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Contribution de l’Institut de l’économie circulaire à la table ronde « économie circulaire » de la Conférence environnementale des 20 et 21 septembre 2013

Économie circulaire, vers un nouveau modèle de prospérité
Contribution de l’Institut de l’économie circulaire à la table ronde économie circulaire des 20 et 21 septembre 2013TABLE RONDE « ECONOMIE CIRCULAIRE »
CONFERENCE ENVIRONNEMENTALE DES 20 ET 21 SEPTEMBRE 2013CONTRIBUTION DE L’INSTITUT DE L’ECONOMIE CIRCULAIRE
« L’ECONOMIE CIRCULAIRE, NOUVEAU MODELE DE PROSPERITE »

 » POURQUOI CHANGER DE MODELE ECONOMIQUE ?

Le modèle de production et de consommation qui prévaut depuis la révolution industrielle repose sur des ressources naturelles abondantes et un schéma linéaire :Matières premières extraites > production > consommation > déchets.Ce modèle de développement a permis d’accélérer le « progrès » et à des milliards d’individus d’accéder à une certaine prospérité matérielle.Le fondement de la société de consommation trouve aujourd’hui ses limites face aux défis environnementaux, d’emploi et de l’augmentation de la population mondiale qui devrait progresser de 43% entre 2012 et 2100. Nos prélèvements sur les ressources naturelles dépassent déjà largement la biocapacité de la terre, c’est-à-dire sa capacité à régénérer les ressources renouvelables, à fournir des ressources non renouvelables et à absorber les déchets.

La prise de conscience collective a permis d’engager des démarches de réduction des impacts environnementaux qui sont un premier pas indispensable. Cependant réduire l’impact du modèle de développement actuel ne fait que reculer l’échéance. Une démarche plus ambitieuse s’impose.

L’économie circulaire concrétise l’objectif de passer d’un modèle de réduction d’impact à un modèle de création de valeur, positive sur un plan social, économique et environnemental.

QU’EST-CE QUE L’ECONOMIE CIRCULAIRE ?

L’économie circulaire, en s’inspirant du fonctionnement des écosystèmes naturels, prouve déjà que l’efficience de l’utilisation des ressources créée à la fois de la valeur économique, sociale et environnementale.Son objectif ultime est de parvenir à découpler la croissance économique de l’épuisement des ressources naturelles par la création de produits, services, modèles d’affaire et politiques publiques innovants.Il s’agit par exemple de rallonger les flux de matière (réemploi, recyclage) et de produits (écoconception sans toxique ni obsolescence programmée, réparation, réutilisation puis recyclage) tout au long de la vie du produit ou service.Ce modèle repose sur la création de boucles de valeur positives à chaque utilisation ou réutilisation de la matière ou du produit avant destruction finale. Il met notamment l’accent sur de nouveaux modes de conception, production et de consommation, le prolongement de la durée d’usage des produits, l’usage plutôt que la possession de bien, la réutilisation et le recyclage des composants.

La gestion des déchets ne peut plus se réduire à une conséquence du modèle de production actuel. L’optimisation de l’utilisation des ressources par une écoconception pensée en amont transforme la gestion des déchets en une simple étape de la boucle matière.

1- Optimiser l’utilisation des flux de matière et d’énergie / Repenser le cycle de vie de l’objet / Un modèle de production inspiré du fonctionnement des écosystèmes

L’économie circulaire rompt avec le schéma traditionnel de production linéaire, qui va directement de l’utilisation d’un produit à sa destruction, auquel il substitut une logique de “boucle”, où l’on recherche la création de valeur positive à chaque étape en évitant le gaspillage des ressources tout en assurant la satisfaction du consommateur.

Des “boucles” de valorisation positives

Les produits sont appréhendés en tant que flux de matière et d’énergie qui sont réinjectés dans des “boucles vertueuses” successives (qu’elles soient organiques ou techniques). Comme dans les écosystèmes naturels, ce système de production sollicite le moins de ressources possible, et la matière et l’énergie ne sont ni perdues, ni gaspillées. Ce qui peut être considéré comme un déchet dans l’économie linéaire dont la seule issue est d’être enfoui ou incinéré peut – dans l’économie circulaire – avoir encore plusieurs vies.

A ce titre, il n’existe pas un parcours unique mais de multiples possibilités adaptées au produit, à ses composants et au besoin des usagers. Cette approche écosystémique permet d’optimiser le potentiel de création de valeur générée par la matière, le travail, et l’énergie.

Lors de l’achat, le consommateur doit disposer d’information sur l’empreinte écologique des produits, afin de favoriser le produit le plus économe et sain.

Eco-concevoir, anticiper la (les) vie(s) des composants et du produit 

Eco-concevoir, c’est minimiser l’impact du produit sur l’environnement en prenant en compte toutes les étapes de sa vie : matières premières, fabrication, utilisation, durée de vie, réparation, recyclage et retraitement final. Dans une logique circulaire, l’usage de produits toxiques est à proscrire et le recours aux ressources renouvelables, à développer.
Si les produits sont conçus pour être déconstruits et non pas pour être simplement détruits… alors l’utilisation des ressources et composants non toxiques pourraient avoir plusieurs vies dans un processus économiquement viable.

La durabilité du produit est une composante essentielle de l’éco-conception. Il doit pouvoir être réparé, démonté, réutilisé et les matières le composant doivent pouvoir être recyclées facilement, si elles ne sont pas toxiques. L’obsolescence programmée n’est donc plus la base de la création de valeur.

Réparer d’abord, réutiliser ensuite, recycler enfin

Au fur et à mesure des boucles l’objet et les matières qui le composent seront utilisés de manière optimale en fonction de leur usure. Chacune de ces boucles sera la plus longue possible et plusieurs boucles pourront être décrites à chacun des stades successifs de la vie de l’objet : conception, vente, utilisation, réutilisation, réparation, réemploi, recyclage.

Quand l’objet ne peut plus être utilisé, les flux de matière qui le composent peuvent être prolongés au sein d’autres boucles. Tout d’abord la réparation, puis le remanufacturing qui prévoit d’extraire ses composants en état de fonctionner pour les réintégrer au cycle productif. L’étape suivante est le recyclage. Le produit recyclé ne reste pas nécessairement au sein du même secteur.

En fin de cycle, quand la matière est trop dégradée pour être réintroduite dans une boucle, elle est valorisée énergétiquement ou utilisée en méthanisation ou compostage.

2 – Avant de produire s’interroger sur le modèle de vente 

L’économie circulaire est source de nouvelles logiques économiques, de bien-être social et de production de valeur 

De la possession à l’usage… de nouvelles formes de consommation

L’économie de fonctionnalité est un modèle de production, de distribution et de consommation de services qui repose sur le passage de la vente d’un bien à la vente de son usage. La valeur d’un produit réside désormais dans sa fonction. Cette logique encourage une conception adaptée des biens de consommation, leur mutualisation leur réutilisation, leur modularité et leur gestion en fin de vie par le fabricant. La durabilité des produits devient un facteur essentiel et évite l’obsolescence programmée. Cette logique permet de découpler le service fourni de la quantité de produits distribués.
Par exemple il est possible de vendre l’usage d’une voiture (ex autolib) ou l’usage d’une perceuse plutôt que le produit lui-même. Cela revient donc dans ce cas à utiliser et immobiliser moins de ressources naturelles, pour le même service rendu.
Un autre exemple est la possibilité pour un fabricant de moquette de la mettre à disposition de ses clients (soit à la vente soit en location) moyennant une condition de reprise au bout de x années et remplacement par une neuve ! La matière ainsi récupérée est réintégrée dans le processus de fabrication.

