Archives pour la catégorie Aliments « Bio » vs industriels

Avec l’association «Les Perdigones» à Levens, Festival ALIMENTERRE du 15 octobre au 30 novembre 2017

Evénement sur les enjeux de l’alimentation et de l’agriculture dans le monde, le Festival ALIMENTERRE est organisé depuis 2007.

A l’initiative de l’évènement, le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI) est une association reconnue d’utilité publique qui rassemble 23 organisations membres (associations, syndicats, collectivités territoriales). Depuis sa création en 1960, il sensibilise et mobilise l’opinion publique pour la défense du droit à l’alimentation et la lutte contre les inégalités.
Le festival ALIMENTEREE se déroulera du 15 octobre au 30 novembre 2017 par des centaines de bénévoles partout en France et dans 12 pays. A Levens l’association « Les Perdigones » le relaye depuis 2009.
Quel modèle de production pour une alimentation saine et durable pour tous ? Comment permettre aux paysans et aux travailleurs agricoles de vivre dignement ? Comment leur garantir l’accès aux moyens nécessaires pour produire ? Comment faire changer d’échelle les alternatives durables ? Quelle nourriture pour demain et sous quelle forme ? En changeant notre regard sur le monde, la sélection 2017 ouvre de nouvelles pistes pour remédier aux incohérences du système alimentaire mondial.
Alors que s’ouvre le 2° chantier des Etats généraux de l’alimentation sur le thème « une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous », grâce aux débats qui accompagnent chaque projection, le festival permet aux citoyens, élus, agriculteurs, entrepreneurs, militants associatifs, de s’interroger ensemble, prendre conscience de son rôle et trouver des solutions.
Pour combattre la faim, qui affecte 795 millions de personnes dans le monde, les solutions émergeront-elles de ces initiatives ?

PROGRAMME ALIMENTERRE 2017 à LEVENS
DIMANCHE 5 Novembre 2017 à 17h00 salle Fuon Pench
(Parking du centre ancien et accès par ascenseur niveau 2)
17h00 « Nourrir une métropole »
Court métrage (19m) de Wilfried Duval
En Île-de-France, à peine 10% des fruits et légumes consommés
proviennent du territoire francilien. Ce chiffre descend à moins de
1,5 % en ce qui concerne la viande et le lait. Avec le regain de
l’agriculture locale, quelles sont les solutions sur le territoire pour
nourrir une population de 7 millions d’habitants ? La construction
du Grand Paris aura-t-elle un impact sur le futur modèle
alimentaire métropolitain ?
Face à un système alimentaire mondialisé qui ne permet pas de répondre à l’enjeu de nourrir la planète, ce court-métrage nous invite à réfléchir comment agir au niveau local : consommer local, commerce équitable, gouvernance alimentaire locale, etc. Il permet aux différents acteurs, citoyens, élus, agriculteurs, entrepreneurs, militants associatifs, de s’interroger ensemble et de trouver des solutions. En partant de l’exemple du Grand Paris, il permet de lancer une réflexion collective pour repenser l’alimentation à l’échelle de son territoire.
18h00 « Land Grabbing »
Long métrage 90 mn
Chaque film sera suivi d’un débat, avec des intervenants du monde agricole
Entrée à participation libre
(Qui nous permettra de couvrir les frais d’organisation et de projection)
La soirée se terminera pour ceux qui le désirent autour d’un repas partagé (Chacun pourra apporter ses petits plats préférés)

« Collectif Des terres, pas d’hypers ! » Le 11 juin 2016, partout en France Stop à la prolifération des projets commerciaux inutiles et imposés !

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« Des terres, pas d’hypers!
Le 11 juin 2016, partout en France : Stop à la prolifération des projets commerciaux inutiles et imposés !
Le collectif «Des terres, pas d’hypers !» dénonce les atteintes sociales, économiques et environnementales que d’immenses centres commerciaux et récréatifs font subir au territoire partout en France. Il appelle tous ceux qui s’opposent à ces projets désastreux à exiger que soit mis un terme à ce développement commercial aberrant, en demandant un changement de la législation pour obtenir l’intérêt à agir des citoyens afin de réaliser des aménagements réellement conçus pour eux (art L 752-17 C.C.).
Nous voulons préserver nos commerces de proximité, la vitalité de nos centres-villes, nos espaces naturels et agricoles péri-urbains, notre climat, nos emplois, et dénoncer l’optimisation fiscale que nombre de ces grands groupes pratiquent.
Des terres, pas d’hypers, réunissant les collectifs des territoires de Gonesse, Orléans, Montpellier, Caen, Cavaillon, Toulouse, Albi, Le Mans, Nice et Plaine du Var, Rambouillet, Alès mais aussi des associations nationales comme « En Toute Franchise », appelle tous ceux qui s’opposent à ces projets à une action concertée et simultanée le 11 juin 2016.
Soyons nombreux à nous faire entendre pour exiger l’abandon de ces grands projets commerciaux inutiles, coûteux, et destructeurs! »
Contact : desterrespasdhypers@gmail.com
 
Des terres pas d’hypers ! réunit :
 
