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Nacioun Nissarda: questionnaire pour les candidats à l’élection municipale de Nice 2020 Réponse de NICE ECOLOGIQUE

Nacioun Nissarda : « Nous avons reçu les réponses au questionnaire qui intéressait les « Nissart ». Nous n’avons pas eu de réponses de la part des listes d’Estrosi, Allemand et Damiano.
Nous vous livrons les réponses sans autre commentaire. Nous vous donnerons notre point de vue « nissart » par ailleurs.

Réponse de NICE ECOLOGIQUE

QUESTIONNAIRE POUR LES CANDIDATS A L’ELECTION MUNICIPALE DE NICE DE MARS 2020

1) TRAVAUX : Nous avons vu, ces dernières années, à Nice un développement de grands travaux dans notre ville. Prévoyez-vous de continuer voire d’accentuer de grands travaux sur Nice ? Etes-vous favorable à une concentration littorale ?

Jean Marc Governatori : Non, il faut éviter les grands projets inutiles, qui gaspillent l’argent public, qui détruisent notre patrimoine végétal ou qui génèrent pollution toxique ou qui provoquent l‘accélération de l’atteinte irréversible des conditions climatiques (extension de l’aéroport … ). Nous maintenons le Palais des Expositions où il est. Nous n’en construisons pas de nouveau. Nous gardons également le Palais des Congrès. Nous faisons un inventaire des locaux tertiaires inoccupés. Nous construisons la ville sur la ville, nous évitons d’imperméabiliser de nouvelles terres.

2) TERRES AGRICOLES : Les terres agricoles ont tendance à disparaitre. Que comptez-vous faire pour arrêter ce processus et retrouver des terres exploitables ? Etes-vous favorable à la production locale (gage de traçabilité) plutôt qu’à l’importation massive ? Etes-vous favorable à un label local ? Votre position sur les jardins partagés dans la ville ?

Jean Marc Governatori : Il faut arrêter de bétonner nos terres arables par modification du PLUm (Plaine du Var, une de terres le plus fertiles d’Europe, mais pas seulement il y en a encore un peu dans d’autres quartiers à l’Est et ailleurs). Il faut aussi changer de paradigme : .retrouver ou créer des zones agricoles réparties sur tout notre territoire : ne pas détruire ceux qui restent, « potagériser » tous les endroits utilisables et en créer de nouveaux, toits, façades …
Un label local peut être un plus, mais ce n’est pas le plus important. Nous avons aussi dans le même ordre d’idée prévu de créer une monnaie locale.
Le principal est de sanctuariser le maximum de terres agricoles pour y produire les ingrédients de la gastronomie locale. On peut dans le même temps développer un agro-tourisme.
Nous mettrons en place des structures qui aideront et valoriseront la vente en direct des producteurs locaux.
Une Cellule municipale, avec un adjoint, est à créer pour sortir de notre énorme dépendance alimentaire (et énergétique).

3) RAYONNEMENT DE NICE : Quelle vision de Nice et de l’ancien Comté avez-vous sur le plan national et international ? Faut-il se limiter à l’arc méditerranéen (Barcelone, Nice, Gênes) dans lequel Nice fait figure de parent pauvre ou s’ouvrir à l’arc alpin (Nice, Turin, Genève) dans le quel Nice s’ouvrirait à toute l’Europe ? Seriez-vous favorable à une collectivité territoriale propre au pays Niçois ? Cette collectivité devrait-elle rester au sein de la région SUD-PACA ?

Jean Marc Governatori : Nice doit avoir un rayonnement plus important grâce à son passé et à sa culture qui sont peu connus et encore moins utilisés pour rendre notre territoire plus attractif. Retrouver nos contacts ancestraux et recréer une proximité avec les cultures de l’est de l’Occitanie : Savoie, Piémont, Ligurie, Val d’Aoste et même la région suisse de Genève (hors UE).
Une collectivité territoriale propre au pays Niçois est à envisager. Il faudra réfléchir à sa place au sein de la région PACA, qui, de toute façon, doit être plus individualisée, et avec plus de moyens de fonctionner. Ceci sur le plan sanitaire et social (ARS, CPAM), énergétique, alimentaire, judiciaire, postal …etc.
Nice doit conserver ou retrouver un certain nombre de structures décisionnaires et actives.

4) TRANSPORTS : Dans le domaine des transports, êtes-vous favorable à la gratuité de l’autoroute contournant Nice ? Pensez-vous qu’il faille limiter la circulation intensive des camions autour de Nice ? Etes-vous pour le ferroutage ? Etes-vous favorable à la conservation et au développement de nos lignes locales et historiques (train des pignes et train des merveilles) lien de vie pour les populations de nos vallées ? Que pensez-vous d’une future ligne de chemin de fer Nice-Turin-Genève ?

Jean Marc Governatori : L’autoroute doit être gratuite en effet. Nous sommes la seule grande ville où le contournement est payant. Mais il faudra trouver une parade aux passages de plus en plus nombreux de camions qui traversent notre région centrale et qui génèrent pollution et accidents. Le rendre gratuit pour les locaux peut être une réponse acceptable. Le train représente LA solution pour les différents déplacements ou transports de fret. Pour le ferroutage, il faut au moins 10 ans pour l’installer. En attendant une taxe poids lourds « traversant » est une solution. La ligne Nice Turin est indispensable. Il faut absolument relier la Bévéra et la Roya au bassin niçois ainsi que la haute vallée du Var par le train des Pignes et organiser aussi par ce biais l’approvisionnement des productions agricoles et artisanales réalisées sur le territoire traversé, à destination de la clientèle du littoral. Ces lignes sont indispensables car elles permettent les déplacements domicile-travail ou les trajets scolaires pour une partie de la population qui ne pourrait pas sinon vivre dans l’arrière-pays. Il faut aussi créer une ligne maritime côtière non polluante (passagers et fret) de Nice à Monaco, pour commencer.

