Archives pour la catégorie Santé – Environnement

La santé d’un côté, l’environnement de l’autre, mais ausin les liens entre les deux ! Santé-Environnement … Un domaine encore peu connu du grand public et un secteur de recherches qui a mis du temps à se développer en France. En santé publique, l’environnement représente les facteurs physiques, chimiques et microbiologiques qui agissent sur notre santé.

« Le diesel asphyxie nos vies et nos villes » publié dans Le Monde

 » Différentes villes, dont Paris, ont annoncé leur intention d’interdire le diesel. Cette mesure va dans le bon sens pour prévenir les pics de pollution, mais il faudra encore prendre d’autres dispositions tant les hydrocarbures menacent notre santé.
 
Alors qu’un pic de pollution sévit en France, nous, médecins, scientifiques et présidents d’associations environnementales, rappelons l’urgence d’agir. Nous précisons pourquoi l’interdiction des véhicules diesels en ville annoncée par les maires de Paris, Athènes, Madrid et Mexico va dans le bon sens. Elle doit ouvrir la voie à d’autres mesures pérennes, indispensables pour notre santé, partout en France.
 
Toxicité majeure du diesel
 
Commençons par regarder du côté des villes qui ont appliqué des mesures antipollution incluant des contrôles drastiques des émissions diesel, où le constat est sans appel : à Tokyo, en moins de dix ans, les émissions de particules fines liées au trafic ont diminué de 44 % et la mortalité cardiorespiratoire a diminué de 10 à 20 %.
 
Rappelons qu’en France, 48 000 décès prématurés sont attribuables aux particules fines chaque année, et qu’il s’agit d’une sous-estimation. Ces particules fines sont à l’origine de maladies cardiovasculaires, respiratoires, métaboliques, neurodégénératives et de cancers. Ces particules sont également capables de traverser le placenta et d’avoir des effets sur le fœtus.
 
Parmi les différentes sources de pollution, les particules émises par la combustion d’énergie fossile (trafic routier, chauffage) sont les plus toxiques. Un moteur diesel émet un grand nombre de particules, dont 90 % sous forme de particules ultrafines (nanoparticules), peu prises en compte par les systèmes de mesures et les normes en vigueur.
 
La toxicité des particules du diesel provient des métaux lourds et surtout des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), fortement cancérigènes, qu’elles véhiculent. Les HAP sont rejetés sous forme de nanoparticules et de gaz que les filtres à particules ne peuvent retenir. Pire, les gaz pourront se condenser en particules à la sortie du pot d’échappement, sans que cela ne soit pris en compte dans les émissions particulaires par les constructeurs.
 
De plus, les moteurs diesel actuels sont, en ville, la source principale d’oxydes d’azote (NOx), parmi lesquels le NO2, particulièrement toxique pour les systèmes respiratoire et cardiovasculaire avec 7700 décès chaque année en France. Les NOx sont aussi à l’origine via des interactions gazeuses photochimiques, de la formation de particules fines secondaires et d’ozone. Enfin, le moteur diesel n’est pas conçu pour les trajets en ville lors desquels, ne pouvant atteindre une température optimale, il émettra davantage de polluants.
 
Quid de l’essence ? Les moteurs essences émettent également des hydrocarbures, mais plus légers (mono aromatiques ou mono cycliques) et donc d’une toxicité inférieure aux hydrocarbures aromatiques polycycliques émis par un diesel. Les particules de freinage représentent désormais jusqu’à 30 % des particules émises par le trafic routier, les derniers rapports d’experts démontrent que ces particules contiennent essentiellement voire exclusivement des métaux (cuivre.) responsables d’effets inflammatoires mais dépourvus d’hydrocarbures aromatiques cancérigènes
 
L’air n’est pas pollué qu’à Paris
 
En dehors des métropoles, nombreuses sont les villes françaises régulièrement exposées à une pollution trop élevée. Ces villes et leurs élus se doivent désormais de mettre en place rapidement des mesures efficaces pour lutter contre la pollution de fond.
 
Au-delà de la limitation du diesel en ville, il est indispensable de réduire fortement l’ensemble des émissions d’énergies fossiles, diesel comme essence, afin de relever dans un même élan les défis climatiques et sanitaires. Un plan d’accompagnement exceptionnel devrait être mis en place afin de permettre cette transition.
 
Les aides au changement de véhicule vers un type moins polluant doivent être significativement améliorées, en ciblant les particuliers et les professionnels qui en ont véritablement besoin, et surtout en développant les modes de déplacements alternatifs comme les transports en commun, le vélo ou encore le covoiturage.
 
Toutes les villes peuvent et doivent agir !
 
Au-delà des solutions qui existent et méritent d’être développées, les villes ont un rôle à jouer dans la mise en œuvre de zones à basses émissions et de projets d’apaisement du trafic routier comme la piétonisation ou la baisse des vitesses. N’oublions pas que les décisions d’aménagement et d’infrastructures d’aujourd’hui auront aussi un impact sur la pollution de demain.
 
Troisième cause de mortalité en France et à l’origine de coûts socio-économiques importants, la pollution de l’air nécessite la mobilisation de tous et doit d’être hissée au rang des priorités d’action publique.
 