Le Collectif Pour le Triangle de Gonesse (Ile de France), SPLF 45 (St Jean de Braye, près d’Orléans),
 
le collectif Oxygène (Saint-Clément-de-Rivière près de Montpellier),
 
Nos champs pas d’Auchan (Fleury-sur-Orne près de Caen),
 
Voguette84 (Cavaillon), L’Etang Nouveau (Bouches-du-Rhône),
 
Non à VAL TOLOSA (Plaisance du Touch, près de Toulouse),
 
En Toute Franchise (France),
 
Les riverains et les amis de Bener (près du Mans),
 
AADUR (Albi),
 
ADRY (Rambouillet),
 
CAPRE06 (Alpes-Maritimes),
 
le Collectif SOS Terres Fertiles Nice et Plaine du Var (Nice),
 
Association St Hilaire Durable (Alès)
 
CPTG, Collectif Pour le Triangle de Gonesse (Ile de France)
Site : http://nonaeuropacity.com/ Courriel : cptg@nonaeuropacity.com Tél. : 06.76.90.11.62 SPLF45,
 
collectif pour un Site Préservé entre Loire et Forêt (Orléans)
Site : http://splf45.blogspot.fr Courriel : contact@splf45.fr Tél. : 06.16.43.30.03
 
Oxygène (Montpellier)
Site : http://collectif-oxygene.fr Courriel : collectifoxygene34@gmail.com Tél.: 06.83.19.57.89
 
Nos champs pas d’Auchan (Caen)
Site : http://www.noschampspasdauchan.org Courriel : noschampspasdauchan@mailoo.org Tél. : 06.04.04.97.81
 
Voguette 84 (Cavaillon Vaucluse)
Courriel : voguette84@gmail.com Tel. : 06.50.37.84.89
 
L’Etang Nouveau (Bouches-du-Rhône)
Site http://www.letangnouveau.org/ Courriel : renebenedetto@free.fr ou generationavenir13@gmail.com Tél. : 06.81.37.85.61
 
Non à VAL Tolosa
 
Site : http://www.gardaremlamenude.com/ Courriel : contact@gardaremlamenude.com Tél. : 06.67.81.14.35
 
En Toute Franchise
Site : http://www.en-toutefranchise.com Courriel : en.toutefranchise@wanadoo.fr Tél : 06.09.78.09. 53
 
Les Riverains et les Amis de Bener (Le Mans)
Site : https://www.facebook.com/BENER-Un-autre-avenir-Officiel-1655501851351173/ Courriel : bener.avenir@orange.fr Tel : 06.70.71.15.86
 
AADUR, Association Albigeoise pour un Développement Urbain Respectueux (Albi)
Site : https://www.facebook.com/assoaadur/?fref=nf Courriel : assoaadur@gmail.com Tel : 06.82.72.11.79
 
ADRY (Association pour le Développement d’une Agriculture Durable à Rambouillet et dans le Sud-Yvelines)
Site : http://adryrambouillet.wordpress.com Courriel : adry@riseup.net Tel. : 06.63.53.53.55 CAPREO6,
 
Collectif Associatif pour des Relations Ecologiques
Site : http://www.capre06.eu/ courriel : capre06@gmail.com Tel : 06.88.38.29.29
 
CSTFNPV 06,
Collectif SOS Terres Fertiles Nice et Plaine du Var
https://www.facebook.com/Collectif-SOS-Terres-Fertiles-Nice-et-Plaine-du-Var-123266058092321/timeline
 
St Hilaire Durable
Site: http://www.sainthilairedurable.net/ Courriel: st.hilaire.durable@orange.fr Tel : 04 66 83 68 55

Apiculture :  » Frelons « – nous la catastrophe ? article de Mme Marine Gas étudiante en journalisme et interview du Dr André Minetto

Jeudi 19 mars, l’Assemblée nationale a voté l’interdiction, à partir de janvier 2016, des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes. Des insecticides réputés toxiques pour les abeilles.

L’assemblée nationale a adopté l’amendement des socialistes Gérard Bapt et Delphine Batho contre l’avis du gouvernement. Selon la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, le cadre européen ne permet pas une interdiction stricte. Cette décision de l’assemblée est quand même saluée par Frédéric A., apiculteur dans les Alpes Maritimes : « Plus on enlèvera de molécules chimiques, mieux les abeilles se porteront. J’ai une perte hivernale de près de 15 % chaque année ». Frédéric travaille avec deux autres apiculteurs. Ils produisent à eux trois, 15 à 16 tonnes de miel par an. La perte des abeilles de cette année devrait faire baisser le niveau des volumes de 5 %.

Cet apiculteur se dit moins touché que d’autres régions qui produisent en plus grande quantité : «  Tous les ans j’observe quand même une augmentation de la mortalité des abeilles, dû notamment à la stérilité des reines, causée par les produits chimiques », explique t’il.

En 2014 la production de miel en France est tombée à 10 000 tonnes, contre 32 000 tonnes en 1995.

Les néonicotinoïdes : le vrai problème ?

La mortalité des abeilles a plusieurs facteurs. Le frelon asiatique, arrivé de Chine, les dévore. Le varroa, acarien parasite, s’attaque aux abeilles adultes et aux larves. Le noséma, un champignon microscopique affecte leur tube digestif. Malgré le nombre de ces prédateurs, les pesticides restent numéro un sur le banc des accusés.

En 2012, des scientifiques publient un rapport sur le déclin rapide de populations d’abeilles provoqué par l’emploi des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes. Ils agissent sur le système nerveux central des insectes. Désorientées, les abeilles ne retrouvent plus le chemin de leurs ruches.

