Auteur : Olivier Henno, Maire Mouvement Démocrate de Saint-André lez Lille, Conseiller Général
Frédéric Leturque, Adjoint au Maire Mouvement Démocrate d'Arras, Conseiller Régional

" A l'attention de : Monsieur le Président de la République

Protégeons nos communes !

Écoles, crèches, cantines scolaires, centres communaux d'action sociale, accompagnement des associations sportives, socio-culturelles, humanitaires... les 36 783 communes de France .... Petites ou grandes, elles constituent pour tous le premier niveau de l'administration publique et le premier échelon de proximité.

Aujourd'hui, la réforme des collectivités territoriales défendue par le Gouvernement pourrait remettre en cause, si nous n'y prenons garde, la relation de proximité privilégiée entre la commune et ses concitoyens. Le transfert de compétences communales vers les métropoles nouvellement créées, les possibles fusions de communes, la suppression de la taxe professionnelle et la remise en cause de l'autonomie financière de cette collectivité sont autant d'éléments pouvant porter un mauvais coup aux communes.

Mobilisons-nous !

Face à l'insécurité économique, sociale et environnementale, ne sacrifions pas notre dernier espace de démocratie. Opposons-nous fermement contre toute réforme visant à accentuer l'éloignement entre l'administration publique et le citoyen. Affirmons notre attachement indéfectible aux services de proximité offerts par l'échelon communal.

Nous appelons l'ensemble des citoyens et élus de notre territoire national, quelque soit leurs opinions politiques, à montrer leur attachement au rôle primordial des communes dans la gestion des services publics de proximité et comme pilier de notre démocratie en signant cette pétition pour la protection et la sauvegarde des communes. "

http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=478eb0f88b4926bdba35938b1975192d

Et les Banlieues ?

Il convient d’ajouter qu’un récent rapport de la Cour des comptes dresse un tableau accablant de la gestion des fonds attribués par l’État aux banlieues depuis cinq ans.
En parlant de rapport de la Cour des Comptes, et pour comparer la différence d'attention de nos dirigeants entre 2 groupes humains, je vous conseille aussi la lecture du rapport sur la gestion des fonds pour la Présidence française de l'UE, le double des autres Présidences ( 171 millions d'euros ! ), et surtout celui sur les dépenses scandaleuses pour le déjeuner de l'Union Pour la Méditerranée du 13 juillet 2008 : 4,383 millions euros dépensés pour une durée de QUATRE heures !! Et quand on voit l'état comateux de l'UPM !
http://www.maitre-eolas.fr/post/2009/10/27/L-hygiène-n-a-pas-de-prix.
Revenons aux "banlieux", dysfonctionnements, retards de paiement aux associations, opacité, lourdeur des dispositifs … etc. L’enquête pointe l’échec de la politique de l’État en faveur des quartiers sensibles depuis cinq ans alors que la secrétaire d’État à la politique de la ville, Fadela Amara doit présenter en janvier un nouveau plan banlieue.
Cette dernière a promis, le 7 novembre, de « simplifier » la politique de la ville pour qu’elle « ait un impact en direction des gens qui habitent dans les quartiers ». Interrogée sur le plan banlieue qu’elle prépare, Fadela Amara a expliqué qu’elle prévoyait « une remise à plat » de cette politique.

De leurs côtés, les 120 maires de l’association Ville et Banlieue qui rassemble des élus de diverses sensibilités, viennent de lui adresser ainsi qu’à Christine Boutin, ministre du logement, trente propositions pour préparer ce plan.
Parmi les priorités des maires : réengager l’État dans la desserte des villes de banlieue. Et favoriser le logement social. Ce qui reprend 2 points importants du programme des Présidentielles de 2007 de François Bayrou. Encore 2 ans de perdus !!

Le chantier de la politique de la ville est gigantesque et n'aboutit pas : 19 ministres ou secrétaires d’État s’y sont succédé depuis 1990. Et l'échec s'amplifie de jour en jour.
Et ce ne sont pas les MÉTROPOLES qui vont arranger les choses !