Les signataires de cette tribune sont : Isabella Annesi-Maesano (directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale en épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires), Marie-Abèle Bind (biostatisticienne environnementale, Centre de recherche environnementale à l’université Harvard), Olivier Blond (président de l’association Respire), Raphaël-Homayoun Boroumand (économiste), Thomas Bourdrel (radiologue et président-fondateur du collectif « Strasbourg respire »), André Cicollela (chimiste toxicologue, président du Réseau environnement santé), Denez L’Hostis (président de France nature environnement), Pierre Perbos (président du Réseau action climat France), Thomas Porcher (économiste), Jean Baptiste Renard (directeur de recherche au CNRS) et Pierre Souvet (cardiologue, président de l’association Santé environnement France). « 
 

 » CE QUE FAIT L’EUROPE POUR PROTÉGER VOTRE SANTE  » à Nice le 25 février 2016 avec Michèle Rivasi Eurodéputée …

débat santé Nice

Nice 25 février 18h30

CE QUE FAIT L’EUROPE POUR PROTÉGER VOTRE SANTE

Conférence-débat en présence de :

Michèle Rivasi, députée européenne

Pr Alain Franco, professeur honoraire de médecine 

Dr Véronique Mondain, Centre Hospitalier Universitaire de Nice 

Max Bouvy, représentant d’usagers 

Info 04 96 11 52 91 ENTRÉE GRATUITE http://sudest.europarl.fr 

jeudi 25 février 2016
à 18h30
Théâtre de la Photographie et de l’Image

A Nice le 25 février au Théâtre de la Photographie et de l’Image : débat grands dossiers européens de ‪#‎santé‬ publique: médicaments, perturbateurs endocriniens…

25 février à ‪#‎Nice‬ débat grands dossiers européens de ‪#‎santé‬ publique: médicaments, perturbateurs endocriniens…
Ce que fait l’Europe pour protéger votre santé
à 18:30 au Théâtre de la Photographie et de l’Image – 27 Boulevard Dubouchage

sudest.europarl.fr
INSCRIPTIONS SUR NOTRE SITE INTERNET : http://sudest.europarl.fr/…/ac…/nos_activites/sante2016.html

Que fait l’Europe pour contrôler les perturbateurs endocriniens, substances chimiques qui peuvent interférer avec le fonctionnement de notre système endocrinien et induire des effets néfastes sur notre organisme ou celui de nos descendants? Quid de l’usage des antibiotiques auxquels nous devenons résistants et comment remédier à ce risque ? Comment mieux appréhender la vaccination?

En 2014, le Parlement européen a approuvé des procédures de surveillance et de certification plus strictes pour garantir la sécurité et la traçabilité des dispositifs médicaux comme les implants mammaires ou les prothèses de hanche. Quel est l’état de cette règlementation aujourd’hui? Sur ce dossier comme celui des médicaments, comment concilier les demandes d’informations des patients avec celles de diminution des procédures par les industriels? L’innovation bénéficie-t-elle vraiment à tous?

Autant de questions et bien d’autres que vous pourrez poser directement aux orateurs de ce débat.

Avec la participation et les réponses de:

– Michèle Rivasi, députée européenne, membre titulaire de la commission parlementaire « Environnement, santé publique et sécurité alimentaire » et membre suppléante de la commission parlementaire « Industrie, recherche et énergie », Groupe des Verts/Alliance libre européenne

– Dr Véronique Mondain, praticien hospitalier dans le service d’infectiologie du Centre hospitalier universitaire de Nice

– Max Bouvy, représentant d’une association d’usagers, administrateur de l’Association Valentin Hauy au service des aveugles

Entrée libre/gratuite

Le Bureau d’information du Parlement européen à Marseille organise ce débat citoyen sur la santé en partenariat avec la ville de Nice, la Métropole Nice-Côte d’Azur, le Centre Europe Direct de Puget-Théniers

Programme

– 18h00 – 18h30 : Accueil et enregistrement des participants

– 18h30 – 20h00 : Débat citoyen

– 20h00 – 21h00 : Échanges informels autour du verre de l’amitié

Date: Jeudi 25 février 2016 à 18h30

Adresse: Théâtre de la Photographie et de l’Image – 27 Boulevard Dubouchage à Nice.

Tramway arrêt Jean médecin

Plus d’informations au 04 96 11 52 91

« Sortie progressive du Diesel : il est temps de passer la vitesse supérieure » Communiqué d’EELV ( Europe Ecologie Les Verts )

 logo eelv

 

« Europe Ecologie – Les Verts se félicite des annonces de la ministre de l’Écologie Ségolène Royal concernant la volonté de rapprocher la fiscalité de l’essence et du diesel. Il est regrettable qu’il ait fallu attendre tant d’années pour que, contraint par les révélations sur le scandale sanitaire du diesel, le gouvernement donne enfin raison aux écologistes.

L’écart de 15 centimes environ existant aujourd’hui constitue une subvention inacceptable à l’achat de véhicules diesel, cancérigènes et responsables de 42 000 morts prématurés par an. Cet écart constitue un véritable piège pour les consommateurs.

Les écologistes soutiendront ainsi l’amendement au projet de loi de finances 2016 déposé par le député socialiste Olivier Faure, proposant notamment de relever de deux centimes la taxe sur le diesel en 2016.

Les écologistes seront toutefois vigilants à éviter toute écologie punitive. Alors que l’Etat français a ces dernières décennies fortement incité les automobilistes à acheter des véhicules diesel, les recettes issues de cette hausse doivent être prioritairement dirigées vers des subventions à l’achat de véhicules propres.