Les néonicotinoïdes  sont présents dans les produits tels que Gaucho, Cruiser. Tous fabriqués par des géants de l’agrochimie.

Pour André Minetto ( Nice Ecologie ), la décision de l’Assemblée Nationale n’est pas suffisante : « C’est une victoire au coup par coup. On interdit telles ou telles molécules chimiques mais ce n’est qu’une partie du problème. Le vrai soucis est qu’il n’y a pas de volonté politique en face ». Selon ce Conseiller fédéral national d’Europe Ecologie Les Verts, il faudrait une vraie politique de santé environnementale qui réagisse au niveau des industries et ose enfin interdire tous les produits phytosanitaires chimiques. « Il y a quelques années, la presque totalité des aides européennes ( PAC Politique agricole commune ) allaient dans l’agriculture chimique. Nous essayons aujourd’hui, notamment par l’action de nos eurodéputé-es, de faire évoluer ce chiffre ».

Marine Gas

QUELQUES RAPPELS

En France, en 2011, seulement 3,5% de la SAU (Surface Agricole Utile) étaient consacrés à l’agriculture biologique,  4%  en 2012; soit dans l’UE, 17ème position s’agissant de la part de l’agriculture biologique dans le territoire agricole national en 2012.

En 2011, les surfaces en conversion représentaient 28% en France.

En 2010, 30% des produits biologiques consommés en France étaient importés.

Le Grenelle de l’environnement prévoit 20% surfaces consacrées à l’agriculture biologique  en  2020.

Au sein  de l’UE, 70% des produits bio (en valeur) sont consommés dans quatre pays : Allemagne (32%), France (19%), Italie (10%) et Royaume- Uni (9%).

#‎SoutenonsLaBio‬

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« Bio » est un concept mais surtout un label français et européen.

Raisonné, sain ou autre, n’importe qui peu le dire … sans le faire.

Faute de mieux, c’est le terme sur lequel nous communiquons tous et qui est compréhensible par tous.

Les attaques sur ce concept prouvent qu’il gène beaucoup.

Et les termes que ceux qui ne veulent pas faire cet effort essaient de créer est creux ou vain.

Rigolons un peu et soyons fous, pourquoi pas :

agriculture  » à la papa « 

agriculture  » normale « 

agriculture  » honnête « 

agriculture  » OUT-FNSEA « 

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Campagne de FNE ( France Nature Environnement ) pour soutenir le développement de l’agriculture biologique en danger avec la baisse du budget programmé par le gouvertement

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France Nature Environnement encourage chaque citoyen à soutenir le développement de l’agriculture biologique.

La fédération nationale des agriculteurs biologiques (FNAB) organise le mardi 17 mars des événements partout en France (délégations ou rassemblements à la rencontre des préfets de départements et/ou de régions) pour protester contre la baisse du budget accordé aux aides pour le maintien de l’agriculture biologique.

 » Alors que le Gouvernement vient de décider, brusquement et sans prévenir, de baisser de 25% les aides accordées aux agriculteurs biologiques pour l’année 2014, et qui devaient être versées dès décembre 2014, la Fédération Nationale des Agriculteurs Bio (FNAB) appelle tous les agriculteurs bio et tous les consommateurs bio à manifester dans toute la France ce mardi 17 mars 2015 pour rappeler à l’Etat ses engagements vis à vis des agriculteurs, et ses promesses en faveur de ce mode de culture et d’élevage respectueux de la santé et de l’environnement.  » indique la FNAB.

Nous vous encourageons à rejoindre ces manifestations mais également à affirmer votre volonté de soutenir la bio auprès du Ministre de l’Agriculture Stéphane le Foll, sur son compte Twitter @SLeFoll avec le hashtag #SoutenonsLaBio

#SoutenonsLaBio

Conférence-Débat Repas le 18 décembre 2014 à 18h30 au Court Circuit: « L’agriculture biologique »

Capture d’écran 2014-12-08 à 23.09.01 Capture d’écran 2014-12-08 à 23.08.41Organisé par les étudiants de deuxième année de BTS production horticole du lycée d’Antibes

Réservation avant le 10 décembre 2014:
Au 07.60.55.88.81
Ou cosilauriane@gmail.com

Programme :
Diaporama commenté présenté par les étudiants.
Débat sur :
L’agriculture biologique.
L’agriculture biologique et son fonctionnement
Sa place dans les Alpes-Maritimes
Son avenir

Le Court Circuit Café est au 4 rue Vernier à Nice

« Syndicalisme agricole et paysan : stop aux deux poids deux mesures » Communiqué d’EELV

Lettre d'information EELV

COMMUNIQUÉ

« Eelv s’insurge du deux poids deux mesures et demande au gouvernement plus de justice dans le traitement des manifestants

D’un côté les militants de la FNSEA, dégradent, brûlent des bâtiments publics, déversent des tas de fumier, mobilisent des équipes municipales entières pour nettoyer leurs dégâts et le font… En toute impunité. De l’autre des opposants à la ferme des 1000 vaches de la confédération paysanne sont poursuivis pour une vitre cassée!

C’en est trop.

Où est la sanction pour les incendiaires de Morlaix, où sont les indignations publiques et la dénonciation de l’agressivité de ceux qui pillent et détruisent ? Et pourquoi tant de convocations au tribunal pour les militants de la confédération paysanne qui ont manifesté contre la ferme des 1000 vaches et tant d’impunité chez la FNSEA.

