Le russe Gazprom veut contrôler le gaz en provenance des pays de la CEI (Communauté des Etats indépendants). CEI recréée dans un esprit de main-mise néocoloniale sur les ex-républiques d'URSS ( l'étranger proche ) et qui a en partie réussi son but. Début 2009 Gazprom a voulu acheter au prix fort du gaz de pays d'Asie centrale, comme le Turkménistan par exemple, afin de contrôler les pays producteurs de cette région et dissuader ces pays d'acheminer le gaz par Nabucco, donc vers l'UE. Heureusement le gaz d'Azerbaïjan, pays "turc" du Caucase, nous parviendra par ce biais.
Même si Gazprom vient de signer un accord avec Bakou. C'était le dernier pays producteur de l'ex-URSS auquel il n'achetait pas de gaz. Achat à un prix très élevé, évidemment.

La fin de notre grande dépendance, serait une bonne nouvelle pour nous Européens.
Reste aussi maintenant à passer aux actes et à avoir une politique audacieuse et rapide pour doper les énergies renouvelables, au-delà des bonnes intentions. Alors que pour l'instant nous sommes en retard sur le calendrier initial de l'UE.

  • RAPPEL ET DERNIERE MINUTE :

signature d'un accord à ANKARA ( capitale de la Turquie ) lundi 13 juillet
Le projet Nabucco prévoit la construction d'un gazoduc de 3.300 km de long pour transporter graduellement jusqu'à 31 milliards de m3 de gaz par an en provenance de pays turcophones du Caucase et d'Asie centrale. Ce gazoduc passera par la Turquie et le sud-est de l'Europe et devrait entrer en service en 2014. Son coût est estimé à 7,9 milliards d'euros.
Les Européens attendent toujours l'accord de pays clés comme le Turkménistan, le Kazakhstan et l'Ouzbékistan. Des responsables de ces pays ainsi que de la Russie, du Qatar, de la Syrie, d'Irak, d'Egypte et d'Allemagne, pays financeur, ont été invités à Ankara. "Sans eux, l'Azerbaïdjan sera le plus grand pays fournisseur, mais celui-ci n'a pas assez de gaz pour remplir le gazoduc", explique M. Pamir, qui, après un décompte des exportations actuelles de ce pays depuis ses champs gaziers de Shakh Deniz, estime à environ 4 milliards de m3 par an le volume qu'il pourra fournir au pipeline, dans un premier temps. "Ce volume ne contentera évidemment personne", souligne-t-il, affirmant qu'il existe d'autres fournisseurs potentiels comme l'Iran, l'Irak ou l'Egypte.