5) CULTURE : Que comptez-vous faire pour l’identité niçoise soit plus visible et trouve toute la place qui leur revient légitimement ? Nous avons deux écoles bilingues à Nice (nissart et français) : êtes-vous pour la création de nouvelles écoles bilingues ? Souhaitez-vous que la spécificité de l’identité niçoise soit plus présente et devienne même un atout pour la promotion de notre ville ? Souhaitez-vous que la spécificité de l’identité niçoise soit officiellement reconnue (co-officialité de la langue niçoise avec le français au sein de l’institution municipale, co-officialité des symboles niçois (drapeau, hymne) au côté des symboles de la République dans le Protocole etc.) ?

Jean Marc Governatori : Les écoles, et les jeunes, sont la garantie de la survie de notre langue et de notre culture. Un cursus nissart, de la maternelle à l’Université, et en continuité bien sûr, est indispensable. Mais c’est du ressort de l’Etat dans le domaine programmatique et décisionnaire. Au niveau municipal nous pouvons et devons être catalyseurs et facilitateurs pour les associations qui œuvrent dans ce domaine en direction de ceux qui le souhaitent. Par ailleurs, des classes bilingues dès le plus jeune âge, sont un plus pour développer la capacité d’apprentissage d’autres langues et c’est aussi un lien interculturel fort, bien au-delà de notre culture. Enfin, la spécificité au sein de la culture occitane est réelle mais ne doit pas se faire en antagonisme afin de ne pas créer des divisions artificielles et négatives pour la défense de notre culture. Cela est instrumentalisé par certains et cela nous affaibli au risque de nous discréditer.
Pour notre drapeau il serait normal, en effet, qu’il soit présent.

6) INFRASTRUCTURES ET INSTITUTIONS : Quelles actions comptez-vous faire pour réimplanter une cour d’appel, un centre de tri postal, maintenir l’académie, maintenir tout autres infrastructures/institutions menacées de délocalisation en Provence et (ré)implanter toutes infrastructures/institutions qui font défaut à la cinquième ville de France ? Quelle est votre position concernant la prison de Nice ?

G : Il est inadmissible que Nice soit désormais dépourvue de centre de tri, alors que La Poste a le culot de vendre des timbres au tarif vert ! Comment écologiquement justifier qu’une lettre pour Nice de Nice parte sur Toulon pour y revenir ! Nous pouvons proposer et négocier avec La Poste de réinstaller un centre de tri au niveau de l’actuel MIN que nous ne déplacerons pas à La Baronne. Il sera restructuré sur place ce qui dégagera beaucoup d’espace car son activité a bien baissé depuis sa création.
Nous ferons pression pour éviter la fusion de l’académie de Nice avec celle de Aix-Marseille.
De manière générale, nous mettrons tout en œuvre pour maintenir dans les localités qui sont du ressort de la métropole une présence de l’administration ou des structures de santé, surtout dans le haut-pays afin d’éviter notamment la fracture numérique et les déserts médicaux.

La primaire des écologistes, c’est parti ! Pour voter inscrivez-vous sur le site primaire-ecologie.fr

En vous inscrivant sur le site primaire-ecologie.fr vous pouvez voter à la primaire jusqu’au 1er octobre et pour 5 euros pour les non-adhérents-coopérateurs.

Comme partout dans l’hexagone, les provençaux, les maralpins et les hauts-alpins sont invité.e.s à participer à la primaire des écologistes et à contribuer à l’élaboration collective du programme d’Europe Ecologie les Verts à la présidentielle de 2017.

La primaire n’est pas seulement le moment de désigner le ou la candidat.e écologiste à la présidentielle mais c’est aussi l’occasion pour toutes celles et ceux qui le souhaitent de participer à l’écriture collaborative du projet écologiste.

Ecrivons ensemble un programme écologiste et citoyen !

Sur ce site [projet-ecologie.fr], vous-pouvez donc participer à la consultation en proposant votre contribution à la rédaction du programme autour des trois grands thèmes suivants :
• Réinventer l’économie et le travail
• Réinventer la démocratie
• Réinventer l’Europe

Incitez vos contacts à nourrir la plateforme de leurs propositions, utilisez chaque débat pour leur dire « tu as d’autres idées ? n’hésitez pas à venir les défendre sur notre plateforme : toutes nos propositions en seront issues !

Participons à la primaire des écologistes : votez pour le ou la candidate de votre choix !

Réflexion sur deux mandats de 3 ans de Conseiller Fédéral EELV ( Parlement du parti ) qui s’achèvent et sur l’état démocratique de la France – Dr André Minetto

Voilà, 2 mandats de 3 ans de Conseiller Fédéral EELV qui s’achèvent. J’ai été heureux d’apporter ma pierre à l’édification de l’écologie au sens très large sur le plan national et international et d’être un membre de notre Parlement interne.
Je remercie toutes celles et tous ceux qui m’ont permis d’être Conseiller fédéral pendant six ans. J’ai essayé d’être consensuel et d’éviter aigreur et critiques inutiles ou malsaines. Et j’ai informé régulièrement du travail fourni par nos votes et actions nationales, dès que cela était possible.