La niche fiscale liée au diesel, dont le coût avoisine les 6 milliards d’euros par an, constitue une manne financière potentielle importante pour permettre aux Françaises et Français d’avoir les moyens financiers de changer de véhicules. Les écologistes réclament la sortie progressive du diesel à horizon 2025.

Il faut aller plus loin. EELV appelle à revenir sur la frilosité gouvernementale concernant la taxe poids lourds : celle-ci permettrait de récolter une somme importante (4,3 milliards d’euros par an en Allemagne) pour développer des infrastructures et des modes de transport plus propres comme le fret ou le fluvial. À quelques semaines des élections régionales, les écologistes militent également pour des taxes poids lourds à cet échelon pour rétablir le principe pollueur-payeur et construire des régions plus propres et plus justes. »

Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

« Donner le choix de leur fin de vie aux patients » motion EELV signée par le Dr André Minetto qui appuie la proposition de loi déposée par Véronique Massonneau députée écologiste

 Richard Ying et Tangui Morlier

 « Voici la 2ème Motion que j’ai soutenue au Conseil Fédéral d’EELV. Cette motion appuie la proposition de loi déposée  par Véronique Massonneau députée écologiste et qui passe à partir de ce mercredi à l’Assemblée Nationale. Elle reprend la motion que nous avions rédigée il y a quelques années. « 

MOTION :

« Le conseil fédéral d’EELV, réuni à Paris les 17 et 18 janvier, décide : 

– de soutenir les avancées proposées par le rapport comme la sédation terminale tout en regrettant que ce rapport ne réponde pas à toutes les questions et ne propose pas l’aide active à mourir.

– de soutenir le caractère opposable des directives anticipées et de déposer sur la carte vitale ces directives

– de lancer une grande campagne d’information pour les personnes puissent déposer leurs directives anticipées avant de connaître la maladie 

– de soutenir un développement massif des soins palliatifs dans l’ensemble des hôpitaux

– se prononcer pour donner le choix de leur fin de vie aux patients et donc pour la dépénalisation de l’aide active à mourir « 

Et voici les Attendus :

« On meurt mal en France.

Ce constat est partagé par de très nombreuses familles et les témoignages de fin de vie non choisies, contre les volontés des personnes sont de plus en plus nombreux. Loin de cas isolés il s’agit d’un véritable sujet de société. Le moment de la mort est le dernier acte de la vie, si cette formulation peut paraître redondante il est utile de dire et redire qu’il s’agit d’un moment de la vie et qu’à ce titre le libre arbitre des personnes concernées doit être respecté. Les personnes qui meurent ne sont pas uniquement des malades, elles restent avant tout des individus, des citoyens, des pères, des mères, des oncles, des tantes… Et plus encore, dès lors que la médecine ne peut plus les soigner, la fin de leur vie n’est plus du ressort des médecins. C’est avant tout une dernière étape très personnelle, très intime qu’il convient d’envisager comme telle.

Les enquêtes, sondages, les conférences de citoyens et les débats se succèdent et tous conduisent au même constat : les citoyens se prononcent dans leur très très grande majorité pour une évolution des droits en fin de vie et notamment pour le droit de pouvoir bénéficier -à la demande des patients et uniquement à leur demande- d’une assistance active à mourir sous la forme d’un suicide assisté ou d’un droit à l’euthanasie pour les personnes qui ne pourraient pas agir par elles-mêmes.

Comme les mots ont de l’importance et qu’ils sont sujets à controverses, nous proposons les définitions suivantes pour la suite de cette être motion :

  • euthanasie : acte médical visant à interrompre la vie d’un patient à sa demande, typiquement une injection intraveineuse ;
  • suicide assisté : acte pratiqué sous supervision médicale par un patient visant à interrompre sa vie à sa demande, typiquement la consommation d’une potion létale.

De très nombreux pays ont dans leur législation le droit à l’assistance à mourir soit sous forme d’euthanasie (Belgique, Pays-Bas…) soit sous forme de suicide assisté (Suisse, certains états des Etats-Unis, Luxembourg, Pays-Bas…). En France une loi définit actuellement les conditions de la fin de vie. Il s’agit de la loi Léonetti qui est très souvent pointée comme largement insuffisante, trop floue, inadaptée aux situations concrètes et laissant bien trop de libre-arbitre et de marges d’interprétation aux médecins sans reconnaître les droits des personnes. Par ailleurs cette loi, en ne proposant aux malades que la possibilité d’être débranchés, ne propose en fait comme seule assistance la mort par faim et soif.

A la demande du Président de la république, un rapport a été récemment publié co-écrit par Léonetti et Claeys. Ce rapport a pour vocation de préparer le débat parlementaire et le vote d’une loi sur la fin de vie. Force est de constater que s’ il comprend de timides avancées sur la sédation terminale et la reconnaissance des volontés des patients, il ne contient pas, contrairement à ce que proposait la conférence de citoyens organisée sur ce sujet, la légalisation du suicide assisté ou l’exception d’euthanasie.  »

 

« Pollution de l’air, qualité de vie, alimentation : la commission Juncker cède aux lobbys au détriment de la santé des Européens » communiqué d’EELV

Lettre d'information EELV

COMMUNIQUÉ

 » EELV s’insurge contre l’intention de la Commission européenne d’enterrer plusieurs projets législatifs européens dédiés à la protection des Européens. Qualité de l’air, économie circulaire, agriculture biologique ou congés parentalité sont sur la sellette alors que Jean-Claude Juncker établit le programme de travail de l’exécutif européen pour 2015. Ce dernier laisse entrevoir une volonté de dérèglementation, notamment en ce qui concerne la pollution de l’air, qui se fera aux dépens des citoyens européens.