A la faveur de la crise économique et de l’essor des réseaux virtuels, la logique de réemploi et de mutualisation des ressources (revendre ou donner au lieu de jeter) se développe chez les consommateurs, en témoigne l’essor du secteur de l’économie collaborative. Source de valeur économique, d’un accès généralisé du consommateur à la satisfaction de ses besoins et  créatrice de liens sociaux, elle s’inscrit dans la “boucle” de l’économie circulaire.

3 – Une logique de coopération sur les territoires

L’économie circulaire invite à une coopération entre les acteurs sur les territoires, qu’elle contribue à redynamiser par un développement économique local. 

Une fabrication en synergie avec le tissu industriel : les déchets des uns sont les ressources des autres !

L’impact environnemental des process est pris en compte afin de limiter les matières premières utilisées, de faire appel aux énergies renouvelables, de réutiliser et recycler (eaux grises, chutes, récupération thermique..). Des synergies au sein de l’usine et des complexes industriels permettent de mutualiser l’usage des ressources à l’échelle d’un territoire et créer des emplois.

Une économie relocalisée créatrice d’emploi

D’une logique de concurrence non territorialisée, l’économie circulaire invite à passer à une co-construction territoriale, qui soutient le développement économique local et favorise le maintien ou la création d’emplois non délocalisables. Les territoires sont le terrain d’expérimentation privilégié pour l’économie circulaire. Fondée sur l’expérimentation, l’intelligence collective et l’entrepreneuriat, elle permet en effet de construire collectivement des équilibres durables et inventer des solutions plurielles, adaptées aux ressources et aux besoins locaux.
Pour que ce soit possible, il est nécessaire de connaître les flux de matières et de déchets sur un territoire… et mettre en place la structure permettant de mettre en relation les acteurs.

4. Une économie source de valeur économique et sociétale 

Selon le cabinet McKinsey, l’économie circulaire permettrait de réaliser une économie nette minimale de 380 milliards de dollars par an en matières premières en Europe. A cette exploitation des ressources évitée s’ajoute la création valeur positive, fondée sur la consommation relocalisée, le soutien à une activité industrielle et agricole sur les territoires et le développement de nouvelles filières dédiées à la réparation, au réemploi et au recyclage.

COMMENT CHANGER DE MODELE ?

Cette évolution peut-elle se faire spontanément, ou doit-elle être encouragée ?Si une évolution vers l’économie circulaire est déjà amorcée, il ne semble pas pour autant possible de généraliser ce nouveau modèle sans mettre en place des politiques volontaires. Les entreprises et les consommateurs peuvent modifier spontanément leur façon de faire, mais ils ne feront pas la totalité du chemin sans incitation et intervention publique.Ces enjeux sont aujourd’hui partagés au niveau européen : la Commission européenne, dans le cadre de sa feuille de route sur l’utilisation efficace des ressources, a inscrit dans ses axes de travail prioritaires le développement d’une économie circulaire.

LES PRECONISATIONS DE L’INSTITUT DE L’ECONOMIE CIRCULAIRE

La France doit affirmer sa vision stratégique et mettre en place une législation stable et pérenneVers une loi-cadre économie circulaireA l’instar d’autres pays comme l’Allemagne, les Pays Bas ou encore la Chine, la France doit affirmer sa vision sur le long terme en faveur de l’économie circulaire et mettre en place une législation stable et pérenne.La conférence environnementale devra acter le choix de la France de passer du système linéaire actuel à une économie plus circulaire avec comme objectif prioritaire l’élaboration d’une loi-cadre dans une approche interministérielle et européenne fixant cap et objectifs à moyen et long terme. La rédaction de ce texte devra nécessairement s’appuyer sur une réflexion collective et participative, impliquant l’ensemble des acteurs concernés, à travers des états généraux de l’économie circulaire qui pourraient être lancés à l’issue de la conférence environnementale.

L’Etat doit contribuer à la mise en place de leviers forts en faveur de l’économie circulaire. 

Afin de construire cette loi cadre, l’Institut de l’économie circulaire propose 10 axes de travail prioritaires pour la feuille de route de la conférence environnementale pour répondre aux questions suivantes

1.    Quel potentiel de l’économie circulaire en France en terme économique, social (emploi, qualité de vie) et environnemental (la réalisation d’une étude a été actée dans la loi consommation)

2.    Quel peut-être le rôle de la commande publique vers un soutien à l’économie circulaire avec la définition d’un ensemble de critères à respecter (taux de matières recyclées, externalités positives…), l’intégration de la notion de proximité dans les marchés liés aux matières premières et ressources et la mise en place des conditions nécessaire à l’expérimentation

3.    Quel rôle et potentiel de la fiscalité pour soutenir les acteurs qui s’engagent dans la voie de l’économie circulaire

4.    Comment accélérer le changement de comportement des industriels et des consommateurs finaux

5.    Comment réduire drastiquement le gaspillage des ressources mises en décharge ou incinérées alors qu’elles pourraient encore être utilisées

6.    Comment favoriser l’écoconception et l’anticipation des flux de matières en amont

  • Quels critères d’écoconception en favorisant les échanges entre les producteurs et les gestionnaires de déchets ?
  • Comment inciter les fabricants à allonger la durée de vie moyenne des produits selon des critères d’utilisation préalablement définis et ce pour éviter l’obsolescence programmée ?
  • Comment aborder les matières potentiellement toxiques ?

7.    Comment garantir la sécurité, la santé des  personnes et la continuité du fonctionnement de la chaine de valeur entre tous les acteurs et promouvoir la coopération multi acteurs

8.    Comment accélérer la mise en place de l’économie circulaire au niveau territorial

  • Comment mettre en place l’économie circulaire à l’échelle nationale avec l’ensemble des acteurs territoriaux des structures régionales dédiées d’appui technique et d’animation
  • Comment favoriser des expérimentations locales
  • Comment développer / soutenir les filières de réparation, consigne…
  • Comment développer / soutenir les filières permettant de maintenir les « matières secondaires» sur le territoire et le recyclage
  • Comment favoriser la recherche de nouvelles synergies entre différents acteurs d’un territoire, le développement des expérimentations locales, etc. ce qui nécessite aussi de repenser la gouvernance locale

9.    Comment favoriser l’innovation

  • Quel soutien aux  acteurs, entreprises et réseaux de recherche et formation centrés explicitement sur les thématiques d’économie circulaire
  • Comment favoriser l’accès au crédit impôt recherche ou aux aides de l’Ademe

10. De quelles connaissances et compétences nouvelles les professionnels actuels et future ont-ils besoin ? Au-delà de la création de filières d’expertise ou programmes d’excellence, comment s’assurer d’une dissémination des concepts de l’économie circulaire dans l’ensemble des cursus quel qu’en soit le programme suivi ? Quel impact sur la formation de formateur ? Comment favoriser la collaboration inter-établissements en termes de recherche ?