Je reste membre des Commissions Nationales suivantes :
– Santé
– Transnationale ( Géopolitique, Relations internationales … )

A noter qu’EELV est certainement le parti le plus démocratique du paysage politique français, parmi les partis ayant des élu-e-s, donc des responsabilités …et des tentations fortes.
Cette « excès » de démocratie entraine parfois des dérives, mais passagères et pas trop invalidantes sur la durée. Mais bon, nous sommes en France, archaïque pour certains domaines et avec des pratiques politiques qui feraient hurler et sévir les pays véritablement démocratiques !! Oui, oui, il en existe dans le Nord de l’Europe notamment .. Islande …etc.
Et c’est pire en région parisienne et en PACA !!

Pour revenir à EELV, nos débats internes oraux ou écrits, sont toujours horizontaux et le dialogue est constant entre toutes, tous, adhérent-e-s et coopérat-rices-eurs de base, Conseiller-e-s fédérales-aux et autres responsables, élu-e-s divers et varié-e-s … à part de très rares exceptions qui se remarquent très vite 🙂

Mais certains sont partis … alors.
Sur ces départs, justement, cela m’a fait faire un parallèle entre la création du Nouveau Centre – UDI par Sarkozy pour affaiblir le MoDem et la création de l’UDE par Hollande, ou leur équipe à ces deux là.
Pas du tout démocratique ce petit jeu morbide de tenter de détruire des partis politiques qui ne vous suivent pas dans votre délire de folie égocentrique et présidentialiste.
Mais bon là, pour Hollande, c’est toujours le travers français et le délire de l’Homme providentiel qui sauverait la France ( en 2017 ) et l’attractivité matérielle et de pouvoir du poste de monarque qui se voudrait tout puissant 🙁

« Loin des ambitions ministérielles, les écologistes agissent » tribune dans le JDD

http://www.lejdd.fr/Politique/Loin-des-ambitions-ministerielles-les-ecologistes-agissent-727324

TRIBUNE

« Loin des ambitions ministérielles, les écologistes agissent dans les villes, dans les régions, au parlement, pour l’intérêt des citoyens. Un texte notamment signé par les députées Eva Sas et Danielle Auroi, Thierry Brochot, président du Conseil fédéral, et Sandrine Rousseau, co-porte-parole nationale d’EELV.

Loin de la question qui occupe régulièrement les médias sur la participation ou non au gouvernement, des centaines d’élus écologistes agissent au quotidien. L’écologie réelle n’a rien à voir avec cette frénésie politicienne qui caricature et enferme les écologistes dans un débat qui n’est pas le leur. L’écologie réelle, ce sont des centaines d’actions concrètes pour lutter contre la pollution de l’air et de l’eau, pour isoler des milliers de logements et permettre aux familles de faire des économies d’énergie, pour améliorer les transports collectifs de nos concitoyens.

L’écologie réelle, c’est le plan de lutte contre la pollution de l’air à Paris, avec une aide financière à tous les professionnels qui abandonnent leur véhicule polluant pour un véhicule propre.

L’écologie réelle, c’est la fin de la publicité dans l’espace urbain à Grenoble.

L’écologie réelle, c’est une politique volontariste pour l’amélioration de la qualité l’eau en Pays de la Loire, avec plus de 1.800 opérations pour diminuer l’utilisation des pesticides dans les collectivités, restaurer les rivières et économiser les ressources en eau.

« L’écologie réelle, c’est un fonds de 10 millions d’euros pour les projets d’énergie renouvelable dans la région Rhône-Alpes »

L’écologie réelle, c’est le Pass Navigo Unique pour pouvoir se déplacer partout en Ile-de-France pour 70 euros par mois en transports collectifs, et la sortie du diesel des 9.000 bus franciliens, le plus grand réseau de France.

L’écologie réelle, c’est la carte ZOU! en région PACA qui offre à ses 170.000 détenteurs, la gratuité des transports collectifs pour les étudiants, 90% de réduction pour les personnes sans emploi et une tarification attractive pour tous afin de laisser sa voiture au garage.

L’écologie réelle, c’est l’isolation thermique de 60.000 logements en Nord-Pas-de-Calais et 20.000 emplois pérennes potentiels à terme grâce à ce programme.

L’écologie réelle, c’est un fonds de 10 millions d’euros pour les projets d’énergie renouvelable dans la région Rhône-Alpes et 15% d’économie sur les factures d’énergie de milliers de familles.

L’écologie réelle, c’est le soutien aux sept territoires ruraux d’Aquitaine engagés dans une démarche Territoires à Energie Positive, qui préparent leur autonomie énergétique et expérimentent une gestion locale de l’énergie.

L’écologie réelle, c’est, en Picardie et en Rhône-Alpes, la mise en place, pour la première fois en France, de politiques de santé environnementale régionales, pour améliorer la qualité de l’air intérieur et de l’alimentation, développer la chimie verte et sûre, et réduire des inégalités territoriales de santé.

L’écologie réelle ce sont trois régions qui lors du procès Erika, face au lobby pétrolier, s’associent et font reconnaitre, pour la mer, le préjudice écologique.

L’écologie réelle, c’est l’action des élus régionaux pour que la formation professionnelle bénéficie à ceux qui en ont le plus besoin et, en particulier, aux demandeurs d’emploi et aux personnes les moins qualifiées

L’écologie réelle, c’est faire émerger des emplois dans l’économie sociale et solidaire, les énergies renouvelables, l’aide aux personnes, etc.

