Les enjeux et difficultés étant très importants, à régler rapidement, ils ne devraient plus y avoir de place pour la polémique. Les résultats de Durban I, et surtout les communiqués, n'ayant pas fait preuve d'impartialité, ils ne faudrait pas commettre les mêmes erreurs en 2009. Un dialogue est indispensable pour tous les citoyens de bonne volonté et il ne doit pas y avoir de place pour des propos provocateurs et démagogiques.
Le comité préparatoire de Durban II est présidé par la Libye de Khadhafi, et la présence du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui a qualifié à plusieurs reprises l'Holocauste de "mythe", n'est pas non plus de bon augure.

Ici encore, il faut réaffirmer que la solution du conflit qui ensanglante, fragmente et disperse les énergies des pays du Moyen Orient depuis trop longtemps devrait enfin trouver une solution équitable et rapide. Les différences d'appréciation ne sont que des mots, il est temps de passer à l'action, au dialogue et à la reconstruction politique, économique, culturelle, sociale et démocratique de cette région martyre. Et de ne plus laisser le champ libre aux extrémistes.

D'autre part, les Etats-Unis "ne participeront pas" à la Conférence de l'ONU sur le racisme qui débutera lundi à Genève, parce que la déclaration finale contient des passages qu'ils "ne peuvent pas accepter", a annoncé samedi le département d'Etat.

"Malheureusement, il semble désormais certain que les problèmes restants ne seront pas abordés dans le document qui doit être adopté par la Conférence la semaine prochaine. En conséquence, avec regret, les Etats-Unis ne participeront pas à la Conférence", indique le porte-parole du département, Robert Wood, dans un communiqué.
Navanethem Pillay, le Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, s'est dite «choquée et profondément déçue» par la décision des Etats-Unis, estimant que «cette difficulté aurait pu être surmontée».

Les négociateurs présents dans la capitale suisse avaient indiqué vendredi que les pays occidentaux et la plupart des pays musulmans avaient accepté le projet de déclaration finale de la Conférence, qui a aplani les questions les plus controversées relatives aux discriminations religieuses, à Israël et au Proche-Orient.

Les Etats-Unis et Israël avaient claqué la porte de la précédente et historique Conférence de l'ONU contre le racisme qui s'était déroulée en 2001 à Durban, après des débats houleux avec des Etats musulmans sur le traitement des Palestiniens par Israël et sur l'antisémitisme.

Au lendemain d'un accord à Genève sur un projet de déclaration finale, une conférence téléphonique a réuni les chefs de la diplomatie français, allemand, britannique, néerlandais et tchèque. La France et le Royaume Uni seront présents. L'Italie, l'Allemagne, les Pays Bas, les USA, le Canada, Israël et l'Australie seront absents.

Le pape Benoît XVI, qui envoie une délégation du Vatican, a salué la tenue de la conférence, disant espérer que les participants travaillent "avec un esprit de dialogue et d'acceptation réciproque, pour mettre fin à toutes les formes de racisme, de discrimination et d'intolérance.