En effet, la grille de salaire appliquée, elle aussi depuis 1950, est la même que celle des cadres de la fonction publique recrutés sur concours avec Bac + 3 ( bientôt il faudra un master , donc un bac + 5 en Faculté, sans formation pédagogique, ni formation pratique, semble-t-il ); mais à cette grille il a été retiré 2 mois de salaire, puis le tout a été divisé par 12 pour donner un salaire mensuel, inférieur donc à celui d'un fonctionnaire hors enseignement: 1667 euros au lieu de 2000 euros.
Autre exemple de dépréciation de la rémunération: en 1970 un enseignant avait 2 fois le SMIC alors qu'il n'a plus que 1,2 fois le SMIC aujourd'hui ! Le SMIC augmentera de 25 % dans les 5 ans à venir; un professeur débutant gagnera donc moins que le SMIC !
Et nous n'abordons pas la dégradation des conditions de travail, les élèves violents, injurieux ou armés, les parents qui profèrent des insultes ou commettent des agressions physiques ou le notable disparu aujourd'hui, que décrivait Pagnol avec respect ( respect du père et de l'offreur de Savoir ) ... N'en jetait plus, la coupe est pleine !

Cherchez l'erreur sur la façon dont la France traite ceux qui forment son avenir: sa jeunesse !

Ecoutons ensuite un spécialiste respecté et respectable: François Bayrou, professeur agrégé de Lettres.

Invité au déjeuner mensuel du Club Valeurs Actuelles-Lenôtre le 30 mai 2008, François Bayrou répond sans détour, et sans langue de bois, aux questions de l'équipe de Valeurs actuelles, d'un spécialiste des sondages, et de deux chefs d'entreprise. Il passe en revue l'actualité, et revenant sur sa campagne présidentielle de 2007 et ses relations avec Nicolas Sarkozy, il indique : « ce qui nous sépare, ce sont les valeurs ».

Voici l' extrait sur les enseignants.
Evoquant Xavier Darcos, qui fut son directeur de cabinet, François Bayrou se souvient : " C'était un prof cultivé et très drôle. " Ce qui ne l'empêche pas de marquer sa différence sur " la méthode ", aujourd'hui : " On peut faire des réformes, tout n'est pas bloqué. Mais on ne doit pas aller dans le sens de ceux qui ciblent les enseignants (...) Imagine-t-on un ministre de la Défense critiquant les militaires ou un ministre de l'Intérieur s'en prenant aux policiers? Ce serait impensable. "



A propos des enseignants, François Bayrou approuve quand François d'Orcival affirme qu'on les a laissés " se prolétariser ". " Quand vous songez que normalien, agrégé, docteur, maître de conférences, c'est à peine 2300 euros par mois avec 15 ans d'ancienneté! " (...) Selon lui, les enseignants méritent d'abord de la " considération " (...) « Il faut protéger l'Education pour la réformer. "
A Josée Pochat, journaliste politique à Valeurs actuelles, rappelant que la France comptait parmi les pays dispensant le plus grand nombre d'heures de cours pour des résultats souvent inférieurs aux autres, François Bayrou le confie : " moins d'heures de cours, cela ne signifie pas moins de connaissances ". Mais il défend les options considérées comme rares : " pour moi, les lettres classiques, le latin, le grec, les langues européennes, cela n'appartient pas au passé. Pour juger du niveau d'un élève, poursuit-il, il suffit souvent de lui faire lire un texte ".

Sans commentaire !

L'interview dans sa totalité, sur les différents thèmes:

http://www.mouvementdemocrate.fr/medias/bayrou-valeurs-actuelles-lenotre-300508.html