre social et écologique indispensables et face au manque d’infrastructures.
Le Parc Auvare (5000 m2) sert désormais de compensation au projet immobilier abandonné sur Costanzo. Notre comité a interjeté 11 recours gracieux contre le premier permis, puis est allé en contentieux afin de valider devant le tribunal administratif le protocole établi avec le promoteur, ceci afin de sauver les plus beaux arbres, tous promis à l’abattage dans un premier temps. Nous avons obtenu qu’un deuxième permis épargne les eucalyptus bicentenaires, le cèdre, l’avocatier… Les eucalyptus situés à l’ouest n’ont pu être sauvés, du fait de l’ampleur du projet immobilier, ne pouvant pas être replantés. Nous ne pouvons dévoiler les termes de ce protocole, sous peine de le rendre caduc, mais nous tenons à souligner que nous sommes allés jusqu’au bout de ce qui était possible, dans un contexte difficile et dans l’urgence (en l’absence d’annonce officielle par la Ville de Nice de la vente d’Auvare au promoteur, hormis un article dans Nice-Matin).
Le quartier Saint Roch et le quartier Barla Riquier perdent un terrain conséquent qui aurait dû être le pendant du Stade Vauban et ce alors que la population, lors des enquêtes publiques avait réclamé plus d’espaces verts et des micro-sites sportifs. Il n’y a pas un seul terrain de football sur ce quartier : résultat, les jeunes jouent devant l’église et ont déjà cassé deux vitraux…

Quelles compensations à la perte d’Auvare pour la population? Nous adressons un courrier en ce sens à Mr le Maire où nous demandons également révision du PLU pour :

– les tennis Vauban qu’une route doit traverser en supprimant 3 terrains. Nous y sommes fermement opposés

– la rue de Roquebilière : prévue à 4 voies (une véritable autoroute urbaine…) alors que c’est déjà l’enfer pour les riverains. La solution à l’engorgement de la circulation, c’est le développement des transports en commun dans lequel la Ville de Nice s’est engagée. Il faut poursuivre dans cette logique. Soulignons d’ailleurs que la Halle Spada a été classée comme patrimoine industriel et ne pourra donc pas être alignée comme prévu. Mr Bichard a rassuré l’assistance quant aux bennes qui ne seront pas stockées sur zone. La Halle devrait être le siège de l’administration du nettoiement, mais ce bâtiment ample pourrait fort bien continuer à accueillir les ateliers pour enfants et adultes en y ajoutant une orientation artistique (musée du Carnaval, studios de cinéma…). Pourquoi ne pas mettre en concours la décoration de la façade?

– la rue Séméria : faut-il là aussi transformer en autoroute urbaine cet axe bordé d’immeubles avec familles et jeunes enfants, en mordant sur le talus SNCF et en détruisant les tilleuls sous lesquels les habitants prennent un peu de repos le soir? Nous disons non à cette logique qui sacrifie tout à la voiture (alors que le pétrole sera en voie d’épuisement d’ici 20 ans). Il y a d’autres solutions qui exigent des efforts pour préserver une ville habitable! Il a d’ailleurs été question de relevé de pollution sur :
– la rue Séméria
– la rue de Roquebilière
– la route de Turin
où l’air est difficilement respirable par moments…

– la parcelle Daumas-Vauban : promise à l’alignement par la Ville de Nice qui l’a rachetée 370 000 euros dans le but de faire un rond-point au carrefour… Le Comité, fort d’une pétition qui a recueilli près de 500 signatures demande que cet authentique morceau de campagne en ville soit conservé en l’état afin d’être transformée en jardin pédagogique pour les écoles et collège. Nous avons adressé un courrier à Mr le Maire(sans réponse à ce jour)cosigné par tous les chefs d’établissement, les parents d’élèves et des habitants du quartier, soulignant notamment que la diminution de la circulation NORD-SUD consécutive à la piétonisation de la place Saint-Roch rendait obsolète ce rond-point. Une personne s’est alarmée de la dangerosité de la parcelle : la parcelle Daumas-Vauban n’est pas dangereuse, ce sont les automobilistes qui le sont. Cette parcelle ne fait que du bien : elle offre son raisin ses avocats, son ombre, son oxygène… Elle pacifie ce lieu et l’humanise. Je crois que l’être humain a tendance à projeter ce qu’il doit s’imputer à lui-même. L’arbre : voilà l’ennemi (alors que c’est le premier producteur d’oxygène de la planète…). Je renvoie à l’excellent livre de Francis Hallé : Du bon usage des arbre, un plaidoyer à l’attention de élus et des énarques (mais pour tous!)Ed. Actes Sud . Il y explique que ce qui dérange c’est que les arbres sont vivants . je crois qu’il y a autre chose : ce qui gêne l’homme moderne, c’est le temps de l »arbre, beaucoup plus lent que le nôtre. Un arbre peut vivre 500, 1000, 40 000 ans. Il est même potentiellement immortel. Alors, l’homme moderne, toujours pressé, qui se veut maître de tout et surtout du temps (car le temps c’est de l’argent) ne supporte pas ce témoin silencieux d »autre chose de gratuit mais d’essentiel : le temps de la nature, désormais absent des villes au profit d’un temps frelaté, généré par l’économie. Il m’a été dit que j’aimais les arbres : quoi de plus naturel ? Mais la question n’est pas là. Aimer est toujours subjectif quelque part. Il faut se demander objectivement si nous pouvons vivre sans arbre : la réponse est évidente. On peut alors légitimement se demander pourquoi on détruit tant d’arbres, de beaux arbres, déjà 150 en moins sur St Roch depuis la création du tramway : volonté d’éradiquer un patrimoine (les arbres font partie de notre histoire), création d’un marché d’arbres (on plante de petits sujets qui doivent être périodiquement remplacés), gain de place pour les promoteurs…etc et surtout ignorance profonde de ce qu’est et apporte un arbre, meilleur modèle de développement durable.

