Ce nouvel indice à dominante environnementale mesurera les progrès obtenus dans la réduction des gaz à effet de serre, la lutte contre la pollution, la gestion des eaux ou des déchets, a expliqué mardi le commissaire à l'Environnement, Stavros Dimas. Plus large, il est censé mieux prendre en compte les évolutions économiques et sociales et a pour but d'aider les pouvoirs publics à faire évoluer les politiques dans la direction d'une croissance verte, d'un niveau faible d'émissions de dioxyde de carbone et d'une plus grande efficacité énergétique.
Le PIB, a expliqué Stavros Dimas, mesure la valeur de marché finale de tous les biens et services produits dans un pays pendant une période donnée. Il n'est rien d'autre qu'un indicateur de l'activité économique et n'a pas vocation à évaluer le bien-être des populations, a-t-il ajouté.
"Cela devient un problème lorsque le PIB est considéré comme le critère unique de progrès", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Bruxelles.
"Il ne prend pas en compte des questions qui sont essentielles pour la qualité de vie comme l'environnement, la cohésion sociale ou le bonheur des gens", a-t-il ajouté.
L'Union européenne travaille depuis plusieurs années à l'élaboration d'indicateurs plus généraux que le PIB destinés à mesurer les avancées économiques et sociales.
Tony Long, directeur du Bureau des politiques européennes du World Wildlife Fund (WWF), a toutefois fait part de la déception de son organisation face à ce qu'il a qualifié de manque d'empressement de l'Union pour mettre en place des indicateurs alternatifs, 15 ans après le début des discussions.
"Nous n'avons pas avancé concernant la mise en oeuvre de mesures pour la durabilité environnementale, le progrès social ou le bien être", dit-il dans un communiqué.
"La crise économique actuelle est le parfait exemple de notre échec à regarder au-delà du PIB. ...", ajoute-t-il.