« Pour la  commission Juncker, tous les prétextes semblent bons pour attendre. Au contraire, n’en déplaise à certains lobbys, il faut redoubler d’efforts quand la santé des citoyens est en jeu »  selon Julien Bayou.

Ces décisions rétrogrades et inacceptables, si elles étaient confirmées, marqueraient un double déni: démocratique d’abord, de l’intérêt général ensuite. A l’heure où la pollution de l’air entraîne 350 000 décès prématurés par an, les écologistes rappellent l’urgence d’agir et la priorité immédiate qui doit être donnée à ce scandale sanitaire. « L’Europe a le devoir de protéger les citoyens plutôt que les entreprises » déclare Sandrine Rousseau.

Si les déclarations d’incompatibilité entre emplois et environnement correspondent à une vision passéiste et inquiétante, la lutte contre la pollution atmosphérique permet au contraire de réduire les déficits publics en matière de santé, de relancer l’investissement et de créer de nombreux emplois à travers la transition énergétique.

A un an de la Conférence de Paris 2015 (COP 21), décisive pour répondre au défi climatique, ces reculs sont des signaux désastreux qui, s’ils se confirment, ne permettront pas à l’Union européenne de remplir pleinement un rôle moteur dans ces négociations internationales décisives pour l’avenir de l’humanité. « 

Dire à l’Union européenne « Stop aux expositions aux perturbateurs endocriniens » devient facile avec un outil proposé par des ONG

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Paris, le 8 décembre 2014 – COMMUNIQUE DE PRESSE
« La coalition EDC-Free Europe (Coalition pour une Europe sans perturbateurs endocriniens) vient de lancer une plateforme en ligne destinée au grand public pour « Dire NON aux perturbateurs endocriniens ». La plateforme permet à chacun de demander à la Commission européenne de “faire disparaître les perturbateurs endocriniens de nos vies pour protéger la santé”, en leur donnant la possibilité de répondre à une consultation publique de l’UE (1).

La Commission européenne a manqué l’échéance de décembre 2013 fixée pour l’adoption de critères permettant d’identifier les perturbateurs endocriniens (PE) (2), à cause d’un lobbying intense mené de la part d’industriels des pesticides et de la chimie. Cependant, une consultation publique vient d’être lancée pour recueillir l’avis des citoyens (3). «Cette consultation est une opportunité : elle intervient alors que la Ministre de l’Ecologie Ségolène Royal s’est engagée tout récemment lors de la Conférence environnementale à demander à l’Union européenne d’accélérer les travaux sur une définition des perturbateurs endocriniens lors du prochain Conseil des Ministres Environnement des 28, le 17 décembre prochain », estime Elisabeth Ruffinengo, responsable plaidoyer pour WECF France (4). Grâce à la plateforme, il est facile pour les citoyens européens et toute personne intéressée de prendre part à cette consultation sur ce sujet important qui concerne à la fois la santé publique, l’environnement, les écosystèmes et l’avenir des générations futures.

La santé publique avant les bénéfices économiques

Les questions posées dans la consultation sont très techniques et sont orientées vers les conséquences du choix de telle ou telle définition des perturbateurs endocriniens sur le secteur industriel. Des ONG de toute l’Europe ont travaillé ensemble pour aider les citoyens à exprimer leurs inquiétudes sur le sujet. Une meilleure réglementation des PE commence par une identification qui reflète de manière pertinente les données scientifiques et qui englobe tous les PE auxquels les populations et les écosystèmes sont exposés.

Décider ce qui est PE ou non doit se faire sur la base des impacts sur la santé plutôt que des coûts pour l’industrie. « Alors qu’il est plus facile d’identifier les coûts industriels à court terme, les bénéfices à long terme pour la santé et l’environnement d’une réglementation sont souvent impossibles à quantifier, et en conséquence ignorés, ce qui entraîne un déséquilibre en faveur des intérêts à court terme de l’industrie. », précise André Cicolella, président du Réseau Environnement Santé. Les dépenses de santé associées à l’exposition aux perturbateurs endocriniens en Europe sont en effet probablement très importantes, avec une estimation initiale réalisée par la Health and Environment Alliance (HEAL) de près de 31 milliards d’euros annuels. Plus récemment, le Nordic Council a publié un rapport similaire sur les seuls troubles de la reproduction masculins, qui fait état de 1200 millions d’euros de coûts chaque année (5).

La plateforme en ligne aide à porter la voix des citoyens qui veulent envoyer un message fort à la Commission européenne en demandant le retrait du marché des perturbateurs endocriniens. Comme l’explique Genon K. Jensen, membre du secrétariat de la coalition EDC-Free Europe : “Il ne s’agit pas d’un quelconque problème technique – mais plutôt du lieu où commence la protection de la santé. Faire le mauvais choix dans les critères signifierait que la Commission européenne ne travaillerait ni dans le sens de l’intérêt public, ni dans celui de l’industrie. Identifier et retirer du marché les produits chimiques qui ont des propriétés de perturbation endocrinienne c’est stimuler l’innovation et la compétitivité à la fois dans l’industrie chimique européenne, le secteur agricole et au-delà.”

