Quelques clés du succès

Il faut que ce projet ambitieux soit porté par toute l'Union Européenne ... et ne soit pas un simulacre rejeté par beaucoup au départ ou dénaturé actuellement à cause d'un manque total de concertation et de prospective !

Il faut intéresser et associer TOUS les pays impliqués dans cette région du monde.

44 pays sont invités actuellement: les 27 de l'Union Européenne, ainsi que l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, Monaco, le Monténégro, la Turquie et dix pays hors d'Europe, l'Algérie, l'Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, la Palestine, la Syrie, et la Tunisie. Seule la Lybie sera absente. Ne faisaient pas partie du processus de Barcelone lancé en 1995 pour rassembler les deux rives de la Méditerranée: la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, Monaco et le Monténégro ( qui n'existait pas à l'époque ).
Mais comme partenaires indispensables, il faudra bien sûr, toute l'Union Européenne, la Turquie, les autres pays d'Europe intéressés, Israël, mais aussi les autres pays arabes y compris ceux du golfe arabo-persique, et aussi l'Iran, indirectement présent et positionné en Palestine, au Liban et en Irak, qui devra enfin accepter l'existence de l'Etat Hébreux et en espérant qu'il se libère rapidement de sa théocratie corrompue.
Un appui sincère et volontariste des USA et de l'Inde, les deux plus grandes démocraties du monde, serait un atout supplémentaire.
Remarquons la présence de la Syrie, et de son président Bachar El assad, dont la présence est contestée par certains. Ce pays en guerre avec Israël depuis 1948 est en train de s'en rapprocher grâce à la médiation active et positive de la Turquie et de son Premier Ministre Recep Tayyip Erdoğan. La Turquie ayant d'excellentes relations avec Israël et la Syrie.

Il faut résoudre les problèmes et aplanir les difficultés ressenties ou réelles des populations:
Sécuritaires, peur de l'immigration, crainte pour la sécurité énergétique notamment pour l'U.E.
Problèmes de manque de capitaux venant du Nord riche ( contrairement aux autres régions du monde ), de désertification et de manque d'eau, problèmes sociaux graves, déséquilibre démographique, manque de démocratie et conscience d'un rejet avoué ou caché pour ces populations du Sud et de l'Est. Les difficultés de la Turquie avec une partie de la population de quelques pays de l'U.E. sont révélateurs de ce dernier point.

Les autres régions proches

En affirmant surtout que l'U. E. doit agir en force et unie vers et pour l'ensemble de la Méditerranée, sans pour autant donner l'impression d'abandonner les pays d'Europe orientale, comme l'Ukraine, la Biélorussie, la Moldavie, la Géorgie, l'Arménie ou l'Azerbaïdjan, par exemple.

Il faudra assumer ces efforts vers l'Est européen et vers le Sud et l'Est méditerranéen en même temps, avec le maximum de partenaires sûrs et surtout conscients que l'instabilité de ces régions est dangereuse pour tous les habitants de la planète et nourrit l'intégrisme religieux et son sosie, l'ultra-nationalisme.
L'Union Pour la Méditerranée ne doit pas nous couper et nous faire oublier l'Afrique sub-saharienne; cette Union doit devenir un vecteur d'aide de cette région souvent riche mais abandonnée ou utilisée et exploitée par les grandes puissances dans leur seul intérêt et sans respect des populations ( Europe, USA, Chine ... ).

Il faut donc pour cela une U.E. politiquement forte rapidement et plus ouverte sur ces voisins !

Car n'oublions pas que les racines d'un choc puis d'une guerre des Civilisations, que certains souhaitent, sont présentes dans notre grande région Euro-méditerranéenne et que nous en serions les premières victimes.