Le gouvernement, ses ministres et la justice ne sont pas là pour protéger les forts mais pour donner des droits égaux à tous et il serait temps que cela s’applique.

Eelv demande que justice soit faite sur Morlaix. EELV soutient la confédération paysanne dans son opposition aux 1000 vaches et rappelle au premier ministre son devoir absolu d’égalité de traitement comme le rappelle la devise de notre pays. »

 

Projection débat « NOURRIR LES VILLES: UN ENJEU POUR DEMAIN » suivi d’un repas au Court Circuit Café 4 rue Vernier Nice Mardi 18 Novembre 2013 à 18h30

 « En 2050, nous serons entre 9 et 10 milliards d’habitants sur la planète, en majorité urbains. Pour nourrir les villes du futur, différents modèles ont récemment vu le jour, aux antipodes les uns des autres. Entre une agriculture de plus en plus industrialisée aux serres géantes, et des productions « bio » en jardins partagés, comment nos sociétés souhaitent-elles s’alimenter ? D’un agro-parc géant à Bengalore (Inde) jusqu’à Berlin, capitale de l’agriculture urbaine, le tour d’horizon est vaste et alimente le débat. »

Bande annonce du film

Pour animer le débat sera présent Materne Maetz, agronome et économiste qui a vécu et travaillé une quinzaine d’années en Afrique (Ghana, Niger et Tunisie) et en Asie (Inde et Népal) et travaillé au siège de la FAO (Nations Unies), à Rome, à partir duquel il a fait des interventions dans le domaine des politiques agricoles et alimentaires dans une trentaine de pays en Afrique, Amérique Latine, Asie et Europe.

 Il est l’auteur du site 

http://lafaimexpliquee.org

  • « La faim n’est pas une fatalité mais la conséquence des choix politiques faits par les hommes »
  • « Il faut tourner la page de la Révolution verte et trouver de nouvelles solutions aux problèmes actuels de l’agriculture et de l’alimentation »

20H REPAS à 8 €

  • Potée végétarienne
  • Pomme au four caramélisée
  • Boissons en sus.

 » 1000 vaches: EELV solidaire des lanceurs d’alerte condamnés  » Communiqué d’EELV

« Neuf militants de la Confédération paysanne étaient convoqués ce mardi devant le tribunal d’Amiens dans le cadre d’actions menées contre la ferme des 1000 Vaches de Ducray (Somme) en septembre 2013 et mai 2014. Ils ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 5 mois de prison avec sursis et 3000 euros d’amende.

EELV réaffirme son soutien aux militants de la Confédération Paysanne qui s’engagent contre un projet inutile et scandaleux. Ces actions sont des cris d’alarme face au développement d’un modèle d’agriculture industrielle qui écrase les paysans et menace l’environnement. Ce sont aussi des cris de détresse face à des pouvoirs publics qui encouragent ce « modèle » d’agriculture.
Ces 9 militants de la confédération paysanne sont des lanceurs d’alerte. A l’inverse de leurs homologues de la FNSEA à Morlaix qui ont brulé et saccagé un centre des impôts… mais dont le procès n’a toujours pas eu lieu. Ou encore de ces bonnets rouges qui ont détruit les portiques de l’écotaxe mais dont le procès lui non plus n’a toujours pas eu lieu.
Rappelons le avec force : ces militants ont démonté les installations pour empêcher que la ferme usine ne voit le jour. Les pièces ont d’ailleurs été intégralement remises au ministre de l’agriculture.
Nous nous réjouissons de la forte mobilisation d’hier (de 4000 personnes présentes pour soutenir les 9 paysans) dont de nombreux militants et élus EELV de toute la France dont Emmanuelle Cosse, Karima Delli, Pascal Durand, Barbara Pompili, Sandrine Rousseau, etc.
C’est ce modèle agricole, destructeur des emplois et de l’environnement qu’il faut dénoncer. Un système, où le lait devient un sous-produit, d’une énergie subventionnée et qui impose ses prix aux autres exploitants. Il est temps d’interdire cette concurrence qui menace l’économie agricole en France.
Europe Écologie défend une agriculture durable, qui respecte la terre, nourrit les hommes et garantie l’avenir des paysans. Nous ne voulons pas des 1000 vaches. »

« Une nouvelle étude (1) révèle des différences significatives entre les aliments biologiques et non biologiques en faveur des aliments bios ! » Communiqué de presse de Générations Futures

 » Dans la plus grande étude en son genre, une équipe internationale d’experts dirigée par l’Université de Newcastle au Royaume-Uni, a prouvé que les cultures biologiques et les aliments à base de plantes cultivées en agriculture biologique possèdent jusqu’à 60% de plus de certains d’antioxydants essentiels que les  cultures conventionnelles.

Analysant dans 343 études scientifiques  les différences de composition entre les cultures biologiques et conventionnelles, l’équipe a constaté que le passage à la consommation de fruits bio, légumes et céréales – et de la nourriture préparée à partir de ces végétaux – fournirait des antioxydants supplémentaires équivalents à la consommation de 1 à 2 portions supplémentaires de fruits et légumes par jour.

