Comment peut-on en 2008 oser faire une réforme de l'enseignement sans réfléchir à l'efficacité obligatoire des réformes et de façon concrète et non de façon politique et technocratique et comme c'est de plus en plus le cas, avec un but obsessionnel: diminuer le budget coûte que coûte quel qu'en soit le prix à payer par les utilisateurs dont on ne se soucie guère. Et même si cela revient plus cher après aux citoyens en pouvoir d'achat diminué ou même à l'Etat ? Et sans concertation évidemment en prime !

Alors qu'il est évident qu’une réforme est nécessaire pour adapter l’Education Nationale à ses nouvelles missions mais aussi à mieux remplir ses anciennes.

Un dossier capital de plus à suivre !
Le MoDem des Alpes Maritimes va avoir du pain sur la planche. Soyons nous montrer d'excellents boulangers, dans ce dossier, comme pour les autres, loin de vaines polémiques Droite Gauche et en visant uniquement l'amélioration des conditions de travail et au retour du respect dû aux enseignants, l'efficacité enfin retrouvée de notre système d'éducation pour que nos jeunes retrouvent des débouchés de façon normale ( évitons d'en arriver au drame vécu par les jeunes Grecs, ou d'autres pays, qui n'est pas exclu malheureusement en France vu le taux de chômage des jeunes ).
Ce qui dépasse largement le cadre des maternelles qui étaient dans le collimateur du ministre pour cette réforme à la noix !

Quelques rappels pour conclure:

- assénés avec raison par Gilles Moindrot, secrétaire générale du Snuipp (Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles):

«Darcos mérite la médaille d'or du mépris des enseignants et de l'école maternelle». «Surtout, cela témoigne d'une méconnaissance étonnante du ministre en la matière, les élèves avec des couches étant très rares en petite section puisque la propreté est exigée, poursuit-il. Par ailleurs, il est aussi difficile d'apprendre à des élèves de maternelle le langage que d'enseigner les grands auteurs à des élèves de Louis-Le-Grand (lycée parisien où Darcos a enseigné pendant cinq ans).»

Pour l'argument financier invoqué par le ministre, scolariser à deux ans et demi un enfant revient plus cher à l'Etat que de les prendre en charge dans des structures d'accueil collectives comme les crèches et les haltes-garderies, Gilles Moindrot fait valoir que l'encadrement dans ces structures est beaucoup plus important («un adulte pour quatre ou cinq enfants») qu'à l'école maternelle (deux adultes pour 27 enfants environ)».

- La Cour des comptes indiquait dans un rapport début septembre que «le coût par enfant est moindre s’il est accueilli en maternelle plutôt qu’en établissements d’accueil de jeunes enfants (13.368 € en 2006 en EAJE, contre 4.570 € en maternelle, hors périscolaire).» La Cour des comptes estimait ainsi que la diminution «du taux de scolarisation des 2-3 ans de 27% entre 2003 et 2007», faute d'effectifs suffisants, apparaissait «peu cohérente au regard de la bonne utilisation de l’argent public».