jeudi 8 octobre 2009
Union Européenne - Visite du Président turc en France - Fin septembre le Sénat a fait entendre une voix singulière sur la Turquie : "Nous ne devons pas fermer la porte de l'avenir" dit Gérard LARCHER ( UMP ) Président du Sénat
Par André MINETTO, jeudi 8 octobre 2009 à 00:09 :: Géostratégie
In varietate concordia
Attendu à Paris mercredi soir, Abdullah Gül inaugure aujourd'hui avec N. Sarkozy l'exposition « De Byzance à Istanbul » au Grand Palais, dans le cadre de la Saison de la Turquie en France dont j'avais déjà parlé ( 400 manifestations qui vont permettre au public français de mieux connaître l'art, la culture et le visage moderne de la Turquie ). Il arrive dans un contexte de relations plutôt refroidies entre la France et la Turquie depuis le non du Président français à l'entrée dans l'UE, alors que les négociations avancent. Et que les relations sont très anciennes et les intérêts communs sont légions ! La Turquie est le 12e client de la France et notre pays est le 16e fournisseur de la Turquie. Et les relations économiques avec ce pays à croissance élevée s'accélère.
Il doit rencontrer François Fillon, puis le Président Français.
A noter aussi un fait très important : le rétablissement des relations diplomatiques entre l'Arménie et a Turquie doit être signé le samedi 10 octobre. Un jour historique.
Errare humanum est, sed perseverare diabolicum est !
Reconnaître une erreur est une preuve d'intelligence, surtout dans un domaine aussi grave que la géostratégie. Et à fortiori pour nous Niçois et Azuréens qui vivons au bord de la Méditerranée, lieu de contacts et d'échanges pendant plus de 8000 ans ! Et qui doit redevenir un lieu de Paix et d'échanges fructueux, dans l'intérêt de tous. La Turquie a un rôle de plus en plus primordial pour résoudre les conflits majeurs de cette zone.
Même l'UMP redécouvre l'intérêt pour l'Union Européenne, et pour ses peuples, d'une adhésion de la Turquie.
Extrait d'un article lu sur "Le Monde" en septembre :
" Sarkozy commet la même erreur envers la Turquie que Mitterrand avec l'Allemagne de l'Est." Ce jugement d'un responsable de la communauté d'affaires turque est abrupt. Mais il est largement partagé par les membres de la délégation sénatoriale - pluripartite - qui accompagnait le président du Sénat, Gérard Larcher, lors de son déplacement à Ankara et Istanbul, du 15 au 18 septembre.
Alors que la position soutenue par le président de la République exclut toute perspective d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, quelle que soit l'issue du processus de négociation engagé, M. Larcher a fait entendre une autre voix. "Nous ne devons pas fermer la porte de l'avenir", a-t-il affirmé, revendiquant une appréciation "autonome" du Sénat.
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