Nice Conseillers municipaux – Lettre de Marc Concas à Olivier Bettati suite à l’annonce au sujet de la liste régionales 06 FN conduite par ce dernier

Je partage bien évidemment l’étonnement et le rejet de ce choix fait par Olivier Bettati. C’est un suicide politique par démagogie et facilité. Et cela tourne le dos à l’épopée de Mon Parti c’est Nice qui avait convaincu en peu de temps et hors parti de nombreux-ses Niçois-es.

« Olivier,

Tu viens de m’annoncer que Marion MARECHAL LE PEN, tête de liste FN pour la région PACA, vient de te confier la tête de liste du FN pour les Alpes Maritimes.

Tu imagines aisément les dégâts irréparables que cause un tel reniement et le trouble que jette cette annonce auprès de tes ex-colistiers et des 14.000 niçois qui t’ont fait confiance l’an dernier.

Je crois utile de te rappeler que nous avions fait une liste commune aux élections municipales de mars 2014, sur deux engagements forts :

– faire de la politique autrement, en dehors des partis, en plaçant les citoyens au cœur du débat d’idées et en transcendant le clivage gauche-droite.

– adopter une charte éthique dénonçant le cumul des mandats.

Quelques semaines après les élections municipales, j’avais pu noter avec surprise ton empressement à être candidat aux élections sénatoriales de septembre 2014, mais j’avais mis cet empressement sur le compte d’une démarche collective, destinée à assurer la promotion de nos idées et la valorisation de notre mouvement dénommé MON PARTI C’EST NICE, au titre évocateur.

Quelle ne fut pas ma surprise de constater à la lecture de la liste sénatoriale dont tu avais pris la tête, et à la lecture de la profession de foi adressée à tous les grands électeurs de ce département que les belles déclarations d’intention sur l’unité et le dépassement des clivages avaient disparu.

Ta campagne sénatoriale s’est résolument inscrite dans ton camp d’origine à savoir celui de la droite, m’expliquant qu’il était nécessaire de t’adresser à la frange politique majoritaire de ce département.

Je t’en ai donné acte, avec le résultat que l’on sait.

Une fois la séquence des sénatoriales passée, nous sommes entrés dans la campagne des élections départementales et m’appliquant à moi-même la charte éthique signée le 9 janvier 2014, j’ai annoncé mon intention de ne pas me présenter aux élections départementales, puisque je venais d’être élu au conseil municipal de NICE jusqu’en 2020.

Je mettais ainsi en conformité ma situation avec mes propres engagements, et c’est en ce sens que je t’ai interrogé à diverses reprises pour connaître tes intentions.

Il m’a fallu attendre la veille du dépôt des candidatures pour apprendre que tu ne serais pas candidat aux élections départementales, sans qu’une conférence de presse n’ait été organisée pour expliquer ta position, ainsi que j’avais pu le faire en son temps.

Dans l’intervalle, Andrée ALZIARI-NEGRE a quitté notre groupe pour retourner chez l’actuel Maire de NICE, sans que nous n’ayons débattu des raisons de son départ, même si je n’ignore pas que la culture d’opposant politique est un exercice difficile au quotidien. Je peux en témoigner.

C’est dans ce contexte d’ambiguïté qu’ont surgi depuis quelques jours ces rumeurs détestables, laissant croire que le gaulliste et le chiraquien que tu es, aurait soudain renoncé à ses valeurs républicaines, pour non seulement adhérer au FN mais surtout en être le porte étendard, comme tête de liste dans le département des Alpes Maritimes.

Les rumeurs étaient malheureusement fondées.

Le choix que tu viens de faire ne te permet plus d’exercer les fonctions de Président du groupe MON PARTI C’EST NICE, au sein du conseil municipal de NICE.

En effet, les 14.000 niçois qui nous ont fait confiance t’ont donné pour mandat de porter leur voix au conseil municipal et non pas de rejoindre le FN un an seulement après cette élection.

Par respect pour nos électeurs et nos colistiers, je te demande de bien vouloir quitter le groupe MON PARTI C’EST NICE.

Tu m’as indiqué que Benoit KANDEL allait te rejoindre dans cette démarche. Il n’a pas cru devoir m’en informer.

J’en prends toutefois bonne note et l’invite lui aussi à quitter le groupe.

Je suis persuadé que tu as murement pesé les conséquences de ce choix et tu sais que tu ne peux plus représenter le mouvement que nous avions crée en mars 2014.

Il y va de la crédibilité de la parole publique. »

Marc

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