L’étude, publiée aujourd’hui dans la prestigieuse revue scientifique ‘ British Journal of Nutrition’, montre également des niveaux significativement plus faibles de métaux lourds toxiques dans les cultures biologiques. Le cadmium, qui est l’un des trois seuls contaminants métalliques avec le plomb et le mercure pour lesquels la Commission européenne a défini des niveaux maximaux admissibles de contamination dans les aliments, a été retrouvé à des quantités près de 50% inférieure dans les cultures biologiques par rapport aux cultures conventionnelles.

Le Professeur Carlo Leifert de l’Université de Newcastle, qui a dirigé l’étude, a déclaré: «Cette étude démontre que le choix d’aliments produits selon les normes biologiques peut conduire à une consommation accrue d’antioxydants nutritionnellement souhaitables et à la réduction de l’exposition aux métaux lourds toxiques ».

« Cette étude montre que l’alimentation biologique, outre qu’elle ne contient pas de résidus de pesticides et qu’elle protège l’environnement,  produits des aliments aux qualités nutritionnelles intrinsèques très favorables à la santé. Il faut que le gouvernement français tiennent compte de ces éléments et accentue très significativement ses efforts pour le soutien du développement de la filière bio en France et favorise un accès de tous à cette alimentation santé » Ajoute François Veillerette, porte-parole de Générations Futures  »

Référence :

1 : “Higher antioxidant concentrations and less cadmium and pesticide residues in organically-grown crops: a systematic literature review and meta-analyses.” Baranski, M. et al. British Journal of Nutrition, July 15th 2014.

http://research.ncl.ac.uk/nefg/QOF/documents/14-06-12%20Final%20Crops%20Paper%20BJN5552.pdf

François VEILLERETTE
Porte Parole de Générations Futures

>>> Soutenez Générations Futures ! : http://gf.cotiserenligne.fr/

« Les Moissons du Futur » film de Marie-Monique Robin: émission d’ARTE à voir pour comprendre l’avenir de l’agriculture … sans pesticides

A (re)lire en entier dans MEDIAPART – Le blog de CLARA BRETEAU (09 OCTOBRE 2012 ) :

http://blogs.mediapart.fr/blog/clarabreteau/091012/le-film-les-moissons-du-futur-laboure-en-surface

« Le film « les Moissons du Futur » laboure en surface »

« Marie-Monique Robin est journaliste et a reçu le prix Albert Londres pour son film le Voleur d’Yeux en 1995. Son documentaire « Le monde selon Monsanto » connaît en 2008 un grand retentissement, et ouvre le premier volet d’une trilogie dont le dernier opus sera diffusé sur Arte le 16 octobre prochain. Joliment intitulé « Les moissons du futur », ce documentaire réalisé pour la télévision emmène le spectateur à travers le monde visiter une série d’expérimentations réussies dans le domaine de l’agroécologie, avec pour objectif de montrer que nourrir la population mondiale sans pesticide ni autre intrant chimique est possible. Alors que l’opus précédent – « Notre poison quotidien » exposait la façon dont l’industrie agroalimentaire d’aujourd’hui nous empoisonne, « Les moissons du futur » au titre plus ensoleillé prétend donc donner à la série un débouché optimiste en se concentrant sur l’exposé de solutions, de façon opportune puisque la réforme de la PAC rentrera dans une phase-clef en 2013. Le jeudi 4 octobre dernier donc, le film était diffusé en avant-première au cinéma à Paris. Retour sur cette projection.

Mardi 9 octobre 2012

Avons-nous besoin de pesticides pour nourrir le monde ? Selon le dernier rapport de l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation publié le mardi 9 octobre, près de 900 millions de personnes chaque jour ne mangent pas à leur faim. L’argument selon lequel l’utilisation de pesticides et autres produits de l’industrie agrochimique serait indispensable pour s’attaquer à ce problème, ou pour empêcher qu’il ne prenne de plus amples proportions, se présente comme une vérité établie, et fait partie de ces « boîtes noires » auxquelles l’on n’ose pas toucher de peur de ce qu’elles vont révéler.

C’est sur ce constat que s’ouvre le film de Marie-Monique Robin, qui décide de partir en enquête de par le monde se faire son propre avis sur la question. Du Mexique au Japon en passant par le Malawi, le Sénégal et les Etats-Unis, la journaliste se porte à la rencontre de fermiers ayant décidé de sortir du système agroalimentaire « conventionnel » pour développer des pratiques agricoles alternatives. Que ce soit le Push-pull en Inde, l’agroforesterie au Malawi ou encore la technique de la Milpa au Mexique, ces méthodes « agroécologiques » ont en commun d’affranchir les paysans de la dépendance aux intrants chimiques fournis par les géants de l’agroalimentaire – pesticides et OGM. Elles privilégient le rétablissement des processus naturels au sein des écosystèmes, les jeux de combinaison des espèces entre elles, le non-labour ainsi que l’autoproduction par les fermiers des semences et des engrais.

Au gré du parcours, la réalisatrice donne la parole à une variété d’acteurs : Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations-Unies sur le droit à l’alimentation et ardent défenseur au niveau international de l’agroécologie, associations et regroupements d’agriculteurs, formateurs, chercheurs et pédagogues avec l’inventeur de la technique Push-pull le professeur Zeyaur R. Khan. Cependant, le film se déroule en grande partie dans ces fermes alternatives qu’il prend le parti de montrer en détails, s’attardant sur le travail aux champs, ainsi que sur la vie et les témoignages d’agriculteurs que l’on découvre engagés, dignes, lucides, et fiers d’avoir reconquis leur autonomie.