Qu’est-ce qu’un impact sur la santé?

Il existe des preuves scientifiques sur les liens entre expositions aux PE et progression alarmante des taux de cancers hormono-dépendants – comme le cancer du sein ou des testicules – du diabète, de l’obésité, des troubles de la fertilité, de l’apprentissage ou du comportement chez les enfants. Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, les perturbateurs endocriniens sont une «menace globale» (6).

L’homme et les écosystèmes sont exposés en continu à ces substances chimiques présentes dans de nombreux produits d’usage quotidien comme les emballages alimentaires, les cosmétiques, les équipements électroniques et les produits biocides dont des désinfectants. Les PE présents dans les pesticides utilisés sur des terres agricoles finissent eux dans notre assiette (7).Selon François Veillerette, porte-parole de Générations Futures: «L’enjeu est majeur, parce que l’Union européenne (UE) sera le premier groupe d’Etats dans le monde à établir des critères officiels pour identifier des perturbateurs endocriniens. Il existe déjà dans L’UE des réglementations pour interdire l’usage des pesticides et biocides PE lorsqu’ils seront identifiés».

La campagne

La coalition EDC-Free Europe agit pour obtenir une interdiction des PE dans l’Union européenne. Elle fournit des informations indépendantes aux citoyens et aux pouvoirs publics sur l’exposition aux PE et accompagne le grand public pour faire en sorte que ces produits chimiques sont identifiés et retirés du marché. Pour les membres de la Coalition EDC-Free Europe, la participation d’un maximum de citoyens inquiets sur ce sujet à la consultation publique est une étape importante pour assurer la transition vers une Europe sans PE dans un processus transparent qui place la santé au cœur du débat. « A l’heure où les enfants vont se contaminer aux phtalates et au BPA en s’amusant avec leurs jouets de Noël en plastique, les professionnels de la santé comme les citoyens doivent se mobiliser pour poser les jalons d’une hygiène chimique quasiment à inventer », conclut Joël Spiroux de Vendômois, médecin généraliste et président du CRIIGEN. »

Contacts:

Nadine Lauverjat, Générations Futures, nadine@generations-futures.fr +33(0)6 87 56 27 54

Pauline Berthellemy, RES, p.berthellemy@reseau-environnement-sante.net + 33 (0)6 11 41 13 54

Elisabeth Ruffinengo, WECF France, elisabeth.ruffinengo@wecf.eu + 33 (0)6 74 77 77 00

Genon K. Jensen, EDC-Free Europe, genon@env-health.org +32 495 808 732
Notes

1.Plateforme “Dites NON aux perturbateurs endocriniens” http://no2hormonedisruptingchemicals.org/fr

Grâce à la plateforme en ligne il est facile et rapide de participer à la consultation, avec des réponses toute prêtes aux questions qui seront automatiquement soumises à la consultation lors du remplissage et de l’envoi du formulaire de renseignements. Disponible en plusieurs langues.

2. Règlement CE 1107/2009, Information de la délégation française au Conseil des ministres de l’UE juin 2014 et position de Générations Futures sur la feuille de route de la Commission européenne.

3.La consultation publique sur la définition des critères PE lancée par la Commission européenne (DG Sanco) dans le contexte de l’application des règlements pesticides et biocides s’achève le 16 janvier 2014.

4.Communiqué du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie à l’issue de la Conférence environnementale, 28 novembre 2014.

5.Deux rapports récents estimant les dépenses de santé associées aux perturbateurs endocriniens :

Norden – The Nordic Council of Ministers, The Cost of Inaction: Socioeconomic analysis of costs linked to effects of endocrine disrupting substances on male reproductive health

Health and Environment Alliance (HEAL) Health costs in the EU: How much is related to Endocrine Disrupting Chemicals?

6.State of the science of endocrine disrupting chemicals – 2012 (WHO/UNEP report)

7.Voir notamment le documentaire Endoc(t)rinement de Stéphane Horel, 2014.

La Coalition EDC-Free Europe représente plus de 31 organisation à travers toute l’Europe, regroupant des syndicats, consommateurs, professionnels de la santé, de la prévention du cancer, ONG féminines, environnementales, préoccupés par les enjeux sanitaires et environnementaux des PE.

Site internet: www.edc-free-europe.org Twitter @EDCFree et Facebook

« Pollution aux particules fines : une solution débattue ce soir au Sénat » Communiqué EELV

 

Lettre d'information EELV

COMMUNIQUÉ

Le Sénat examinera ce soir, dans le cadre de l’espace réservé du groupe écologiste (« niche parlementaire ») une proposition de loi d’Aline Archimbaud, sénatrice écologiste de Seine-Saint-Denis, visant à intégrer la pollution aux particules fines dans le bonus-malus automobile.

