- La réunion informelle des Ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales les 12 et 13 septembre 2008 Dans le cadre de la présidence française de l’Union Européenne du 1er juillet au 31 décembre 2008, la réunion informelle des Ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales s’est tenue à Nice les 12 et 13 septembre 2008.
Les Ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des 27 pays de l’Union Européenne se sont réunis à l’occasion de cette rencontre internationale.

- La 7ème Conférence des Ministres euro-méditerranéens de l’industrie les 5 et 6 novembre 2008
4ème sommet ministériel organisé dans le département des Alpes Maritimes dans le cadre de la présidence française de l’Union Européenne (Jai à Cannes des 7 et 8 juillet, Ecofin à Nice le 12 et 13 septembre, l’internet du futur à Nice le 6 octobre), EUROMED a accueilli une 40aine de délégations dont plusieurs menées par un ministre.

- Le 22ème sommet UE-Russie le 14 novembre 2008
Cette 22ème rencontre réunira Nicolas Sarkozy, Président de la République Française et Dmitri Medvedev, Président de la Fédération de Russie au Palais préfectoral dans le Vieux Nice, ville ayant des liens historiques forts avec la Russie.

Le président russe rencontre donc vendredi les dirigeants de l'UE afin de tourner la page du conflit géorgien.
Dmitri Medvedev est aussi intervenu devant un parterre d'investisseurs russes et européens à Cannes. Il a estimé que les positions des Européens sur les leçons à tirer de la crise financière "coïncidaient" avec les siennes, à "quelques nuances" près.

Mais nos villes et notre département ne doivent pas uniquement être des lieux de passage furtifs de quelques heures de personnalités internationales, où l'on demande à la population de ne pas venir, circuler ou stationner dans ces zones fermées provisoirement. Sinon seul le côté désagréable apparaitra de plus en plus.
Les citoyens, au contraire, doivent être impliqués, motivés et intéressés par ses rencontres et ces enjeux géopolitiques. Un travail de pédagogie et d'information est à faire sur l'intérêt de ces enjeux.

Enfin, une structure géopolitique permanente d'accueil doit être être établie à Nice avec en son sein, un bâtiment dédié à l'Union Pour la Méditerranée. Avec la possibilité d'accueil et de participation du public et des médias le plus souvent possible.

Voici la réaction de quelques médias européens en Italie, Allemagne, Slovénie et Danemark EUROTOPICS

Les relations avec la Russie

A l'occasion d'un sommet à Nice, dans le sud de la France, l'UE souhaite reprendre les négociations pour parvenir à un accord de partenariat avec la Russie. Ces négociations avaient été provisoirement suspendues en raison de la guerre en Géorgie. La presse européenne évoque les problèmes actuels et les attentes de ce sommet.

Corriere della Sera - Italie

Le problème majeur pour le quotidien Corriere della Sera est la dépendance de l'UE à l'énergie russe : "Le ciel politique au-dessus de Nice est de plomb aujourd'hui. La soif d'énergie, que l'on ne peut pas ignorer, pèse comme un roc sur la table des négociations. L'UE tente de libérer ses conduites de gaz des griffes de l'ours russe, tandis que le Premier ministre russe Vladimir Poutine travaille dans le sens contraire. L'UE veut se créer un espace énergétique d'urgence, de l'énergie éolienne néerlandaise et de l'énergie hydraulique norvégienne aux gazoducs transsahariens du Nigeria et au gaz d'Azerbaïdjan, pour pouvoir s'approvisionner elle-même dès que la Russie aura fermé les vannes. Les 27 pays européens importent 61 pour cent de leurs besoins de Russie, et sept d'entre eux dont les Etats baltes sont complètement dépendants de Moscou. Cette situation est trop risquée. “

Frankfurter Rundschau - Allemagne

L'influence de l'UE dans le Caucase est limitée, estime le quotidien Frankfurter Rundschau : "Il n'existe aucune alternative au dialogue avec la Russie, mais sur la question du Caucase, les Européens comprendront tôt ou tard que leur influence est limitée. Les diplomates protestent en indiquant que dans les négociations sur le partenariat, les points litigieux, dont la situation dans le Caucase, seraient sans cesse abordés. Avec tout le respect dû aux fonctionnaires de Bruxelles, aux ministres et chefs de gouvernement européens : les Russes ne sont peut-être que modérément impressionnés quand les émissaires de l'UE renouvellent de manière routinière leurs critiques à l'égard de la situation dans le Caucase. L'hypothèse selon laquelle l'Europe pourrait rétablir l'intégrité territoriale de la Géorgie en faisant preuve de plus de ténacité, devrait se révéler être un vœu pieux. " (14.11.2008) » page d'accueil (Frankfurter Rundschau) Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Élargissement UE / Politique de voisinage de l´UE, » Politique Européenne, » Russie, » Europe

Delo - Slovénie

"Il est temps que Bruxelles et Washington cessent de faire comme s'il ne s'était rien passé en août dans le Caucase,“ écrit le quotidien Delo. "Tôt ou tard, ils devront faire ce que la Russie a elle-même fait le 26 août - reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. C'est probablement inévitable sur le long terme. La seule façon pour la Géorgie de reprendre le contrôle de ces deux provinces est une nouvelle guerre qu'elle doit naturellement gagner. En raison de la présence de l'armée russe, qui a prouvé en août qu'elle ne permettra pas une telle solution, cela est quasiment impossible. En normalisant cette nouvelle réalité dans les meilleurs délais, l'Occident libèrerait finalement la Géorgie de son agonie. Si la direction géorgienne se rapprochait des standards des institutions occidentales au lieu de s'occuper d'un nouveau contrôle sur les provinces, le pays ne resterait plus longtemps aux portes de l'OTAN et pourrait exprimer ses réserves à Bruxelles, en tant que membre habilité de l'UE.''

Berlingske Tidende - Danemark

Déterminer les relations à l'égard de la Russie sera l'une des premières tâches du président américain nouvellement élu, estime le quotidien Berlingske Tidende. Et selon le journal, cela ne sera pas chose facile. "Le cours que suit la Russie est de moins en moins démocratique. Le système parlementaire a été supprimé. Il existe à peu de choses près un système à parti unique. Le parti de Vladimir Poutine, Russie unie, dispose des deux tiers des sièges au Parlement. … Dans ce contexte, il est curieux que les pays européens soient si distants les uns des autres quand il s'agit d'exercer une pression sur la Russie pour l'amener à se développer vers plus de démocratie. Certains pays européens semblent bien plus intéressés par les livraisons régulières de gaz de Russie que par la question des véritables intentions de la Russie. Cela peut poser des problèmes à Obama. Il a besoin du soutien des Européens, mais cela nécessite une Europe unie. Et une telle Europe n'existe pas en ce qui concerne les relations avec la Russie."