Sous la caméra de Marie-Monique Robin, la « boîte noire » se transforme dès lors en « boîte rose ». Même si sont palpables par moments l’angoisse des habitants du Malawi sur lesquels plane le spectre de la famine, ou le malaise de l’agriculteur conventionnel américain conscient des méfaits sur la santé des produits qu’il manipule, ce sont bien la détermination, l’enthousiasme et l’humanité qui sont mis en avant chez ces agriculteurs qui ont choisi une nouvelle voie. La facture du film elle-même reflète les bons sentiments et l’optimisme qui en sont le départ ; au-delà de l’habillage graphique aux tons vifs et colorés, du générique enlevé, de la musique entraînante, on retient surtout ce gigantesque ballon-mappemonde que les protagonistes se passent les uns aux autres. Sorte de fil ou plutôt de « bulle » directrice, le ballon crée un leitmotiv et une impression visuelle de légèreté ; passant de main en main, il symbolise ainsi le sort de la planète que chacun contribue à déterminer, et figure la solidarité des différents acteurs qui en sont responsables bien que répartis au travers du globe. Il s’inscrit aussi dans un geste très didactique puisque chaque protagoniste y montre du doigt l’emplacement de son pays, tandis que Marie-Monique Robin expose en voix-off des éléments-clefs pour appréhender le contexte du pays

…. »

Le printemps Bio dimanche 1 juin 2014 à Collongues  » Des ateliers & des animations pour tous  » par Agribio Alpes-Maritimes

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Depuis déjà quelques années, nombreux sont les événements se déroulant sur le littoral en faveur de l’Agriculture Biologique. On a choisi cette année d’organiser la première édition d’une fête de l’AB à Collongues ! Située au nord-ouest du département des Alpes-Maritimes, cette commune rurale s’intègre dans un espace montagneux à couper le souffle : paysages forestiers à perte de vue et grand air sont au rendez-vous !Une véritable journée festive au sein du village.PROGRAMME DIMANCHE 1er JUIN 2014

10h – 17h : venez à la rencontre des producteurs bio et locaux : ils seront au rendez-vous pour proposer et faire déguster une multitude de produits locaux.

10h – 17h : des artistes et artisans vous feront découvrir leurs univers : créations et œuvres en tous genres pour égayer votre curiosité… Des associations œuvrant dans le domaine de l’environnement, de l’agriculture, de l’éco-citoyenneté seront présents pour partager avec vous les valeurs qu’elles défendent et les actions qu’elles mènent sur le terrain.

Départ à 10h30 du village : un jeune maraîcher bio aura le plaisir de vous emmener sur son lieu de production. Après une trentaine de minutes de ballade, vous pourrez assister à une visite ludique et pratique en direct de l’exploitation. Pour les petits comme pour les grands ! Dégustation à la clef…

Dès 12h : venez vous restaurer en produits bio et locaux ! Le comité des fêtes sera ravi de vous proposer un repas et un espace convivial pour déjeuner en famille ou entre amis.

14h – 16h : Des acteurs locaux œuvrant pour l’installation d’agriculteurs sur le territoire participeront à une table ronde ouvertes à toutes et tous. Quels enjeux aujourd’hui ? Quels sont les rôles de ces structures ? Quelles sont les démarches à suivre pour s’installer ? Que vous soyez propriétaires fonciers, porteurs de projets agricoles ou tout simplement curieux d’en savoir plus sur la thématique de l’installation agricole, cette table ronde est faite pour vous !

Le tout dans une ambiance détendue et musicale !

– Atelier de tissage de laine à la main –
– Atelier fabrication d’objet en argile –
– Atelier artistique : participer à la réalisation d’une peinture sur toile géante ! –
– Atelier création de bijoux à partir de matériaux recyclés –
– Démonstration de tressage d’osier, réalisation d’objets en osier –
– Animation sur le lombricomposteur ! –
– Animation sur les céréales -Mais aussi des animations avec les associations et les agriculteurs :
Sculpture du bois, dégustation de tisanes originales, animations sur les oiseaux..Et pour la musique, la scène ouverte permet à chacun de venir jouer tout au long de la journée!A dimanche !Pour toutes questions ou renseignements : 04 89 05 75 47 ou :agribio06communication@gmail.com

Pétition à signer : « Vote de la loi d’avenir agricole : arrêtons de bétonner nos terres nourricières ! »

Vote de la loi d'avenir agricole : arrêtons de bétonner nos terres nourricières !
  • Adressée à : M. le Premier Ministre et M. le Ministre de l’Agriculture

Vote de la loi d’avenir agricole  : arrêtons de bétonner nos terres nourricières !

    1. Pétition de

      Filière Paysanne

 » Arrêtons de bétonner nos terres nourricières !

Dans le cadre du vote en cours de la loi d’avenir agricole, nous demandons aux responsables gouvernementaux de prendre des mesures rapides et efficaces pour stopper l’artificialisation (1) de nos précieuses terres nourricières. L’urbanisation incontrôlée de notre territoire fait disparaître, en moyenne, 78 000 ha de surfaces agricoles par an. Ce phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il s’est accéléré au cours de ces dernières décennies. Il équivaut, aujourd’hui, à la surface moyenne d’un département entier tous les 7 ans, ou à un stade de football toutes les 5 minutes.