Pour Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’EELV : « Ce combat de longue date des écologistes rencontre aujourd’hui un écho dans les différentes formations politiques. Il n’y a plus de débat sur le fait que les gaz d’échappement des moteurs diesel sont des cancérigènes certains. Ce ne sont plus seulement les écologistes qui le disent, c’est dorénavant l’Organisation Mondiale de la Santé. Ne pas agir contre les particules fines est donc irresponsable. »

Pour Julien Bayou, porte-parole : « Les particules fines provoquent des pathologies pulmonaires, comme l’asthme et la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Et au-delà de la question de santé publique, c’est une technologie qui est actuellement sous perfusion des deniers publics, vu que le prix à la pompe est une niche fiscale payée par les contribuables. »

Pour Sandrine Rousseau, porte-parole : « Les nouveaux diesel seraient moins polluants. Le problème est que ceux qui déterminent ces critères sont financés par les constructeurs. Il y a là un problème d’indépendance de l’expertise patent que propose de résoudre cette proposition de loi. »

Europe Ecologie Les Verts appelle les parlementaires de tous bords et tous partis à soutenir et défendre cette proposition de loi qui profitera à la santé de chacune et chacun, ne nuira en rien à l’emploi mais incitera en revanche les constructeurs à investir davantage dans la recherche et le développement de technologies plus propres.

 

 » Nitrate : le relâchement des normes pour masquer notre inefficacité ?  » Communiqué d’EELV ( Europe Ecologie les Verts )

Lettre d'information EELV

COMMUNIQUÉ

 » Malgré cinq programmes d’action depuis 1991 et la mise en place de la Directive nitrate, la pollution des eaux souterraines et de surface augmente dans de nombreuses régions françaises conduisant même à la fermeture de captages d’eau potable devenue impropre à la consommation.Cette situation a conduit la Cour de Justice de l’Union Européenne à condamner une nouvelle fois la France le 4 septembre pour manquement à la Directive nitrate.Or plutôt que de prendre le problème des nitrates à bras le corps, il semblerait que le gouvernement cède à la tentation de relâcher les normes. En effet à l’occasion des « Terres de Jim », le Premier Ministre a annoncé que le gouvernement travaillerait prochainement «à une adaptation de la directive nitrates dont l’approche normative a clairement montré ses limites». Après le lobby immobilier, il semble que le lobby agricole ait réussi à trouver l’oreille conciliante de Matignon….

Pour EELV, la réponse de l’Etat est irresponsable tant d’un point de vue économique que de santé publique. Chaque année les ménages français paient entre 1 et 1,5 Millliards d’€ le cout de la dépollution de l’eau selon le ministère de l’écologie. Et les conséquences écologiques des taux de nitrate élevés sont pourtant aujourd’hui malheureusement trop connues.  »

Julien Bayou et Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

 » Réaction concernant le réacteur nucléaire de recherche Osiris  » Communiqué de Michèle Rivasi, Eurodéputée écologiste

« Pourtant annoncée dès 2008 par l’Autorité de Sûreté Nucléaire, la fermeture du réacteur nucléaire de recherche Osiris- utilisé pour des tests destinés à l’industrie nucléaire et pour la production de radioéléments (notamment le technétium) nécessaires à l’imagerie médicale- fait encore débat.

Réaction de Michèle Rivasi, députée européenne et vice-présidente du groupe les Verts/ALE : « Alors que la fermeture d’Osiris avait clairement été annoncée par l’ASN pour 2015, le Commissariat à l’Énergie Atomique (et aux énergies Alternatives) demande aujourd’hui à cor et à cri une extension jusqu’à 2018. Les raisons de cet acharnement thérapeutique : le technétium est principalement produit par 5 réacteurs dans le monde, dont 3 seront inactifs entre 2015 et 2016, ce qui fait redouter une pénurie.

Mais regardons les choses honnêtement : cette fermeture est prévue de longue date. Dès 2008, l’ASN indiquait l’arrêt d’Osiris, indépendamment des travaux postérieurs de maintenance, nécessaires au maintien d’une sûreté minimale pour un réacteur atteignant aujourd’hui 48 ans. L’analyse du dossier de réexamen de sûreté (indispensable quel que soit l’avenir du site) a été effectuée en considérant un arrêt en 2015, décision d’ailleurs renforcée par le coût des mesures post-Fukushima qui sont venues s’ajouter à la liste des travaux.

Ce qui est inadmissible, et qui pourrait mener à une situation médicale et syndicale tendue, c’est qu’aucune mesure concrète de mise en œuvre de la décision de l’ASN n’ait été prise en 7 ans ! Une fois encore, la filière nucléaire fonce droit dans un mur en toute connaissance de cause et rien n’est fait pour préparer au mieux l’arrêt et le démantèlement de certains sites, inévitable.

N’oublions pas non plus que l’approvisionnement en technétium ne serait pas menacé si la construction (entamée en 2007) du réacteur Jules Horowitz à Cadarache, censé prendre le relais d’Osiris, n’avait pas accumulé autant de retard : il devait être opérationnel en 2014, il pourrait ne l’être qu’en 2020. Que l’EPR tarde à être construit dans les règles de l’art est une chose, mais que des patients se voient privés de traitement simplement parce que la filière nucléaire est inapte à tenir ses engagements est inconcevable. Encore une fois, cette filière démontre son irresponsabilité et cherche à nous pousser à accepter des risques, faute d’investir (comme c’est le cas dans le domaine énergétique) dans des alternatives nécessaires.