A propos : L’Institut de l’économie circulaire est une association nationale multi-acteur dont l’objectif est la promotion de l’économie circulaire en France et en Europe. Lancé en février 2013 l’Institut compte à ce jour plus de 150 membres ; entreprises, collectivités, associations, fédérations, parlementaires, centres de formation et de recherche…Président : François-Michel Lambert, député, Vice-président de la commission développement durableMarraine de l’Institut : Coline SerreauMembres fondateurs : Le Groupe La Poste, FEDEREC, La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, GRDF, Kedge Business School, Le Syndicat Français des Industries Cimentières, Ecofolio  »

Plus d’infos : www.institut-economie-circulaire.fr
Contact : contact@institut-economie-circulaire.fr

ATTENTION :  » La page soutien FB du bijoutier de Nice : gigantesque arnaque ???  » à lire dans Debunkersdehoax

Le drame subi par un bijoutier niçois et son agresseur mérite beaucoup plus que cet escalade médiatique et sociomédiatique déplacée et cette récupération politicarde par l’extrême droite et par la droite extrême locale.

Trouvons enfin des solutions pour éviter ces attaques criminelles de citoyens ( commerçants, pompiers, policiers, médecins, salariés divers …etc ) et leur réplique désespérée et parfois mortelle. Avec la volonté politique d’aboutir. Discutons posément, agissons pour prévenir, au lieu de faire du compassionnel dans un sens ou dans l’autre.

Disons BASTA et STOP aux agressions qui se banalisent de façon inadmissible dans une ville gorgées de caméras inutiles et impuissantes, et une ville qui a le plus grand effectif de policiers municipaux … mais pas nationaux depuis la destruction des services publics nationaux par Sarkozy. Une ville qui a les élus les plus sécuritaristes sans résultat. C’est l’Etat qui doit satisfaire à sa mission primordiale : assurer la protection des citoyens partout et à toute heure !

A lire dans Debunkersdehoax un article très important :  » une enquête qui mérite d’être prolongée, nous n’affirmons pas avec une certitude de 100% mais nous avons de TRÈS sérieuses preuves !!!

Un de nos membres avait la puce à l’oreille. Elle n’acceptait pas que la page de soutien du « Bijoutier de Nice » puisse obtenir autant de « like ».
Et elle avait apparemment raison de se méfier !!!

Notre enquètrice est allée fouiner sur un site fort intéressant « Socialbakers » qui détaille la provenance des like sur des sites/pages:

http://www.socialbakers.com/facebook-pages/510248039060920-soutien-au-bijoutier-de-nice

bijoutier nice1.jpg

Que montre ce site?

Que 80% des likes (!!!!!!!!!!!) proviennent de pays étranger!!!!!!

Et si on analyse plus finement:

bijoutier nice2.jpg

Que ces « like » proviennent de « pays mineurs »????????

Mais pour qui nous prend on????

Aux Debunkers nous savons qu’il existe des petits softwares pour augmenter le nombre de like d’une page, et nous avons toujours soupçonné certains sites fachos de les utiliser.
Mais cette fois, la manipulation est énorme si tout cela se révèle vrai!!!

QUI est derrière cette page?

Nous enjoignons nos lecteurs à partager cet article afin que chacun puisse réaliser ce qu’il se passe et devant quelle arnaque nous sommes! Arnaque qui surviens à un moment clé puisque le fn fait son université d’été à Marseille.

Il faut qu’une enquête soit ouverte afin de déterminer si manipulation il y a et le cas échéant de savoir de QUI proviens cette manipulation !  »

 

Conseil Fédéral d’EELV ( Europe Ecologie Les Verts ) des 14 et 15 septembre 2013 : motion  » Syrie l’urgence d’agir « 

Voici parmi les motions que nous avons adoptées ce week-end, celle sur la situation en Syrie

 » Attendus :

SYRIE, L’URGENCE D’AGIR !

Le soulèvement du peuple syrien est né dans le sillage des bouleversements politiques et recompositions géopolitiques qui secouent le Maghreb et le Machrek depuis le 17 décembre 2010, balayant une série de régimes dictatoriaux dans cette région. Ce mouvement de liberté, d’exigence de dignité et de justice sociale qui a traversé une grande partie du monde marque la fin d’une période néocoloniale et s’inscrit dans les crises multiples que connaît notre système mondialisé, sur fond de raréfaction des ressources. Mais, alors que le peuple renversait les dictateurs, en Tunisie, en Libye et Égypte, le pouvoir syrien décidait de réprimer dans le sang l’aspiration de son peuple à la démocratie.

L’utilisation, jusqu’à preuve du contraire, par le régime de Bachar El Assad de gaz chimiques contre un quartier d’habitation de Damas, le 21 août dernier, en violation des conventions internationales, (d’autres témoignages et enquêtes confirment l’usage de ces gaz chimiques depuis avril dernier) marque un nouveau stade dans l’horreur, la fin d’un tabou international que réprouvent même les soutiens de B. El Assad, Iran et Russie et constitue un crime contre l’humanité. Il est urgent d’agir pour la Syrie.

Depuis le début du soulèvement populaire contre la dictature, en mars 2011, la Syrie vit une tragédie : 100 000 morts, 2 millions de réfugiés et plusieurs millions de déplacés. Ces réfugiés et déplacés, qui représentent près d’un tiers de la population syrienne, vivent dans des conditions effroyables et les organisations humanitaires ne peuvent accéder à l’ensemble du territoire syrien, ce qui constitue une violation du droit humanitaire.

Selon le rapport du haut Commissariat aux réfugiés (HCR) du 2 septembre dernier, la moitié des deux millions de réfugiés sont des enfants de moins de 17 ans. Cet afflux vers les pays voisins n’a cessé de croître au fil des derniers mois. A ces réfugiés et déplacés s’ajoutent tous ceux qui n’ont aucun moyen de subsistance et qui restent encore dans leur foyer au cœur même du conflit, à défaut de pouvoir fuir. L’aide humanitaire envoyée par l’Union Européenne n’arrive pas, elle est confiée au croissant rouge syrien… qui le distribue exclusivement dans les zones sous contrôle du régime participant ainsi indirectement à le renforcer.

La Syrie est aujourd’hui un pays en ruine. Les bombardements et les pilonnages de l’armée syrienne ont conduit à la destruction d’un million et demi des logements et des nombreuses infrastructures urbaines. L’Unesco fait des appels sans succès pour que cessent les bombardements du patrimoine incommensurable qui se trouve en Syrie.

Cette situation humanitaire terrible est la conséquence de la fuite en avant du régime dans la violence et le crime contre des manifestations pacifiques. Face à cette répression, la population civile s’est organisée. Mais, après 43 ans de dictature, les partis politiques’ étaient faibles et l’opposition peine à se doter d’organes politiques représentatifs prenant en compte son hétérogénéité autour du Conseil National Syrien puis de la Coalition Nationale Syrienne(CNS) et de la Coordination Nationale Syrienne pour le Changement Démocratique(CNCD).

Les hésitations de la communauté internationale à reconnaître la C N S comme interlocuteur légitime n’ont pas aidé à stabiliser cette coalition. De même, les hésitations répétées concernant le soutien financier et l’aide en matière de moyens de communication et d’armement demandée par une parti de l’opposition syrienne modérée et démocratique ont donné l’occasion aux branches islamistes radicales syriennes et étrangères de rejoindre les rangs de la rébellion. L’intrusion de djihadistes puissamment armés tant par l’Arabie Saoudite que le Qatar, a justifié l’inaction, malgré l’absence de soutien de la population syrienne à ces groupes.