L’incroyable gaspillage de cette ressource naturelle a de graves conséquences pour notre pays, à la fois sur le plan économique, social et environnemental :

– affaiblissement de notre filière agricole et agro-alimentaire (premier employeur national), qui fragilise de nombreux territoires ruraux, en particulier les territoires périurbains,

– déficit de notre balance commerciale agricole (hors vins et spiritueux),

– imperméabilisation des sols aggravant les phénomènes d’inondations dans de nombreuses régions, avec des conséquences humaines et économiques de plus en plus lourdes,

– limitation des infiltrations indispensables pour l’épuration des eaux, le recyclage d’effluents divers, et la régénération de nos nappes phréatiques,

– perte de capacité de nos sols à stocker du carbone sous forme de matière organique,

– diminution de la biodiversité présente dans les zones agricoles,

– détérioration de notre cadre de vie, de nos paysages et de notre attractivité touristique,

– régression de notre agriculture de proximité, de la qualité et de la diversité de notre alimentation, et de notre identité gastronomique et culturelle, à la fois locale et nationale,

– rallongement de nos circuits d’approvisionnement, qui participe à l’augmentation du transport de marchandises sur longue distance, avec de multiples nuisances.

Au-delà de nos frontières, ce gaspillage français accroît la dépendance alimentaire de l’Europe vis à vis de l’extérieur (face à un marché agricole mondial de plus en plus spéculatif et à une concurrence toujours plus vive pour l’accaparement des terres).

Nous demandons donc au Premier Ministre et au Ministre de l’Agriculture de renforcer le pouvoir des Commissions Départementales de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF) (2), dans le cadre de la future loi d’avenir sur l’agriculture, l’alimentation et la forêt.

Pour cela, ces commissions doivent avoir un avis décisionnel sur tout projet d’urbanisme ou d’aménagement qui aurait pour conséquence de réduire un espace à usage ou à vocation agricole, qu’il y ait un document d’urbanisme approuvé ou non sur le territoire concerné.

Cette mesure permet :

– de respecter les engagements pris par le gouvernement lors de la Conférence Environnementale de septembre 2012,

– de suivre les recommandations de la Cour des Comptes, remises à Jean-Marc AYRAULT en août 2013 (3),

– de prendre en compte les amendements proposées par de nombreu(ses)x parlementaires, représentant l’ensemble de l’échiquier politique, dans le cadre de la future loi d’avenir agricole.

Une mesure similaire a été mise en place par le Québec grâce à la loi du Zonage Agricole de 1978. Avec 36 ans de recul, cette mesure a objectivement prouvé son efficacité en matière de préservation du foncier agricole, tout en répondant aux besoins de logement et de développement du territoire. La France doit agir à son tour dans ce sens.

Nous invitons donc nos concitoyennes et concitoyens à signer cet appel, et à le faire circuler aussi largement que possible, pour encourager le gouvernement à franchir ce pas décisif. Cette démarche collective est à la fois cruciale pour améliorer notre situation actuelle et pour préserver l’avenir de nos enfants.

Des éléments complémentaires (premiers signataires, crédit photo, informations plus détaillées…) sont disponibles sur le lien suivant :

http://filiere-paysanne.blogspot.fr/

1 Perte du caractère naturel ou agricole d’un espace par bétonnage, goudronnage, compactage ou transformation en pelouse à usage public ou privé.

2 Les futures CDPENAF, prévues par la loi d’avenir agricole, devraient remplacer les actuelles CDCEA (Commissions Départementales de Consommation des Espaces Agricoles).

3 Référé de la Cour des Comptes n° 66580. Lien d’accès   »

Le printemps bio le 1er juin c’est à Collonges dans le 06 !

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« Depuis déjà quelques années, nombreux sont les événements se déroulant sur le littoral en faveur de l’Agriculture Biologique. On a choisi cette année d’organiser la première édition d’une fête de l’AB à Collongues ! Située au nord-ouest du département des Alpes-Maritimes, cette commune rurale s’intègre dans un espace montagneux à couper le souffle : paysages forestiers à perte de vue et grand air sont au rendez-vous !

Une véritable journée festive au sein du village..

DIMANCHE 1er JUIN 2014

10h – 17h : venez à la rencontre des producteurs bio et locaux : ils seront au rendez-vous pour proposer et faire déguster une multitude de produits locaux.

10h – 17h : des artistes et artisans vous feront découvrir leurs univers : créations et œuvres en tous genres pour égayer votre curiosité… Des associations œuvrant dans le domaine de l’environnement, de l’agriculture, de l’éco-citoyenneté seront présents pour partager avec vous les valeurs qu’elles défendent et les actions qu’elles mènent sur le terrain.

Départ à 10h30 du village : un jeune maraîcher bio aura le plaisir de vous emmener sur son lieu de production. Après une trentaine de minutes de ballade, vous pourrez assister à une visite ludique et pratique en direct de l’exploitation. Pour les petits comme pour les grands ! Dégustation à la clef…

Dès 12h : venez vous restaurer en produits bio et locaux ! Le comité des fêtes sera ravi de vous proposer un repas et un espace convivial pour déjeuner en famille ou entre amis.