Une décision a été prise par l’ASN. Elle concerne la sûreté et n’est pas discutable. Ses responsables aiment d’ailleurs à rappeler que le A vaut pour « Autorité » et non « Agence ». Dans le cas d’Osiris, il en va de la crédibilité de cette autorité. Si l’ASN n’arrive pas à se faire entendre face au CEA, comment croire qu’elle serait capable d’imposer une fermeture de réacteur à EDF pour des raisons de sûreté ? ».  »

 

 

« Désintoxiquer l’Etat de l’industrie du tabac » par le groupe de travail sur l’ingérence de l’industrie du tabac, formé de parlementaires, sénateurs et membres de la société civile

« Les mesures efficaces pour réduire la consommation de tabac sont connues. L’une des difficultés majeures pour les appliquer est l’ingérence de l’industrie du tabac dans nos politiques publiques. Le groupe de travail sur l’ingérence de l’industrie du tabac, formé de parlementaires, sénateurs et membres de la société civile (1), a présenté aujourd’hui ses recommandations à la presse.

« Qu’est-ce qui empêche  la France de rejoindre l’Australie, la Suède, le Danemark, où une consommation de tabac marginale est envisagée à horizon 2030 ? » s’interroge Jean-Louis Roumégas, animateur du groupe. « La relation ambigüe des pouvoirs publics avec l’industrie du tabac, nourrie par l’illusion que le tabac contribue positivement aux comptes publics, nuit à l’efficacité de nos politiques anti-tabac. »

Le groupe de travail se félicite donc de l’adoption, mercredi 25 juin 2014, d’un amendement du député Grandguillaume – non soutenu par le gouvernement – visant à garantir une traçabilité indépendante du tabac.

Michèle Rivasi, députée européenne, encourage la France à « transposer de façon ambitieuse la directive européenne sur les produits du tabac adoptée en février 2014 ». Elle souligne que « les propositions du groupe favorisent le principe du pollueur-payeur, afin que les bénéfices colossaux de l’industrie du tabac servent à la prévention et aux soins des malades ». Le tabac tue 73 000 personnes par an en France. Il coûte 47 milliards d’euros annuels à la collectivité, soit un impôt indirect de 772 euros par citoyen ; il ne rapporte que 14 milliards.

Le groupe de travail recommande :

1) Le renforcement de la coordination interministérielle avec un portage politique fort du Ministère de la Santé, piloté par « Monsieur ou Madame Tabac ».

2) Une stricte transposition en droit français de l’article 5.3 de la CCLAT, ratifiée par la France, afin de pénaliser l’ensemble des responsables publiques (élus, collaborateurs, agents publics, membres de cabinets etc.) acceptant des invitations festives de la part de fabricants de l’industrie du tabac.

3) L’interdiction de toutes les actions de mécénat décrites comme « socialement responsables » par l’industrie du tabac, lorsqu’elles coexistent avec un financement de l’Etat.

4) La saisie de l’Autorité de la concurrence pour statuer sur les soupçons d’entente illicite sur les prix entre fabricants du tabac.

5)L’application du principe pollueur-payeur à l’industrie du tabac :

– Hausse des droits de consommation définis à l’article 575A du Code Général des Impôts (64,75% depuis le PLFSS 2013) de 1,25 point, qui rapporterait 200 millions d’euros. La taxe abonderait un fonds de prévention du tabagisme.

– Garantir une traçabilité indépendante en modifiant l’article 569 du Code Général des impôts, qui confie la traçabilité des produits aux cigarettiers.

– Instaurer une taxe sur les mégots de cigarettes (26 millions d’euros par an).  »

(1) Les membres du Groupe de travail : Députés : Jean-Louis Roumégas, Gérard Bapt, Sophie Errante, Denis Baupin. Sénateurs : Aline Archimbaud, Marie-Christine Blandin.

Parlementaires européens : Michèle Rivasi, José Bové. Association : Professeur Yves Martinet, Président du Comité National Contre le Tabagisme. Elue et citoyenne : Pauline Delpech, conseillère municipale, écrivain, marraine de la campagne pour le dépistage contre le cancer du sein.

 

 

« Désintoxiquer l’Etat de l’industrie du tabac » par le groupe de travail sur l’ingérence de l’industrie du tabac, formé de parlementaires et membres de la société civile

 » Les mesures efficaces pour réduire la consommation de tabac sont connues. L’une des difficultés majeures pour les appliquer est l’ingérence de l’industrie du tabac dans nos politiques publiques.

Le groupe de travail sur l’ingérence de l’industrie du tabac, formé de parlementaires, sénateurs et membres de la société civile (1), a présenté aujourd’hui ses recommandations à la presse.

« Qu’est-ce qui empêche  la France de rejoindre l’Australie, la Suède, le Danemark, où une consommation de tabac marginale est envisagée à horizon 2030 ? » s’interroge Jean-Louis Roumégas, animateur du groupe. « La relation ambigüe des pouvoirs publics avec l’industrie du tabac, nourrie par l’illusion que le tabac contribue positivement aux comptes publics, nuit à l’efficacité de nos politiques anti-tabac. »

Le groupe de travail se félicite donc de l’adoption, mercredi 25 juin 2014, d’un amendement du député Grandguillaume – non soutenu par le gouvernement – visant à garantir une traçabilité indépendante du tabac.

Michèle Rivasi, députée européenne, encourage la France à « transposer de façon ambitieuse la directive européenne sur les produits du tabac adoptée en février 2014 ». Elle souligne que « les propositions du groupe favorisent le principe du pollueur-payeur, afin que les bénéfices colossaux de l’industrie du tabac servent à la prévention et aux soins des malades ».