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CONSEIL FEDERAL I 25 & 26 mai 2013 I Paris

La France et le Royaume-Uni, lors de précédentes exactions particulièrement choquantes, avaient annoncé des possibles livraisons d’armes à l’opposition, mais il n’en a, apparemment, rien été. Pourtant, en Syrie, se déroule déjà une intervention extérieure, menée par l’Iran et la Russie, impliquant des groupes armés au sol, Libanais (Hezbollah), Irakiens et Iranien avec la présence d’experts militaires Russes et la livraisons d’armes lourdes en quantité.

Une autre « certitude » a joué dans ce manque de volonté, l’illusion que Bachar El Assad défendait les minorités, en particulier chrétiennes, que son départ entraînerait des violences ou un éclatement du pays. Pourtant, ce danger ne tient pas compte de la longue histoire de la Syrie, de son multiculturalisme… L’instrumentalisation des appartenances par le régime sert à diviser, à monter les communautés les unes contre les autres et à paralyser la communauté internationale et son opinion publique.

Le risque de déstabilisation régionale a aussi justifié l’inaction. Or, la déstabilisation des pays limitrophes, en particulier le Liban et la Jordanie est déjà une réalité. Contrairement à l’image qui est donnée, ce n’est pas le risque de chute du régime Assad mais son maintien qui réactive le conflit géopolitique entre l’Iran chiite et l’Arabie Saoudite sunnite.

Sur le plan diplomatique, le blocage actuel du conseil de sécurité de l’ONU, du fait des vetos russes et chinois, empêche d’agir dans le cadre Onusien. L’échec de Genève 1 et le report successif d’une conférence dite Genève 2 montre que faute de pression sur les acteurs du conflit, aucune solution politique n’émergera d’elle-même.

C’est pourquoi nous devons réfléchir à toutes les possibilités à l’aune de nos principes de non- violence, en ayant conscience du cynisme de la politique des grandes puissances, des intérêts peu ragoutants de nombre de protagonistes, mais avec la conscience de ce qui se trame en Syrie et de l’acte terrifiant qui vient de se commettre et ne manquera pas d’être répété, en l’absence de réaction de la communauté internationale.

Il ne s’agit pas de « punir » comme l’a dit François Hollande, ni de simplement sanctionner, mais d’arrêter cette guerre et de parvenir à des négociations multilatérales, permettant l’avènement d’une Syrie apaisée et démocratique laissant la place à toutes les communautés qui compose ce pays, en particulier les kurdes.

Pour autant, la méfiance de chacun-e est légitime face à des gouvernements, incapables de gérer la crise, inféodés aux puissances économiques et capables des pires mensonges comme l’ont montré la guerre en Irak, avec les résultats catastrophiques que l’on constate aujourd’hui en Irak comme en Afghanistan. Comment croire aux motivations « morales » de pays qui ont soutenu, tant qu’elles servaient leurs intérêts, les dictatures qu’ils prétendent combattre aujourd’hui ?

Nous connaissons la longue stratégie occidentale de contrôle du Moyen-Orient qui a pour objectif principal de garantir la sécurité d’approvisionnement en hydrocarbures de bonne qualité et à bas coût d’extraction. D’ailleurs, un événement plus confidentiel a précipité les choses en 2013 : le lancement de la construction d’un gazoduc Iran-Irak-Syrie permettant d’alimenter les marchés européens directement par la Méditerranée, en concurrence avec le gaz du Qatar, prisonnier géographique du long trajet Golfe persique – océan indien – mer rouge – canal de Suez. Pourtant, le Qatar a aussi un projet concurrent de gazoduc terrestre, soutenu par l’Europe qui casserait ainsi le monopole gazier de la Russie, cheminant par la Turquie qui soulagerait sa dépendance au gaz iranien, par Israël qui deviendrait aussi fournisseur de l’Europe à la suite des récentes découvertes de gaz au large de ses côtes. Ce projet qatari et alliés aurait son centre à Homs, dont on saisit ainsi l’importance stratégique.

Comment, d’ailleurs, ignorer le “deux poids , deux mesures” qui régit les réactions internationales ? Au Bahrein et en Arabie Saoudite, la population chiite est opprimée. Dans les monarchies du golfe, la démocratie n’existe pas. En Égypte, un coup d’état militaire a renversé un

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gouvernement de frères musulmans avec l’appui de l’Arabie saoudite (avec laquelle, d’ailleurs, l’industrie d’armement française vient de signer une vente d’armes d’1 milliard d’euros…), pendant que la Qatar soutient des forces syriennes, proche des frères musulmans. Et bien sûr, la Palestine, toujours en attente du respect des résolutions de l’ONU et du droit international.

L’initiative actuelle de la Russie, après la menace de frappes occidentales, de proposer une négociation sur les armes chimiques, acceptée par le gouvernement syrien, écarte pour le moment l’option militaire. Le gouvernement syrien devrait adhérer tout d’abord à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques( OIAC) , ensuite dévoiler les lieux de production et de stockage de l’arsenal chimique, enfin, faciliter l’accès à des inspecteurs internationaux pour décider des modalités de destruction.

Il faut se saisir ce nouvel espace de négociation malgré les réticences que peuvent susciter les déclarations de Poutine, écartant d’emblée la responsabilité du régime dans l’attaque du 21 aout, et celles des l’Armée Syrienne libre (ASL) qui refuse un plan n’abordant pas la question de la saisine de la Cour pénal internationale pour les responsables de l’attaque chimique.

D’autant qu’une discussion bilatérale entre les ruses et américains, sans participation ni du représentant des Nations Unis pour la Syrie, ni d’autres pays, doit attirer toute l’attention des écologistes quant au jeu complexe qui se joue entre les deux grandes puissances.

Mais si nous devons être lucides sur l’état du monde et sur la nécessité impérieuse d’en modifier absolument le fonctionnement, nous ne pouvons abandonner un peuple aux massacres. Nous ne devons pas oublier que, à la différence de l’Irak, c’est le peuple syrien qui s’est soulevé. Il faut dé- régionaliser ou dé-géopolitiser le conflit syrien et revenir à l’essentiel, le droit du peuple syrien à l’autodétermination et à choisir ses dirigeants.

Motion :

Le Conseil Fédéral d’Europe Ecologie – les Verts, réuni les 14 et 15 septembre :

1) souhaite qu’une position conjointe avec les partis verts européens soit recherchée

2) considère que si ’utilisation d’armes chimiques contre sa propre population est avérée, la dictature syrienne aurait franchi un nouveau seuil dans la barbarie,

3) soutient la saisie de la CPI pour enquêter sur tous les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis en Syrie, quels qu’en soient les auteurs, et traduire les responsables de ces crimes devant la justice internationale

4) demande la convocation du Conseil de sécurité pour condamner l’usage et la possession des armes chimiques, prohibées depuis 1925, interdiction précisée et renforcée par la Convention sur les armes biologiques (1973) et celle sur les armes chimiques de 1993.