«Nous travaillons chaque jour à refonder notre modèle de société autour de la transition écologique et de la solidarité»

L’écologie réelle, ce sont aussi des lois votées au Parlement comme le principe de précaution sur les ondes électromagnétiques ou la mise en place de nouveaux indicateurs de richesse pour mettre fin à l’hégémonie du PIB et repenser notre modèle de développement.

L’écologie réelle, c’est enfin et surtout le souci constant de tous les élus et militants écologistes de prendre soin de toutes celles et tous ceux qui se sentent abandonnés par les politiques publiques : chômeurs, personnes âgées, jeunes décrochés de l’école, petits artisans, commerçants et agriculteurs, habitants des territoires désertés par les services publics.

Les politiques menées jusqu’ici ont montré leur inefficacité face aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux actuels. Cette impuissance à répondre aux attentes des citoyens est majoritairement la cause de la défiance des électeurs, qui se traduit par le niveau élevé de l’abstention et du vote protestataire.

Nous n’avons pas toutes les réponses face à la désespérance, mais nous travaillons chaque jour à refonder notre modèle de société autour de la transition écologique et de la solidarité qui seules peuvent répondre au chômage, aux difficultés des entreprises, à l’exclusion, comme au dérèglement climatique, à la pollution et à la perte de biodiversité qui compromettent l’avenir de nos enfants… Les manœuvres politiciennes ne peuvent qu’éloigner un peu plus les citoyens de leurs élus, au moment même où nous devons leur redonner confiance dans l’action publique. Le débat omniprésent sur la participation au gouvernement occulte la réalité de l’action des écologistes. Il est temps qu’enfin les obsessions ministérielles se taisent pour donner à voir ce qu’est réellement l’écologie : une action quotidienne et déterminée pour les citoyens et leur environnement. »

Signataires :

Danielle Auroi, députée, présidente de la commission Affaires Européenne
David Belliard, co-président du groupe écologiste à la mairie de Paris
Sophie Bringuy, vice-présidente de la région Pays de la Loire
Thierry Brochot, conseiller régional Picardie
Sophie Camard, co-présidente du groupe écologiste en région PACA
Emmanuel Cau, vice-président de la région Nord-Pas-de-Calais
Jean-Charles Kohlhaas, conseiller régional Rhône-Alpes
Lucille Lheureux, adjointe au maire de Grenoble
Monique de Marco, vice-présidente de la région Aquitaine
Philippe Meirieu, vice-président de la région Rhône-Alpes
Janick Moriceau, conseillère régionale de la région Bretagne
Christophe Najdovski, adjoint au maire de Paris
Jean-Yves Petit, vice-président de la Région PACA
Sandrine Rousseau, vice-présidente de la région Nord-Pas-de-Calais
Pierre Serne, vice-président de la Région Ile-de-France
Eva Sas, députée, vice-présidente de la commission des Finances
Mounir Satouri, président du groupe écologiste à la région Ile-De-France
Djamila Sonzogni, conseillère régionale Alsace
François Veillerette, vice-président de la région Picardie

Synthèse des résultats des Départementales des Alpes Maritimes

Départementales 06: en voix
rapport de force à Droite: UMP 52% FN 42%
rapport de force à Gauche FDG 36% PS 31%
Sur 348 686 voix:
41,8% pour UMP-UDI et dissidents
33,3% pour le FN et dissidents
7,5% pour le FDG
6,4% pour le PS
3,8% pour EELV*
*partiels car EELV était soit en autonome, soit en union : avec le PS, ou avec le FG selon les cantons; des voix écolos ne sont donc pas comptées dans ce pourcentage quand c’est un binôme PS avec logo EELV

L’Alliance Verts/ALE reconfirmée dans un groupe élargi à des nouveaux pays membres

L’Alliance Verts/ALE reconfirmée dans un groupe élargi à des nouveaux pays membres

 » L’union entre les Verts européens et l’Alliance Libre Européenne (ALE) a officiellement été reconduite aujourd’hui pour la prochaine législature (2014-19). Le Bureau du nouveau groupe des Verts/ALE (co-présidents, vice-présidents, trésorier et secrétaires généraux) a également été finalisé.

Aux côtés des eurodéputés Verts et de l’Alliance libre européenne, siègeront des eurodéputés indépendants. Ainsi le groupe accueille Klaus Buchner (Parti Écologique–Démocratique, Allemagne), Julia Reda (Parti des Pirates, Allemagne), Bronis Ropé (LVZS, Lituanie) et Igor Šoltes (Parti Verjamem, Slovénie).

À l’issu de cet élargissement, les co-présidents du groupe des Verts/ALE,Rebecca Harms et Philippe Lamberts, ont déclaré:

« Nous sommes heureux d’accueillir de nouveaux membres indépendants au sein du groupe des Verts/ALE. La cohésion de notre groupe a été l’un de nos principaux atouts et nous sommes ravis que cette approche et notre philosophie politique aient convaincu de nouveaux membres à se joindre à nous. L’arrivée de Bronsis Rope et Igor Šoltes, ainsi que l’élection de Davor Skrlec (ORaH, Croatie), Benedek Jávor (Párbeszéd Magyarországért, Hongrie) et Tamás Meszerics (LMP, Hongrie), élargissent le groupe à de nouveaux États membres. Cela représente un grand pas en avant. »

La composition finale du groupe n’est pas encore confirmée, d’autres évolutions restent possibles. Une liste actualisée peut être consultée à l’adresse suivante: www.greens-efa.eu/up-to-date-list-of-the-meps-for-the-new-legislative-period-12490.html

