Sa mise en place, qui était réclamée depuis plusieurs années par des associations de parents notamment se heurtait à un problème de financement.

En 2008, le nombre de disparitions d'enfants a progressé de 6,35 % par rapport à 2007. L'association SOS enfants disparus annonce ainsi avoir ouvert 907 dossiers en France en 2008, dont 286 concernaient des enlèvements parentaux ( en augmentation de 49% sur un an). 225 concernaient des fugues, 115 des disparitions inquiétantes et 241 étant constitués de «demandes diverses». Ces chiffres ont été donnés hier par la Fondation de France et L'Inavem(*) qui chapeautent le centre d'appel 116 000 pour les disparitions d'enfants.

Ce nouveau dispositif, entièrement gratuit, accessible 24 heures sur 24 et qui sera identique dans les 27 pays de l'Union européenne, permet d'accompagner les proches d'enfants disparus dans leurs démarches, de les orienter et de leur apporter un soutien psychologique.

Ce numéro de téléphone unique trouve son origine dans une directive de l'Union européenne de 2002. Il était déjà en activité dans huit pays. La Commission européenne en a salué hier l'activation dans cinq nouveaux pays, dont la France, et a pressé les autres pays de l'UE de le rendre disponible. La France, la Belgique, l'Italie, la Pologne et la Slovaquie ont ainsi rejoint les cinq pionniers: Grèce, Hongrie, Portugal, Pays-Bas et Roumanie.

«C'est une très bonne nouvelle, mais cela ne suffit pas», a souligné le porte-parole de Jacques Barrot, le commissaire européen en charge de la Justice. «M. Barrot demande que ce numéro soit activé dans les 27 pays».

Les gouvernements de l'UE doivent par ailleurs se prononcer sur deux autres propositions de M. Barrot pour renforcer la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants et la pornographie impliquant des enfants.