5) demande le renforcement du soutien diplomatique et financier de la France en direction des différentes forces démocratiques au sein de l’opposition syrienne (Coalition Nationale Syrienne et Coordination Nationale pour le Changement Démocratique).

Le Conseil Fédéral d’Europe Ecologie – les Verts, réaffirmant que le programme d’EELV préconise la prévention des conflits et la négociation politique comme seul moyen de parvenir à la paix, demande :

1)l’utilisation de l’ensemble des leviers diplomatiques, politiques, pour protéger le peuple syrien et créer les conditions d’une solution politique,

2)le renforcement du régime de sanctions notamment bancaires et commerciales, l’amélioration de leur surveillance et de leur exécution,

3.la convocation d’une conférence de paix auxquelles doivent être d’ores et déjà invitées

toutes les parties prenantes, sans exclusive, y compris l’Iran,

4. souhaite que cette conférence soit une véritable négociation, posant toutes les questions qui bloquent le règlement du conflit, au niveau régional et international.

Sur la négociation sur les armes chimiques, le conseil fédéral se prononce :

1) – pour saisir la proposition russe sur le contrôle des armes chimiques souhaitant qu’elle sorte d’un cadre bilatéral et que le représentant pour la Syrie des Nations Unies y soit présent,

2) -pour la convocation du Conseil de Sécurité pour acter l’accord intervenu, dans des courts délais et avec un calendrier précis.

Sur la question d’une éventuelle intervention militaire, le conseil fédéral demande au gouvernement français de ne pas participer à l’intervention militaire hors mandat onusien.

En tout état de cause, en cas d’intervention, le conseil fédéral demande :

  1. 1)  De consulter toutes les forces politiques et militaires de la résistance démocratique syrienne,
  2. 2)  De fonder son intervention sur les éléments de preuve du rapport des experts des Nations- Unies, ainsi que de rendre public tous les éléments disponibles permettant d’établir l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien.
  3. 3)  De soumettre toute intervention au vote préalable du parlement français.
  4. 4)  De définir un objectif politique clair à cette intervention qui doit :

    a) contribuer à protéger le peuple syrien, non seulement contre l’usage des armes chimiques mais aussi contre les bombardements et l’aviation du régime.

    b) permettre un changement du rapport de force diplomatique, afin de ramener l’ensemble des parties prenantes du conflit autour de la table des négociations, pour définir une solution politique à la crise qui offre des garanties à l’ensemble des parties.

    c) définir des modalités d’intervention précises qui excluent explicitement l’envoi de troupes au sol et limite l’opération dans le temps

    d) en cas d’intervention dans le cadre de l’ONU dans le cadre du Chapitre VII, mise en œuvre d’un Etat Major avec des forces d’interposition conséquentes (casques bleus)

    e) agir dans un cadre multilatéral et en recherchant la coalition la plus large possible notamment auprès des pays de la ligue arabe

5) d’Interdire l’utilisation de l’uranium appauvri.

Concernant la situation humanitaire, le CF demande

1) A l’Union Européenne et, en particulier à la France, d’augmenter leur contribution et leur aide d’urgence pour venir en aide aux déplacés et réfugiés ;

2) A la communauté internationale, de rappeler à l’ensemble des belligérants l’impératif de respecter le droit humanitaire international et assurer l’accès des organisations humanitaires à l’ensemble du territoire syrien. D’exiger des corridors humanitaires capables d’acheminer l’aide sanitaire et alimentaire.

3) Aux pays européens et, en particulier, à la France d’ouvrir ses frontières aux réfugiés syriens et de prendre des engagements chiffrés pour leur venir en aide, notamment en activant la directive européenne de 2001 dite de « protection temporaire », qui permettrait d’ouvrir largement les frontières de l’Europe face à cette situation d’urgence.

4) A la société civile, aux ONG et collectif des actions civiques des nations : par exemple,

Mettre un bateau hôpital dans les eaux internationales au large de la Syrie, avec un couloir humanitaire jusqu’au sol sous l’égide de l’ONU. Et ce immédiatement, avant les frappes, pour les prévenir.

A plus long terme, le CF rappelle :

1) l’impératif de modifier la constitution qui n’oblige pas la consultation et le vote de la représentation nationale en cas d’opération militaire extérieure

2) l’urgence d’élargir le nombre de pays membre du conseil de sécurité et d’en faire évoluer le fonctionnement notamment en ce qui concerne l’exercice du droit de veto, celui-ci étant désormais totalement inadapté à la géopolitique du monde actuel

3) La nécessité de renforcer l’intégration européenne en matière de diplomatie et de défense. 4) La nécessité de promouvoir dans les pays du Moyen-Orient l’adhésion au projet de

Protocole de Rimini sur la gestion mondiale des hydrocarbures

5) L’urgence également de s’engager sur tous les continents y compris au Moyen Orient dans le désarmement nucléaire, qui constitue une menace encore supérieure à celle des armes chimiques. (JM Matagne)

6) œuvrer pour la tenue à une date rapprochée de la Conférence sur un Moyen-Orient sans armes de destruction massive (nucléaires, biologiques et chimiques) qui aurait dû se tenir en Finlande avant la fin de 2012

En interne, le conseil fédéral

1) charge le Bureau exécutif de mobiliser les populations à travers nos réseaux d’élu-es, militant-e-s, adhérent-es pour une solidarité active avec le peuple syrien et qui vît une crise humanitaire sans précédent.

2) Charge le Bureau Exécutif d’envoyer la résolution des euro Parlementaires Verts (résolution mise en annexe de la présente motion.  »

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Un grand Monsieur nous à quitté, Albert JACQUARD – Et le communiqué de Michèle RIVASI, eurodéputée EELV ( Europe Ecologie Les Verts ) :  » Hommage à Albert Jacquard « 

Albert JACQUARD  avait soutenu Civilization International dès sa création. Un grand personnage qui a apporté plus que sa pierre à l’édifice national et planétaire. Un grand spécialiste aussi en plus d’être un grand philosophe et un Sage. Inconnu pour certains par rapport à certains amuseurs trop médiatisés … comme un certain suppôt de Poutine et de son grand sens de la démocratie, et qui joue aussi le faire valoir de l’immonde dictateur mis en place par la Russie en Tchétchénie.

Voici le communiqué de Michèle :

 » C’est avec une grande émotion que Michèle RIVASI, eurodéputée et vice-présidente du groupe vert au Parlement Européen, a appris le décès d’Albert Jacquard.

« Je suis très touchée par cette nouvelle, c’est une grande perte. Grand chercheur et généticien, cet humaniste s’est toujours battu, avec modestie, pour des causes justes, en faveur de l’intérêt général.

Dénonçant l’industrie du nucléaire civil comme étant le pire danger pour l’humanité, il avait également signé avec Stéphane Hessel un manifeste pour le désarmement nucléaire. Il considérait que la concurrence minait la société et il faisait plutôt « l’éloge de la différence », comme le titre de l’un de ses ouvrages, en valorisant les individus, leur coopération et la solidarité entre tous.

Engagé pour la défense des plus démunis, il milita pour le droit au logement pour tous et la régularisation des sans-papiers.

Il était venu à Valence dans le cadre d’une conférence à l’Université Populaire de l’agglomération valentinoise. Bien qu’affaibli physiquement, écouter son discours permettait d’oublier toutes les scories qui ternissent aujourd’hui notre monde.