Alors que le groupe a élu sa co-présidence, Rebecca Harms et Philippe Lamberts, ainsi que la plupart de ses vice-présidents la semaine passée, la composition du Bureau s’est finalisée aujourd’hui. Le premier vice-président du groupe des Verts/ALE sera Josep Maria Terricabras, élu Président de l’Alliance Libre Européenne par les eurodéputés ALE la semaine dernière. L’eurodéputée française Michèle Rivasi a été élue au poste vacant de la vice-présidence, rejoignant Bas Eickhout (Pays-Bas, trésorier Verts/ALE), Peter Eriksson (Suède), Heidi Hautala (Finlande), Ska Keller (Allemagne) et Julia Reda (Allemagne). Ulrike Lunacek (Autriche) est la candidate du groupe à la vice-présidence du Parlement européen. Vula Tsetsi a été réélue au poste de secrétaire général du groupe, avec Jochen Denkinger et José Luis Linazasoro, eux aussi confirmés dans leur fonction de secrétaires généraux adjoints.  « 

Coup de gueule : vue la situation locale à Nice, catastrophique, la majorité locale n’a aucune leçon à donner à l’échelon national

Un coup de gueule contrairement à mes remarques, réactions ou communiqués de presse toujours pondérés et mesurés. Mais trop, c’est trop !

Certains à droite, à Nice, critiquent la situation nationale actuelle avec Hollande.

Mais la situation locale, catastrophique, n’est pas mal non plus !!!

Et cela incite à beaucoup de modestie. Et à beaucoup de lucidité : ni la Gauche, ni la Droite ne permettent de résoudre les défis présents et futurs ici et ailleurs … et en ont-ils seulement le désir et la volonté ? Et ce n’est bien sûr pas le FN, avec ses solutions du XIXème siècle, qui nous permettra de résoudre ces énormes défis du XXIème siècle !

Un petit échantillon de la bérésina de la politique menée à  Nice.

Taux de chômage 2 fois plus important que la moyenne nationale, insécurité, ville morte après 20 h  … je continue ??

Paupérisation galopante, état du logement social et manque de logement social dramatiques  … je continue ??

Petit commerce, artisanat, PME, PMI assassinés de plus en plus par l’autorisation d’installation et d’extension d’hypermarchés ou de multinationales asociales et anti écologiques … je continue ??

Dette abyssale présente et à venir, destruction massive d’arbres centenaires, bétonisation massive, main mise des groupes économiques et financiers prédateurs … je continue ??

Gestion des déchets bordélique et dangereuse pour notre santé, dépendance énergétique aux lobbies fossiles ( pétrole, gaz … ) et fissiles ( nucléaire ) hors département, totale  … je continue ??

Etat de la voirie  et des trottoirs chaotiques et accidentogènes, écologie en berne, pollution atmosphérique massive et mortelle pour certains et pathogène pour d’autres  … je continue ??

Situation dramatique pour des artistes, des jeunes talents, culture artistique en jachère , culture scientifique oubliée  … je continue ??

Loyers, tarifs immobiliers, spéculation modifiant inéluctablement le paysage citoyen de Nice avec un écart qui augmente entre les plus aisés et les plus pauvres  … je continue ??

Moins de 24% des citoyennes et des citoyens pour le gagnant … quelle victoire éclatante et joyeuse au regard de l’état pitoyable de Nice et de ses habitant-e-s … je continue ??

… etc, etc

Quand certains ouvriront-ils les yeux sur cette réalité subie par des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes ici ??

Avant de voir et de critiquer ailleurs, regardons et défendons déjà notre terre !

Et avec ce bilan calamiteux vous voudriez  que la défense de Nissa et notre mobilisation s’arrêtent ? Raté, nous continuons et continuerons sans relâche la résistance à cette démolition et ce bradage de notre terre aux multinationales, à la destruction  de notre terroir, à l’oubli de notre ( véritable ) culture et de notre histoire !

Déclaration du 31 mars 2014 de Cécile Duflot et Pascal Canfin ministres écologistes

« Depuis 2012, nous avons participé au gouvernement conduit par Jean-Marc Ayrault, dans un esprit de loyauté et avec la détermination de faire prendre à notre pays  le cours nécessaire à une sortie des crises économique, environnementale, sociale et démocratique qu’il subit.

A ce titre, nous sommes fiers d’avoir contribué à servir notre pays et à forger des politiques nouvelles dans les domaines du développement, du climat, du logement et de l’égalité des territoires.

Au delà de nos domaines ministériels, nous avons plaidé avec vigueur pour que la politique conduite soit plus inventive, plus efficace, plus moderne, plus ambitieuse, en rappelant que l’austérité ne pouvait être l’horizon de la majorité de gauche et des écologistes.

De ce point de vue, l’ampleur de la défaite scellée dimanche soir, constitue plus qu’un avertissement. C’est une lourde sanction. Ce qui a été sanctionné lors des deux tours des élections municipales, c’est la distance prise par la majorité actuelle vis à vis de son pacte fondateur, et le peu d’allant écologique et social  de la politique conduite.

Il faudra tirer en détail toutes les leçons de ce scrutin. Mais d’ores et déjà, nous croyons nécessaire qu’un autre chemin s’ouvre  en France et en Europe, pour reconstruire l’espoir. Nous entendons y contribuer avec conviction et esprit de responsabilité.

Ce n’est pas un simple changement d’équipe qu’attendent les Françaises et les Français, mais c’est avant tout un changement de cap qui réponde  à la demande de réforme, de justice, d’écologie et de modernité du pays. Nous prenons donc nos responsabilités.