Le tabac tue 73 000 personnes par an en France. Il coûte 47 milliards d’euros annuels à la collectivité, soit un impôt indirect de 772 euros par citoyen ; il ne rapporte que 14 milliards.

Le groupe de travail recommande :

1) Le renforcement de la coordination interministérielle avec un portage politique fort du Ministère de la Santé, piloté par « Monsieur ou Madame Tabac ».

2) Une stricte transposition en droit français de l’article 5.3 de la CCLAT, ratifiée par la France, afin de pénaliser l’ensemble des responsables publiques (élus, collaborateurs, agents publics, membres de cabinets etc.) acceptant des invitations festives de la part de fabricants de l’industrie du tabac.

3) L’interdiction de toutes les actions de mécénat décrites comme « socialement responsables » par l’industrie du tabac, lorsqu’elles coexistent avec un financement de l’Etat.

4) La saisie de l’Autorité de la concurrence pour statuer sur les soupçons d’entente illicite sur les prix entre fabricants du tabac.

5)L’application du principe pollueur-payeur à l’industrie du tabac :

– Hausse des droits de consommation définis à l’article 575A du Code Général des Impôts (64,75% depuis le PLFSS 2013) de 1,25 point, qui rapporterait 200 millions d’euros. La taxe abonderait un fonds de prévention du tabagisme.

– Garantir une traçabilité indépendante en modifiant l’article 569 du Code Général des impôts, qui confie la traçabilité des produits aux cigarettiers.

– Instaurer une taxe sur les mégots de cigarettes (26 millions d’euros par an).

(1) Les membres du Groupe de travail : Députés : Jean-Louis Roumégas, Gérard Bapt, Sophie Errante, Denis Baupin. Sénateurs : Aline Archimbaud, Marie-Christine Blandin.  Parlementaires européens : Michèle Rivasi, José Bové. Association : Professeur Yves Martinet, Président du Comité National Contre le Tabagisme. Elue et citoyenne : Pauline Delpech, conseillère municipale, écrivain, marraine de la campagne pour le dépistage contre le cancer du sein. »

 » La France, premier pays au monde pour l’incidence des cancers hormonodépendants « 

A lire en entier dans « Le Quotidien du médecin » :

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/la-france-premier-pays-au-monde-pour-l-incidence-des-cancers-hormonodependa

« La France est aujourd’hui, selon les données du Centre International de Recherche contre le Cancer, le premier pays au monde pour l’incidence des cancers hormono-dépendants (sein et prostate) et des cancers masculins », souligne le Réseau Environnement Santé qui déplore l’absence de prise en compte du phénomène. « Le plan Cancer n’en parle pas et les perturbateurs endocriniens, principale hypothèse explicative, ne sont mentionnés que marginalement », poursuit l’association.

L’incidence des maladies chroniques augmente davantage que ce que ne voudrait le seul accroissement démographique. L’incidence des cancers hormonodépendants, sein et prostate, ne peut s’envisager sans prendre en considération les perturbateurs endocriniens, principale hypothèse explicative.

Impact sur la santé

Aujourd’hui, deux décès sur trois dans le monde sont le fait des maladies chroniques, en particulier les maladies cardio-vasculaires et respiratoires, les cancers et le diabète. En France, ces maladies progressent 4 à 5 fois plus vite que le changement démographique.

L’expression « perturbateur endocrinien » fait partie du langage commun, scientifique ou non. Cette expression fait référence aux substances chimiques susceptibles de générer des effets nocifs sur la santé du fait de leurs propriétés hormonales. Les perturbateurs endocriniens environnementaux sont ainsi des polluants chimiques qui interfèrent avec le système hormonal. Leur caractéristique principale est un effet agoniste avec les estrogènes. Ils peuvent également avoir un effet anti-androgénique et sont par ailleurs capables de modifier l’expression des gènes.

Cette catégorie est très diversifiée, et comporte par exemple des molécules pharmaceutiques, des pesticides et des plastifiants comme le bisphénol A (utilisé dans la polymérisation de matières plastiques), des détergents, les polychlorobiphényles (ou « pyralènes »), les dioxines, les produits d’incinération, les hydrocarbures aromatiques et les phytoestrogènes.

Leur impact sur la santé comporte trois particularités remarquables. Il commence dès le stade du développement fœtal, période pendant laquelle la pollution entraîne des pathologies à l’âge adulte. De plus, l’environnement module l’expression des gènes au cours de la vie fœtale, comme l’exemple du distilbène l’a montré. Enfin, leurs effets se transmettent sur plusieurs générations.

Conférence environnementale

Les 2 et 3 octobre prochains aura lieu la 3e conférence environnementale. Le Gouvernement a annoncé la réintégration de la santé environnementale dans son programme de la conférence. Par rapport à la conférence de septembre 2013 qui a réuni treize ministres et 500 participants autour de 5 thèmes : l’économie circulaire, les emplois et la transition écologique, la politique de l’eau, la biodiversité marine, la mer et les océans et l’éducation à l’environnement et au développement durable, cette édition officialise le fait que la question santé fait bien partie de la transition écologique.

L’association demande que les acteurs de la santé environnementale soient réintroduits dans le Conseil National de la Transition Écologique, et que le thème central de la conférence 2014 soit « Santé environnementale et crise sanitaire ».

Un coût estimé à 4 milliards

… « 

Dr Gérard Bozet