Je tiens à rendre un immense hommage à ce Monsieur, sa voix et sa présence nous manqueront. »

 

 

 

 » EELV soutient la revendication des artisans sur la TVA à 5%  » Communiqué de presse d’Europe Ecologie Les Verts

Lettre d'information EELV

Les artisans étaient mobilisés aujourd’hui pour réclamer une baisse de la TVA dans le bâtiment. EELV soutient cette revendication et veut aller plus loin.

« Ecologistes = taxeurs » ? Rien n’est plus faux. Dans la perspective du budget 2014, les écologistes se sont prononcés contre une hausse du niveau général des impôts. Nous voulons une fiscalité intelligente qui taxe moins l’humain et les activités qui créent des emplois tout en taxant plus les pollutions et les gaspillages.

Une première avancée a été enregistrée avec la baisse de la TVA à 5% (au lieu de 10%) dans la construction et la rénovation du logement social. C’est une avancée importante qui permettra d’engager la France dans une politique de logement social plus ambitieuse. Mais nous voulons aller plus loin. Soutenir les artisans, l’activité et l’emploi durable et non-délocalisable c’est aussi agir grâce à l’impôt. C’est la raison pour laquelle dans le cadre du budget 2014 nous allons proposer de baisser la TVA également dans tous les secteurs du logement (construction, rénovation, isolation thermique…) et dans le secteur des transports en commun.

Pour favoriser l’activité durable et créer des emplois, EELV veut un budget ambitieux et stratège qui donne la priorité à ces secteurs indispensables pour les citoyens « .

Jean-Philippe MAGNEN, porte parole

La fête qui défriche à Nice, le 21 et 22 septembre 2013 à Colomar avec Terra Segurana

Fete qui déchiffre 22 sept 13

 

 » Les associations « les Jardins Partagés de Terra Segurana » et la « Zonmé » organisent, Samedi 21 et Dimanche 22 septembre, avec le soutien du Pôle d’ECOnomie Solidaire des Alpes-Maritimes et du Collectif d’Association Pour des Réalisations Ecologiques (CAPRE 06), la « Fête qui défriche 2 ».

Le jardin partagé de Colomars, situé au chemin du Génie (le petit), est un potager de 4000 m² pédagogique et familial ou 6 familles cultivent une parcelle. Dans un cadre magique à quelques kilomètres seulement de Nice, en zone classée Natura 2000 dans le vallon de Magnan, les Jardins Partagés de Terra Segurana promeuvent une agriculture qui se passe de produits issus de l’industrie chimique, qui refusent les semences issues de manipulations génétiques et qui préserve les ressources essentielles aux générations futures.

Réconcilier l’Homme et la Terre, promouvoir les arts scéniques et ornementaux, retisser un lien social interculturel et intergénérationnel, créer des emplois et même redynamiser une économie locale, tels sont les objectifs de ces associations.

VENEZ METTRE LES MAINS DANS LA TERRE ET PROFITER DU PLEIN AIR GRACE AU CAMPING GRATUIT!

action week-end : aménagement de la parcelle collective en vue des plantations d’hiver, collecte de galets pour la création des allées, défrichage des ronces et de leur pied, remise en état du bassin de boue.

dimanche: cours de jardinage en 4 étapes: 1/exposition et surfaçage, rôle des haies. 2/différents types de terre et test PH. 3/apprivoiser les outils et techniques de travail du sol. 4/ enrichissement de la terre + familles et exigences des familles de plantes et légumes.

PROGRAMME : LES PETITS GARS LAIDS : Ces 4 musiciens vous proposent une musique festive, acoustique et chaleureuse imagée par des textes racontant des histoires de la vie quotidienne drôles et émouvantes.
http://www.lesptitsgarslaids.com/biographie

BENJAMIN FINCHER, Pop orchestrale, folk lo-fi, indie-rock, 8-bit électronique. www.benjaminfincher.com

SAI AFRONYMOUS : WALL-TSHIRT-SKATEBOARD-VYNIL-SOUND SOUUUUL !www.afronymous.com

MONSIEUR RÊVE : is a DJ and a music producer based in Nice along the French Riviera https://www.facebook.com/pages/monsieur-rêve/168381202923

ENTREE 3 euros
RESTAURATION de 2 à 6 euros
BOISSONS de 1 à 5 euros

L’Association Les Jardins Partagés de Terra Segurana, créée au mois de Mai 2013, a besoin de vous : Un appel à don est prévu pour les outils de jardinages qui permettront de commencer des cours réguliers pour 12 à 20 personnes dès cet automne.

Dans un jardin on récolte bien plus que ce que l’on sème ! »

 » Damas, Verdun de la Liberté ?  » par Alain LIPIETZ

« On ne « donne » pas la liberté, on ne peut qu’aider un peuple en lutte à la conquérir. Entre la non-intervention et les bombardements de confort moral, il y a peut-être une voie utile pour aider son prochain. » Alain LIPIETZ

A lire en entier dans le n° de Politis du 5 septembre qui ouvre le débat sur la non-intervention en Syrie. Voir à la suite, à lire en entier dans Politis, la contribution d’Alain LIPIET :

 » De mois en mois, les occasions de revisiter la crise des années 30 pour éclairer la crise présente se multiplient. Désormais :  la question de la guerre ou de la »non-intervention ». Mêmes causes, mêmes effets, mêmes punitions : comme disaient les Anciens, « Le capitalisme porte la crise et la guerre comme la nuée porte l’orage »…

Il y a quelques mois, je profitais d’une réunion politique à Madrid pour visiter le Musée de la Reine Sofia, un ancien couvent qui sert désormais d’écrin à Guernica. Cette fresque bouleversante et gigantesque fut peinte par Picasso pour mobiliser l’opinion mondiale contre le danger international des fascismes, désormais alliés. Elle dénonçait le premier bombardement aérien de terrorisation, crime commis par la Légion Condor de l’aviation allemande mise au service de Franco.

Guernica trône aujourd’hui dans une salle immense, encadrée par d’autres salles où sont exposé les tableaux ou affiches des artistes du camp progressiste international, mobilisé « pour l’Espagne ». Les panneaux explicatifs notent avec une pointe d’amertume que la Guerre d’Espagne a offert à la peinture mondiale quelques nouveaux thèmes : une certaine « hispanitude », des population civiles impuissantes, écrasées par le fer et feu tombés du ciel…

Je me penchai sur des « Une » du mensuel Regards, news magazine du PCF lancé en 1932. À l’époque c’est un précurseur du photojournalisme, pour qui travaillent des géants (Cartier-Bresson, Capa, Ronis…). Le titre a déjà le même graphisme que celui des années 2000 (coucou, Clémentine, Roger !) Une couverture crie : « Madrid, Verdun de la Liberté ».

Ce titre me glaça. Au même moment, les troupes aguerries du Hezbollah balayaient à l’est de la Bekaa les villes libérées par les insurgés syriens. La dictature baasiste de Assad écrasait sous les bombes et les Scud ses propres populations. Le TNT est-il plus politiquement correct que les gaz ? Le monde se taisait. Les derniers feux du Printemps arabe seraient-ils ainsi noyés ? Titrera-t-on un jour « La Ghûta, Guernica de la Liberté » ?