Ce n’est pas une question de personne, mais bien d’orientation politique. Nous croyons, pour notre part, qu’un élément est décisif  pour répondre à la crise civique et morale : la cohérence des discours et des actes. Les idées portées par le nouveau Premier Ministre depuis plusieurs années, notamment lors de la primaire du parti socialiste ou comme Ministre de l’Intérieur ne constituent pas la réponse adéquate aux problèmes des Françaises et des Français.

Nous pensons qu’un nouveau cycle politique doit s’ouvrir : la construction de solutions innovantes ne pourra pas se faire dans une orthodoxie parée du masque du changement. Pour répondre aux enjeux de la période, c’est bien un nouveau modèle qui doit éclore, qui conjugue l’excellence écologique, l’innovation économique et le volontarisme social.

Avec franchise et lucidité, nous en tirons donc toutes les conséquences et n’entendons pas participer à ce nouveau gouvernement que nous assurons de notre vigilance la plus haute mais aussi de notre solidarité chaque fois que le cap choisi sera le bon.  »

Cécile DUFLOT et Pascal CANFIN

Dernière minute : « Le Front de Gauche ne sera plus représenté au Conseil municipal de Nice : grave pour notre démocratie après le travail fourni par ses élus » Dr André Minetto

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Robert Injey, tête de liste du Front de Gauche

« Le Front de Gauche ne sera plus représenté au Conseil municipal de Nice à cause du refus de Patrick Allemand de fusionner sa liste et celle de Robert Injey.

Nice, ville de Max et Virgile Barel ( Parti communiste ), et de tant d’autres de cette mouvance politique qui se sont battus pour elle dans la Résistance et au cours des décennies qui ont suivi jusqu’à nos jours.

N’étant pas communiste, mais étant militant écologiste et associatif et étant souvent sur le terrain, j’ai apprécié la présence et la combattivité de femmes et d’hommes politiques comme Emmanuelle Gaziello, Jacques Victor et d’autres politiques de ce parti.

Et sur le principe, je trouve très grave pour la démocratie et très dommageable pour notre territoire que soit ainsi éliminée une composante traditionnelle et active du paysage politique niçois. »

Dr André Minetto

Ex Trésorier et Membre du bureau du Comité de quartier RIQUIER BARLA REPUBLIQUE RISSO

Membre du Comité de quartier VAUBAN – SAINT ROCH et acteur de la défense du Parc Vauban

Secrétaire général de l’Association des « Jardins partagés de Saint Roch »

Membre du Bureau de l’APIL – NICE EST ( Association des Professionnels Indépendants et Libéraux de SAINT ROCH )

Membre du Conseil Communal Consultatif de Nice

Vice Président du Collectif des Comités de quartiers de Nice

Participant au recours judiciaire contre le tram sous terrain avec Me Marc Concas

Membre du Bureau d’une association d’ESS ( Economie Sociale et solidaire )

Membre du Conseil d’Administration du RES (RÉSEAU ENVIRONNEMENT SANTÉ)

Président de CIVILIZATION INTERNATIONAL, association de géostratégie solidaire et de dialogue interculturel

Animateur et créateur du MAGAZINE D’INFORMATION GÉOSTRATÉGIQUE sur RADIO CHALOM NITSAN

Vice-Président PACA de la FÉDÉRATION MOSAÏC, regroupant les Français de sensibilité musulmane ou ouverts sur les civilisations musulmanes

 » Le lent suicide d’Europe Ecologie Les Verts » par Hervé KEMPF

 » Prisonnier d’une alliance politique désastreuse, EELV vient de tenir son congrès à Caen, reconduisant mollement la ligne incarnée par Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé. L’écologie politique est gravement malade. Il est urgent de penser son renouveau.

A lire en entier dans  » REPORTERRE »
http://www.reporterre.net/spip.php?article5086


En août 2012, le parti EELV m’avait invité à animer la session plénière de ses journées d’été, dont le thème était : « Des écologistes au gouvernement, pour quoi faire ? ».

Comme je ne conçois pas le rôle d’animateur comme étant celui d’un distributeur d’eau tiède, j’avais introduit la discussion en posant les questions que bon nombre des membres de ce mouvement se posaient, à savoir : jusqu’à quel point est-il utile d’avoir des ministres dans un gouvernement qui prend des mesures anti-écologiques ? Car en à peine deux mois, le gouvernement de M. Ayrault avait déjà relancé un surgénérateur (Astrid), viré une ministre de l’Ecologie qui s’opposait à l’exploitation de pétrole au large de la Guyane, réprimé violemment deux manifestations à Notre Dame des Landes et à Montabot (contre la ligne à haute tension Cotentin Maine).

On peut voir la vidéo de cette séance ici :.

Cette introduction agaça les ministres à la tribune, Cécile Duflot et Pascal Canfin, et le député François de Rugy.

Quand vint son tour de parole, Pascal Canfin, selon la méthode qui consiste à s’en prendre au messager plutôt que répondre au message, m’interpella : « Que fait un journaliste écologique dans un journal qui ne l’est pas ? Quand on voit la Une du Monde sur la croissance… La couleuvre que Hervé Kempf a avalé ce jour-là, c’est un boa ».

Mon rôle d’animateur n’était pas d’entrer dans un débat direct avec les orateurs, donc je ne répondis pas. Un an plus tard, considérant qu’effectivement, on ne peut pas avaler les boas, j’ai quitté le journalde MM. Bergé, Niel et Pigasse. Pascal Canfin est toujours ministre, et ne manifeste aucun désir de quitter ce poste. Depuis l’été 2012, le gouvernement Ayrault a cependant multiplié les mesures anti-environnement. Il semble que la conception des boas diffère selon que l’on est journaliste attaché à la liberté et militant politique.