Les élus continuent de penser dans une abstraction dangereuse, comme si nous étions dans un monde virtuel (je renvoie par exemple au Parc Auvare non répertorié comme espace vert sur le PLU malgré ses eucalyptus bicentenaires…), tandis que la masse du peuple est confrontée à la réalité et souffre.

Non, les arbres ne poussent pas comme du chiendent !
Non, on ne peut pas rationaliser l’espace de vie (couper les arbres de St Roch pour préserver ceux des collines, je n’invente rien, on me l’a dit !)
Oui, les grands arbres purifient l’air (pas les petits), ce sont des climatiseurs gratuits.
Oui, les grands arbres font baisser la violence urbaine : c’est scientifiquement prouvé !
Oui,les habitants de Saint Roch aiment leurs arbres et veulent garder ceux qui restent !

Soulignons que notre demande de conservation de la parcelle Daumas Vauban est en conformité totale avec l’Agenda 21 de la Métropole :

– Axe 1 : lutter contre le changement climatique
– Axe 2 :préserver la biodiversité, les ressources naturelles et les milieux
– Axe 3 :assurer la cohésion sociale et la solidarité entre territoires et générations
– Axe 4 :agir pour la qualité de vie et l’épanouissement de tous les êtres vivants (NICE EXPRESSION 27 06 2013)

Détruire cette parcelle pour faire un rond point, c’est tout simplement ne pas respecter l’Agenda 21 de la Métropole… Rappelons que l’avocatier n’est pas replantable: n’ayant pas de schéma directeur, il ne supporte pas la taille préalable. On ne pourra pas le replanter, ni le figuier. Faut-il encore sacrifier ces deux arbres magnifiques (l’avocatier est plus que centenaire ayant été planté par le père de l’actuel fleuriste, place Saint Roch) à l’obsession de rues géométriquement alignées ? Rappelons que les lignes droites et les rues larges, assimilées par les automobilistes qui succombent trop souvent au phénomène du prolongement, c’est-à-dire à l’identification psychologique avec leur véhicule, à des autoroutes, favorisent les accidents. Il suffit d’ouvrir le journal pour le constater. La vie d’un quartier n’est pas liée à la géométrie des rues. Bien au contraire. Préservons une diversité héritée de l’histoire et qui crée un équilibre dont nous avons tant besoin. Arrêtons de continuer à appliquer le malheureux adage de Georges Pompidou : il faut rendre la ville à la voiture... On en voit aujourd’hui toutes les conséquences. Il faut rendre la ville aux piétons et remettre la voiture, cette  » erreur anthropologique » à sa place.

2) LE CENTRE CULTUREL LAURE ECARD
Constitué de deux étages, l’un dévolu à la Maison des Associations, l’autre géré par le conseil général. Il nous semble que l’information sur les activités offertes n’est pas très claire pour le public. Une plaquette serait souhaitable. Au rez de chaussée, le mur d’escalade ne sert qu’au collège alors que nous demandons une extension de son utilisation pour les enfants du quartier. Nous faisons un courrier dans ce sens.

3) POINTS DIVERS
Rue Acchiardi : le stationnement en épis verticaux freine la circulation, le double sens ayant été conservé au profit des commerçants
Parking Peugeot : nous demandons un tarif préférentiel pour les habitants (40 à 50 euros/mois). Il est toujours sous utilisé. Il faut AUSSI améliorer LA publicité.
Exposition artistes amateurs : ouverte à tous, elle devrait se tenir dans la deuxième quinzaine de novembre.

Contactez nous au 06 14 66 18 53  »

Pour le Comité, la Présidente

Mme Jeanine COSTAMAGNA

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