14h – 16h : Des acteurs locaux œuvrant pour l’installation d’agriculteurs sur le territoire participeront à une table ronde ouvertes à toutes et tous. Quels enjeux aujourd’hui ? Quels sont les rôles de ces structures ? Quelles sont les démarches à suivre pour s’installer ? Que vous soyez propriétaires fonciers, porteurs de projets agricoles ou tout simplement curieux d’en savoir plus sur la thématique de l’installation agricole, cette table ronde est faite pour vous !

Le tout dans une ambiance détendue et musicale !

Pour tous renseignements n’hésitez pas à nous joindre par courriel : agribio06communication@gmail.com « 

RAPPEL : Participons à la consultation publique « interdiction des OGM » jusqu’au 9 mars 2014

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 » Document réalisé par Agir pour l’environnement, les Amis de la Terre, APSODA, Confédération Paysanne, CLVL Paris, FNAB, FNE, GIET, Greenpeace, UNAF.

- Le 17 février, le ministère de l’Agriculture a lancé une consultation publique sur un projet d’arrêté visant l’interdiction de la commercialisation et l’utilisation des variétés de semences de maïs GM (http://agriculture.gouv.fr/Consulta…). Chacun peut y participer (jusqu’au 9 mars 2013) et faire part au gouvernement de ses remarques sur ce texte en envoyant un mail à cette adresse :consultation.ogm.dgal@agriculture.gouv.fr

- Vous trouverez ci-dessous une analyse de nos différentes organisations vis-à-vis de ce projet d’arrêté. N’hésitez pas à reprendre et reformuler cet argumentaire si vous souhaitez participer à la consultation. Il est important que votre participation ne soit pas un copié-collé du texte ci-dessous, faute de quoi celle-ci ne serait pas prise en compte.

- Le projet d’arrêté devrait viser plus clairement l’interdiction de « la culture » des semences de maïs MON810 et non seulement la commercialisation et l’utilisation de ces semences. Il faut ajouter la notion de culture à l’article 1 de l’arrêté : formulation proposée de l’article 1 du projet d’arrêté : « La commercialisation, l’utilisation et la culture de semences de variétés de maïs issues de la lignée de maïs génétiquement modifié MON810… ».

- Le projet actuel prend appui sur deux bases juridiques européennes : la directive 2002/53 qui ne permet de suspendre que la commercialisation des semences, et le règlement 1829/2003 qui permet de prendre une interdiction plus globale mais sur la base d’arguments scientifiques uniquement… Ce projet d’arrêté devrait utiliser une troisième base juridique du droit européen : l’article 26bis de la directive 2001/18 qui permet de défendre les filières sans OGM.  _
- Le gouvernement français, sur la base de l’article 26bis de la directive 2001/18, doit demander d’interdire la culture d’OGM là où d’autres filières sont particulièrement menacées. Et c’est précisément le cas pour l’apiculture, les maïs population, les filières « sans OGM », biologiques, signes de qualité excluant les OGM… Ainsi que la loi française le précise (article 2 de la loi n°2008-595), la culture des OGM ne peut se faire que dans le respect de ces filières.

- L’article 26bis doit permettre d’ouvrir le débat sur la culture des OGM à d’autres considérations notamment économiques, qui ne sont prévues ni par le règlement 1829/2003 ni par la directive 2002/53. En effet, il est extrêmement problématique qu’un État ne puisse pas interdire les OGM dans des zones qui menacent des productions installées traditionnellement, sans être obligé de démontrer l’existence d’un risque sanitaire et environnemental.

- L’intérêt économique, social, patrimonial et culturel de telles filières est une réalité qu’un État doit pouvoir défendre. La production de semences « non OGM » est aussi une activité économique en tant que tel. Et la France exporte de telles semences certifiées « non OGM ». Ce serait donc un manque à gagner que de ne pas protéger toutes ces productions. La culture des OGM menace irrémédiablement la production de pollen par les apiculteurs (les apiculteurs vendent du miel, mais également d’autres produits comme le pollen). La présence d’OGM dans le pollen devra être étiquetée et le pollen deviendra invendable. Avec la culture des OGM, il sera donc impossible de produire du pollen dans certaines régions.
La culture des OGM limitera fortement le développement des surfaces en agriculture biologique et sa compétitivité, alors même que la demande dépasse largement la production française et continue d’augmenter. La bio est l’un des secteurs agro-alimentaires les plus dynamiques économiquement aujourd’hui.

- L’organisation de la coexistence impliquerait de nombreux coûts qui sont aujourd’hui impossibles à chiffrer (Haut Conseil des Biotechnologies, recommandations du 14/12/11). Ces coûts sont en tout cas bien supérieurs aux avantages que pourraient retirer les agriculteurs de cette culture, étant entendu d’une part qu’il existe de nombreuses méthodes alternatives efficaces et que, d’autre part qu’il n’y a pas d’intérêt direct pour les consommateurs à la culture ou à l’utilisation de cet OGM.

- La France n’a à ce jour défini aucune règle de coexistence. De telles règles doivent connaître une flexibilité pour tenir compte des spécificités territoriales et de ce fait, être élaborées en concertation avec les acteurs d’un même territoire, à l’échelle locale. En l’absence de réflexion sur l’organisation de la coexistence, en l’absence d’expérimentations scientifiques indispensables à la définition de ces règles, la mise en place de règles de coexistence n’est pas envisageable d’ici les semis 2014.

Sites Web : Consultation publique interdiction des OGM