Couleuvres et boa –

La question de la participation au gouvernement torture plus que jamais le parti né en 1984 pour porter sur la scène politique l’interrogation écologiste et la volonté de changement qui en découle. Porter sur la scène politique signifie que l’on entend peser sur les leviers de pouvoir, et accéder à ces leviers de pouvoir. On ne peut donc reprocher à un parti de chercher à gouverner. Mais cela n’a de sens qu’il pèse vraiment. En l’occurrence, ni M. Canfin, ni Mme Duflot, ne peuvent démontrer qu’ils pèsent sur la politique gouvernementale en matière d’environnement. Leur présence les contraint même à une solidarité avec toutes les décisions du gouvernement, ce qui les conduit et conduit ce parti à valider des mesures dont on peut juger qu’elles sont inacceptables.

Echec sur l’énergie, échec sur l’agriculture

Accepter de ne pas prendre la responsabilité du ministère de l’Ecologie était dès le départ une erreur. On voyait ainsi échapper la possibilité de peser sur un des deux grands problèmes au coeur du défi écologique pour la France : l’énergie.

Au moins, le portefeuille de ministre de l’Egalité des territoires et du Logement aurait-il pu permettre de peser sur l’autre grand problème environnemental français : celui de l’artificialisation des terres, qui porte avec lui la question agricole et celle de la spéculation foncière. Le bilan de Mme Duflot est ici particulièrement décevant : elle a clairement fait le choix de favoriser la construction de logements, plaçant la lutte contre l’artificialisation des terres en objectif secondaire.

Ne pas peser au gouvernement, mais y être présent, oblige les parlementaires à soutenir les actions nuisibles de ce gouvernement. En fait, EELV est prise dans la stratégie du PS que François Mitterrand avait déjà expérimenté, avec succès, dans les années 1980 : accueillir des ministres communistes au gouvernement pour étouffer ce parti. De même, François Holllande a-t-il attiré des ministres écologistes au gouvernement pour étouffer les écologistes.

Car le PS (parti « socialiste ») est caractérisé par deux traits fondamentaux :
- il ne raisonne qu’en termes de rapports de force et a à peu près abandonné tout idéal politique, ne fonctionnant plus qu’en machine à capter le pouvoir ;
- il n’a absolument pas intégré la question écologique, et considère les écologistes soit comme des gêneurs, soit comme des vassaux.

Aujourd’hui, les partisans du maintien au gouvernement d’EELV avancent deux arguments :
- il faut rester jusqu’à la loi sur la transition énergétique qui sera préparée à l’automne prochain ;
- si l’on part, on affaiblit encore le PS, ce qui favorisera l’extrême-droite.

En ce qui concerne la transition énergétique, ce qui s’est passé depuis plus d’un an autour du nucléaire comme la façon dont s’est déroulé le débat sur la transition énergétique devrait suffire à dessiller les yeux des plus naïfs. Mais il semble que l’amour du pouvoir rende aveugle.

Quant à la menace de l’extrême-droite, si elle est réelle, elle découle essentiellement de la trahison du PS à l’égard des classes populaires, trahison à laquelle s’associe de fait EELV. Rien ne sert de reculer pour mieux sauter : la continuation de cette politique médiocre ne peut qu’accentuer le désaveu croissant des électeurs envers les gouvernants.

Reculer conduit au précipice

A force de céder du terrain sur les choix essentiels, et d’accepter les reculs successifs sur l’environnement, EELV est en train de dilapider son capital, qui est l’idée que ce parti représente l’écologie.

Car tant à droite qu’à gauche, l’environnement commence à s’intégrer aux politiques : à droite, l’UDI de Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno développe une expertise réelle sur nombre de questions environnementales. Et même si c’est une vérité difficile à admettre, le bilan environnemental du quinquennat Sarkozy n’est au final pas plus mauvais que celui des deux années de M. Hollande. A gauche, le Parti de gauche avance dans la définition de l’« écosocialisme » et est présent dans nombre de luttes écogiques de terrain (souvent, d’ailleurs, en bonne intelligence avec les militants locaux d’EELV). Et dans les luttes concrètes, de plus en plus souvent on s’organise indépendamment d’EELV et parfois en opposition avec ce parti.

Le renouveau

Dans cet affaissement du parti écologiste, il reste deux points forts, d’où pourrait partir le renouveau. D’abord, l’ancrage à l’échelle locale. Car si le bilan ministériel est désastreux, le travail dans les municipalités et les régions est souvent très positif. Sans doute est-ce là l’échelle privilégiée de l’action politique écologiste, comme l’indiqueAntoine Lagneau. Ensuite, le travail au niveau européen : le Parlement de Strasbourg est une instance où il est bien plus possible d’influencer les politiques. Il est par exemple évident que Pascal Canfin était bien plus utile au Parlement – où il animait efficacement la bataille pour contrôler les puissances financières – qu’au gouvernement où il administre une aide au développement en peau de chagrin.

Enfin, il parait indispensable de… réfléchir. La pensée écologiste a besoin de se renouveler, de se remettre en question, d’intégrer en permanence les idées nouvelles qui jaillissent du corps social et de l’évolution historique rapide du capitalisme finissant. On sent chez nombre de responsables politiques écologistes une paresse intellectuelle qui explique largement leur médiocre bilan : on ne peut pas élaborer une bonne stratégie si l’on n’a pas une claire vision des choses.