Aujourd’hui le monde s’ébroue. « Ça sent le gaz, c’en est trop ». Pas question évidemment de « faire tomber le régime ». Simplement, une bonne tape. Et encore… A l’époque de Guernica, les foules du Front Populaire s’époumonaient : « Des canons pour l’Espagne ! » et le pauvre Léon Blum, pathétique, leur répondait « Mais vous savez bien que je ne peux pas ! » Son ministre Pierre Cot, Jean Moulin, Malraux parvinrent à passer quelques avions aux républicains. Mais le gros du soutien viendra de Staline, et le Parti Communiste d’Espagne en profitera pour s’imposer sur le terrain, massacrant ses partenaires républicains du POUM et de la CNT.

Pourquoi Léon Blum n’a-t-il rien fait ? Bien sûr, la composante pacifiste de la gauche française (avec la puissante Fédération des instituteurs), traumatisée par le cauchemar de 14-18, refusait « l’engrenage ». Soutenir les républicains espagnols, c’était déjà affronter Hitler et Mussolini. Et surtout, l’Angleterre ne voulait pas, justement à cause de la composante stalinienne dans la résistance espagnole à Franco. Neville Chamberlain ne désespérait pas de jeter Hilter contre Staline…

Aujourd’hui, et jusqu’au gazage de la Ghûta (la banlieue de Damas tenue par les rebelles à la dictature), le monde « ne peut  pas », ne veut pas. Parce que le syndicat des dictateurs, avec à sa tête la Russie de Poutine, soutient Assad. Et la Chine, la vraie super-puissance, considère la Russie comme son ministre délégué aux affaires « à l’Ouest d’Aden ». Et surtout, parce que les forces sunnites jihadistes, proches d’Al Qaeda, sont maintenant la principale composante militaire de la révolte contre Assad. Parce que justement on n’a pas voulu aider la résistance quand elle était laïque et démocrate. Et comme Assad (bien aidé par le fanatisme de la composante sunnite des rebelles) est parvenu à transformer la guerre civile en guerre confessionnelle, les chiites radicaux, soutenus par l’Iran, sont entrés en guerre contre les sunnites radicaux. Et le monde ne désespère pas de voir Al Qaeda et le Hezbollah s’entre-dévorer.

…  »

Alain LIPIETZ

 

Un excellent article dans « Le Monde » sur notre pauvre Plaine du Var assassinée par l’éco-béton-vallée d’ESTROSI :  » « L’Eco-vallée » de Nice n’a-t-elle d’écologique que le nom ? « 

Un projet inutile,  ruineux et mal oréparé que je condamne depuis le départ !

A lire en entier dans LE MONDE

 » Jérôme Petruccoli, 80 ans passés, est un des grands propriétaires terriens de Nice. Dans la plaine du Var, qui s’étire derrière la ville, sa maison fait désormais face au monumental chantier du stade Allianz-Riviera. Un projet parmi d’autres de l’Opération d’intérêt national (OIN) qui vise à réaménager cette vallée évasée, transformée au fil des décennies et des plans d’urbanisation en un patchwork de garages, déchetteries, centres commerciaux, usines, villas, friches, exploitations agricoles…

« On dirait une miniature », dit M. Petruccoli en jettant un œil sur sa demeure plantée au milieu de ses serres, à quelques mètres de la structure métallique du futur stade. Avec le magasin Ikea de 40 000 m2 qui sera construit juste à côté, l’homme doit se exproprier au total de 1 400 m2 de terrain. Mais ce qui l’exaspère le plus, c’est la gestion du dossier par les élus locaux.

« Un mois après son élection, Estrosi est venu me voir au terrain de boules, se souvient-il. Il m’a dit : ‘Monsieur Petruccoli, on donnera le même prix à tout le monde pour le foncier.’ Mais il y a ceux qui ont négocié, et ceux à qui, comme moi, on propose 100 euros du m2, au prix de la terre agricole. Et si encore ils conservaient vraiment la vocation agricole de ces terres… Mais il les achètent, les laissent en friche quelque temps, et puis ils construisent », explique-t-il de sa voix tranquille.

UN PROJET HÉTÉROCLITE, ATTAQUÉ SUR TOUS LES FRONTS

Jérôme Petruccoli n’est pas le seul concerné par ces expropriations prévues dans le cadre de l’OIN de la plaine du Var – cette opération validée en 2007 par Christian Estrosi, alors ministre UMP de l’aménagement du territoire, aujourd’hui vice-président de l’Etablissement public d’aménagement (EPA) qui la pilote, maire de Nice et président de la métropole niçoise. Le tracé de la route de quatre voies, qui doit desservir le stade, empiète, à lui-seul, sur 115 propriétés. Dont celle de Jeanne Venturino, 85 ans, qu’elle partage avec un couple d’octogénaires et une famille avec deux enfants.

L’été dernier, des militants de mouvements citoyens niçois ont remis en culture son jardin, et vendu leur récolte au voisinage pour se mobiliser contre la démollition de sa maison. Mais cette expérience de potager collectif n’aura pas duré plus d’une saison : « La vieille dame n’a pas supporté l’agitation et les pressions », explique Lætitia Barriera, paysanne membre de l’association Terra Segurana. Tout comme elle « ne pourra supporter un changement de domicile », note son avocat, Me Spatafora.

Le stade, le magasin Ikéa, la voie de 40 mètres ne sont que quelques-uns des projets de construction lancés dans le cadre de cette vaste opération baptisée « Eco-vallée », qui prévoit de bâtir aussi, tout au long du lit du Var, plusieurs quartiers d’habitation, une plateforme logistique agro-alimentaire, un centre d’affaires avec nœud de transport et parc des expositions, un technopôle… L’OIN couvre au total 10 000 hectares de la vallée niçoise, dont 450 hectares doivent être urbanisés, avec pour objectif la création de 50 000 emplois et de 4 400 logements.

S’efforçant de donner une cohérence à cet ensemble hétéroclite, l’EPA explique dans son « projet de territoire » :

« Il s’agit en vérité d’inventer une mixité complexe donnant un sens à la cohabitation d’activités de nature très différentes (industrie, agriculture, tertiaire, tourisme, commerce…) avec des logements, des équipements publics autour de trois éléments fondamentaux qui doivent servir de lignes conductrices : le fleuve, le grand paysage et la richesse écologique. » Ou encore : « de forger un modèle original ni tout à fait ville, ni tout à fait campagne ».

LA MULTIPLICATION DU PRÉFIXE « ÉCO »

Tentaculaire, l’opération « Eco-vallée » est aussi attaquée sur tous les fronts, par des citoyens et militants locaux aux profils variés. Il y a par exemple Gilles Zamolo, représentant des supporters de la Brigade Sud Nice, qui déroule un argumentaire pointilleux contre un stade de football à « vocation commerciale » (une galerie marchande doit s’y implanter), qui doit ouvrir ses portes avant même que ne soient achevées les routes qui le desservent.

Il y a Emmanuelle Gaziello, conseillère municipale Front de gauche, qui s’insurge contre la stratégie économique de M. Estrosi, qui « veut faire de Nice un grand centre de tourisme d’affaires » en attirant les sièges sociaux des grands groupes, sans valoriser l’économie locale.

