Lettre ouverte d’ Olivier BETTATI aux employés municipaux et métropolitains de Nice Côte d’Azur

 

Bettati

 » Cher(e)s ami(e)s,

Je viens d’assister au conseil municipal, j’ai choisi de ne plus me taire, tant la situation municipale est grave. Dans quelques minutes, le Maire sortant recevra ma lettre de démission.

C’est à vous que j’ai voulu en premier lieu dire mon sentiment de malaise ; vous que je connais, pour beaucoup, depuis si longtemps.

Après avoir été le benjamin de la dernière liste menée par Jacques MEDECIN, je suis devenu Conseiller municipal de notre ville le 22 octobre 1990. J’avais 21 ans et ce fut le premier et inoubliable moment de ma vie publique et politique.

Durant toutes ces années, j’ai eu la chance d’être en charge de nombreuses délégations, et de participer à la gestion de notre ville dans la grande tradition républicaine.

Aujourd’hui, j’ai décidé de voter contre la proposition de délibération que nous a soumis le Maire.
Cette délibération est pour moi la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En effet, elle met au grand jour des principes et des valeurs que je ne partage pas.

Cette délibération a clairement vocation à museler toute personne ou organisation politique, organisme syndicale ou encore tout organe de presse qui ne serait pas en accord avec la politique du Maire.

Vous mettrez sur ces pratiques les mots que vous souhaiterez pour les qualifier.
Je connais votre attachement à Nice : j’ai découvert et apprécié votre enthousiasme, votre profonde volonté de faire, pour peu que l’on vous en donne les moyens et la liberté.

Je connais aussi l’éthique et les valeurs qui animent l’immense majorité d’entre vous notamment celles et ceux qui ont décidé de servir Nice tout au long de leur vie, avec dévouement.

« Être à la mairie » comme l’on dit, c’est faire partie d’une grande et belle famille, d’une famille choisie.

Mais aujourd’hui, l’ambiance détestable et délétère que fait régner le Maire sortant dans ce qui aurait du être « sa famille », celle des agents de la Ville m’amène à devoir dénoncer les agissements d’un homme que j’ai longtemps soutenu.

Avec tristesse et révolte, je constate quotidiennement le mépris, parfois la violente désinvolture, avec laquelle sont prises de nombreuses décisions vous concernant.

Trop, c’est trop !
Encore merci pour tout,
Restez toujours ce que vous êtes.
Et à très, très bientôt !… « 

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