De ce point de vue, un troisième point d’appui du renouveau écologique doit venir de l’effort de pensée. D’une part à travers un organe de réflexion à longue durée, comme Etopia, en Belgique, qui explique en partie le succès des écologistes belges. Et d’autre part d’un média, indépendant et qui affirme clairement la priorité historique que représente la crise écologique planétaire. Un média qui alimente en permanence la discussion écologique et nourrisse d’informations originales sa vision du monde. C’est ici le rôle deReporterre, qui s’intéresse, bien au-delà d’EELV, à toute la communauté écologiste, des anarchistes aux partisans du développement durable, sur le terrain des luttes comme sur celui des cercles de réflexion.  »

« Emmanuelle Cosse est élue secrétaire nationale des Verts », ex présidente d’Act Up et ancienne journaliste à « Tétu » et « Regard »

L’ex-présidente d’Act Up Emmanuelle Cosse est élue secrétaire nationale des Verts

( à lire en entier dans   » Le quotidien du medecin « 
http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/politique/l-ex-presidente-d-act-emmanuelle-cosse-est-elue-secretaire-nationale-des-verts?ku=7xC76y8w-y59w-ay6E-yxaw-DCDawy8xwyB6Archiver    Imprimer  Envoyer par email)

Emmanuelle Cosse, 39 ans, a été élue samedi 30 novembre Secrétaire nationale d’Europe-Écologie-Les Verts (EELV) lors de leur congrès à Caen. Proche de la ministre Cécile Duflot, elle a obtenu avec sa motion« Pour un cap écologiste » 55,35 % des votes exprimés, devant « la motion participative » d’Yves Cochet et d’Alain Lipietz (36,53 % des voix) et la motion « Love » d’Éva Joly et Julien Bayou (8,12 %).

Emmanuelle Cosse succède à Pascal Durant qui a renoncé à se présenter à sa succession. Elle devra mener les batailles pour les élections municipales et européennes, et gérer un parti qui, pour la première fois, compte deux ministres et deux groupes parlementaires, en proie à des divisions et des critiques internes et externes.

Militante

Engagée à Act Up en 1992, Emmanuelle Cosse devient en 1999 la première présidente hétérosexuelle et séronégative de l’association jusqu’en 2001. « Nous nous souvenons qu’elle a été une bonne présidente d’Act Up-Paris. Peu de militants actuels de nos associations, malheureusement, sont en capacité de se souvenir d’elle car beaucoup son mort du sida », a déclaré l’association.

Ancienne étudiante en droit, elle est ensuite journaliste pour « Têtu » et « Regard » entre 2002 et 2010. En 2009, elle prend sa carte à Europe-Écologie-Les Verts. Elle est élue conseillère régionale d’Ile-de-France et nommée vice-présidente en charge du Logement.

Décrite comme une « chef » (par Jean-Vincent Placé, sénateur), une femme « hyper-déterminée, têtue, très bosseuse et à l’écoute » (Pierre Serne, conseiller EELV), avec « du tempérament et de la poigne »(Laure Lechatelier, vice-présidente EELV à la région Ile-de-France, en charge de la santé), Emmanuelle Cosse plaide pour une « écologie décomplexée ». « Il nous faut retrouver une parole audible et forte sur tous les sujets majeurs : transition énergétique, gaz de schiste, fiscalité », a-t-elle affirmé. Elle aspire à un « parti plus offensif, plus crédible et plus efficace pour porter ses propositions ».

Act-Up attend de son ancienne présidente qu’elle promeuve au plus haut niveau politique un système de santé solidaire. « Ancienne activiste, elle sera bien placée pour poser au sein d’EELV la question de leur participation à une majorité qui ferme des services hospitaliers, gèle la contribution française à la lutte contre le sida dans le monde, ne fait rien pour vider les prisons et y améliorer la santé, expulse encore et encore des sans-papiers séropositifs, stigmatise des populations exclues comme les Roms au prix de leur santé, refuse de lutter contre les discriminations dont souffrent les personnes vivant avec le VIH », déclare Act Up. « Nous ne lui passerons rien, comme avec n’importe quelle autre personnalité politique, comme avec n’importe quel autre parti », prévient l’association.  »

› COLINE GARRÉ

Emmanuelle COSSE nouvelle Secrétaire Nationale d’EELV ( Europe Ecologie les Verts ):«La politique économique et sociale menée par le gouvernement n’est pas celle pour laquelle nous avons voté en 2012»

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Toutes mes félicitations à Emma !

Et  je souhaite à Pascal, notre ancien Secrétaire National, de réussir à défendre nos idées au Parlement Européen à partir de juin 2014 !

« … Emmanuelle COSSE s’est prononcée en faveur d’une écologie de combat et en même temps a prôné le rassemblement de tous les écologistes. Mais elle s’est livrée à une attaque en règle du gouvernement, aussi bien de ses choix économiques et sociaux que de ceux en matière écologique. Elle a critiqué le CICE et les 20 milliards d’euros de recettes fiscales abandonnées aux entreprises, et qui, selon elles, auraient pu «servir à engager la transition énergétique». Elle a également rappelé l’engagement de son parti pour une baisse du taux de TVA. «La politique économique et sociale menée par le gouvernement n’est pas celle pour laquelle nous avons voté en 2012.» Avec des accents très «gauche», Emmanuelle Cosse a estimé ne pas partager avec les socialistes «la même vision sociale-libérale». «La radicalité n’exclut pas la responsabilité», a-t-elle affirmé. «