Il y a aussi Nadège Bonfils, coordinatrice (EELV) du collectif OIN-Plaine du Var : pour un débat citoyen, qui s’inquiète des constructions sur d’anciennes zones inondables déclassées, dans le lit majeur du Var – ce fleuve dont les crues sont restées gravées dans la mémoire collective niçoise.

Il y a encore, sur toutes les lèvres, l’accusation persistante du manque de débat réel et de l’opacité qui entoure les projets de l’OIN, en dépit de la démarche de concertation publique affirmée par l’EPA.

Lire l’éclairage sur « les limites décriées des enquêtes publiques »

Mais parmi toutes ces critiques, il y en a une qui entre franchement en collision avec le cœur de la communication de l’EPA, que révèle la multiplication du préfixe « éco » (pour écologique) au fil de ses dossiers de presse – « éco-vallée », « éco-quartier », « éco-stade », « éco-exemplarité »… « Charte d’adhésion au cadre de référence pour la qualité environnementale de l’aménagement et de la construction » et « guide de préservation de la biodiversité » à l’appui, l’établissement public qualifie son projet de « première opération d’intérêt national entièrement dédiée au développement durable ».

Même la grande surface Ikea participe à cette ambition, explique Christian Estrosi :

TERRES FERTILES BÉTONNÉES, FAUNE ET FLORE MENACÉES

Face à cette posture vigoureusement verte, Lætitia Barriera tranche : « Ça ne peut pas être écologique de bétonner des terres agricoles parmi les plus fertiles d’Europe. » La jeune agricultrice a lancé un projet de jardins partagés pour tenter de préserver la « vocation nourricière » de la plaine du Var. Dans cette optique, elle a calculé que « sur les 23 hectares du grand stade, nous aurions pu créer 4 000 parcelles de jardinage de 50 m2, nourrir 4 000 personnes à l’année minimum » et, en cultivant des choux, aubergines, tomates et autres fruits et légumes en agriculture biologique, gagner plus de 1,5 million d’euros par an. Tout en donnant du travail à des jeunes en difficulté ou des jardiniers du coin, en protégeant l’environnement, ou encore en « valorisant un patrimoine éco-touristique », argumente-t-elle.

Outre l’artificialisation des terres, la pollution atmosphérique, la détérioration de la nappe phréatique et la destruction de la biodiversité sont aussi au menu d’un copieux dossier constitué par le Collectif associatif pour des réalisations écologiques (Capre 06), qui a saisi la Commission européenne, à la mi-mai, pour « non-respect de la législation européenne » dans le périmètre de l’OIN. Une zone couverte notamment par deux espaces de protection Natura 2000 : la vaste zone humide de la basse vallée du Var (qui sert de refuge et d’aire de nidification à de nombreux oiseaux d’eau et oiseaux migrateurs) et les vallons obscurs.

MANQUE D’INFORMATION ET DE VISION D’ENSEMBLE

…  »

Langues régionales ( Le Nissart par exemple ) :  » Un rapport qui doit se traduire par des actes  » communiqué de presse du Partit Occitan

 » Un rapport a été remis à la ministre de la Culture et de la Communication ce lundi. Rédigé à la suite du travail d’un comité de 10 personnes que la ministre avait nommé au mois de mars dernier, ce rapport contient des propositions tout à fait réalistes afin que soit mise en place une véritable politique en faveur des langues régionales. Cette commande avait été faite à la suite de l’annonce par le président de la République qu’il n’était pas possible de ratifier la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. C’était pourtant une de ses promesses mais le chef de l’État et son premier ministre considèrent que la Constitution ne permet pas la ratification.
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 » Tramway : la ligne 1 est arrivée à Pasteur, cap sur L’Ariane et La Trinité ?  » a lire sur Nice Premium

Nous étions un certain nombre lors de cette inauguration appartenant à différents mouvements politiques et différentes associations afin de rappeler que les capitaux alloués par l’Etat en 2002 l’était à condition que la ligne 1 arrive à La Trinité en passant par l’Ariane. %%% Une obligation donc à moins que Chrisiain ESTROSI ne rende les millions ainsi attribués … en les prenants sur ses fonds personnels ! Car il n’y a aucune raison que les Niçois soient à nouveau pénaliser par une gestion chaotique de nos impôts. Et le début de l’article de Nice Premium :  » Depuis hier, jour de son inauguration*, il est désormais possible de se rendre en tramway à Pasteur. En franchissant le Paillon le tramway apporte une bouffée d’oxygène à un quartier présentant une densité de population importante.
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« Bon mois de recueillement, de partage, de générosité, de privation et de fête, bon mois de ramadan pour ceux qui le suivent ! » Dr André MINETTO Président de Civilization International association de dialogue inter-culturel et de géostratégie solidaire

Bon mois de recueillement, de partage, de générosité, de privation et de fête pour ceux qui le suivent ! Le mois de ramadan commence.  Un moment de l’année plus fort et plus concentré. Un mois d’épreuves avec de longues journées chaudes.

Pensons à ceux qui travaillent en extérieur.

Et à ceux qui ne peuvent pas faire la partie festive.

Décryptage : deux situations différentes dans l’Histoire méditerranéenne en marche :  » Ce que l’Egypte pourrait éviter dans le « scénario algérien »  » par Yassin TEMLALI dans « Le quotidien d’Oran »

Une excellente analyse de deux situations très différentes. Et deux pays en pleine transformation qui, espérons-le, aboutiront. A lire en entier dans __[Le quotidien d’Oran|http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5185016|fr]__ CE QUE L’ÉGYPTE POURRAIT EVITER DANS LE « SCÉNARIO ALGÉRIEN » Il est très courant, ces jours-ci, de parler de la « réédition du scénario algérien » en Egypte, où le processus révolutionnaire lancé en janvier 2011 traverse un moment critique, avec le retour de l’armée sur le devant de la scène et son hold-up caractérisé sur la formidable mobilisation anti-Morsi, initié par le mouvement Tamarod. Il n’est pas nécessaire d’énumérer toutes les différences entre ce qui s’est passé dans ce pays et l’annulation, par les militaires algériens, des élections législatives de décembre 1991, remportées par le Front islamique du salut (FIS). Citons-en seulement deux, les plus importantes. La première est que la démission de Mohamed Morsi était une revendication réellement populaire, ce qui n’était pas le cas de l’arrêt du processus électoral en Algérie, où, pour une partie non négligeable de l’électorat, seuls les intégristes radicaux pouvaient en finir avec le système FLN.%%%
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« Jusqu’où iront les provocations du Maire de Nice vis-à-vis de la communauté niçoise et nationale? » M. A. FETNAN « Un communiqué que je partage entièrement » Dr André MINETTO Président de Civilization International association de dialogue inter-culturel

 » Un communiqué que je partage entièrement !  » Dr André MINETTO Président de Civilization International, association de géostratégie solidaire et de dialogue inter-culturel  » Christian Estrosi vient de déclarer que l’Islam est incompatible avec la démocratie. A la veille des municipales, la course pour rattraper Le Pen n’a plus de limite pour le Député-maire de Nice. Demain, commence le mois de Ramadan, mois sacré pour les musulmans. Ces propos sont donc une véritable provocation vis-à-vis de la communauté musulmane niçoise et nationale qui n’aspire qu’à vivre dans la cohésion et la paix.
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