"Rendre de telles informations publiques plus accessibles ne représente qu'une petite mesure à prendre pour le Parlement, mais elle est très importante, surtout avant les prochaines élections européennes. Les citoyens ont besoin d'outils pour vérifier que leurs représentants tiennent leurs promesses."
"Il est appréciable que ce rapport soit exactement en ligne avec la décision prise par le Bureau du Parlement à mon instigation lundi cette semaine. Nous avons maintenant les politique et une administration de la transparence en place dans notre institution - tout l'opposé de bien d'autres parlements nationaux."

Le rapport de Marco Cappato traite de l'application du Règlement CE/1049/2001 soulignant les points faibles du dispositif en vigueur et proposant des changements pour l'avenir, en vue de sa révision prochaine en codécision par le Parlement et le Conseil. Il tient compte également du récent arrêt de la Cour de justice européenne concernant Maurizio Turco (ancien député européen, maintenant député national italien), qui a élargi le droit d'accès aux avis juridiques.

Et surtout:
Le rapport réitère également l'invitation faite au Conseil Européen de tenir toutes ses sessions à tous les niveaux en public lorsqu'il traite de dossiers législatifs et qu'il cesse les pratiques des réunions à huis clos, des "salles de documents" et des documents diplomatique destinées à empêcher le contrôle et l'accès du public aux documents.

Voici le Communiqué de presse de Jean Luc Bennahmias, député européen et Vice-Président du Mouvement Démocrate.

Pour un Conseil Européen et une Union européenne plus accessibles
" Voté à une majorité large, le rapport parlementaire de Marco Cappato (ADLE), s'appuyant sur une décision de la cour Européenne de Justice, invite les institutions européennes à ouvrir d'avantage leurs registres et documents aux citoyens. Il demande au Conseil de rendre publics l'ensemble de ses débats et au Parlement de publier d'avantage d'informations sur nos activités.
Ce vote renforce la crédibilité de nos institutions.
Soyons clairs! Au Conseil Européen, les masques doivent tombés. La critique est facile, quand ça va mal on dénonce "Bruxelles". Mais qui est "Bruxelles"?
Les Juges de Luxembourg ont estimé que les avis juridiques du Conseil relatifs à un processus législatif devaient être divulgués. Cela doit amener le Conseil à garantir la publicité de l'ensemble de ses documents et de ses informations, y compris l'identité des membres des délégations nationale et des groupes de travail. Nous devons enfin connaître les votes de nos chefs d' Etat, de nos ministres, leurs débats et leurs positions. Il doit être plus facile d'établir la responsabilité politique de chacun, et en ce sens mieux vaut tard que jamais.
L'Europe traverse en ce moment une crise de confiance et c'est un moyen de rassurer la population, de montrer que l'UE n'est pas faite par et pour les technocrates. Ouvrir les débats législatifs, c'est rapprocher le citoyen de l'Europe, c'est éclaircir les projets de lois adoptés. Par qui, pour quoi et comment? C'est renforcer l'autorité des décisions prises au nom du peuple et donner aux institutions européennes dynamisme, ouverture et une certaine cohérence.
Quant au Parlement Européen, les informations sont disponibles sur internet mais la complexité de la démarche prouve que des initiatives doivent être prises pour plus de transparence.
Pour y arriver le rapport préconise la mise en place d'un portail unique d'information avec un multilinguisme et une technologie efficace permettant l'accès aux personnes handicapées. C'est primordial ! "