Grand homme politique, déraciné de sa Tunisie natale, il soutenait à juste titre le dialogue euro-méditerranéen. Il a été, au cours de sa longue carrière politique de 45 ans, maire, député, ministre, Président de l'Assemblée nationale, et Président de la Cour des comptes. Il était né à Tunis en 1943, pupille de la nation après que son père, soldat, eut été fauché par la guerre en septembre 1944.
C'était aussi un passionné de foot.

En 1981 il défendra avec la gauche l'abolition de la peine de mort.
En 1995, Philippe Séguin prit une part active à la campagne présidentielle de Jacques Chirac. Il fut alors l'un des principaux inspirateurs du thème de la "fracture sociale" , avec Henri Guaino, qui permit à l'ancien maire de Paris de triompher de son duel face à son rival Edouard Balladur. Et de décrocher son premier mandat de président de la République. Mandat dont le nouveau Président n'a pas mis à profit pour véritablement réduire cette fracture qui devient béante au fil des années en s'accélérant depuis plus de deux ans.

Elu en 1997 à la présidence du RPR en remplacement d'Alain Juppé, Philippe Séguin démissionnera spectaculairement de cette fonction en avril 1999.
Après une période de retrait, Philippe Séguin revient sur le devant de la scène politique à l'occasion des élections municipales de 2001. Désigné tête de liste du RPR à Paris, il présente sa candidature dans le XVIIIe arrondissement en 4ème position de la liste conduite par Roxane Decorte. Avant de se raviser pour en prendre la tête. A l'issue d'une bataille fratricide contre le maire sortant Jean Tiberi (RPR dissident), Philippe Séguin échoue face à M. Delanoë.

Quand Jacques Chirac décide de créer un nouveau parti, l'UMP, Philippe Séguin, chef du groupe RPR au Conseil de Paris, s'y oppose et démissionne. Il ne prendra donc jamais la carte de l'UMP.

"Enquête" en cours à la Cour des Comptes : les 2 millions d’euros pour la réception organisée pour les Français de New York

L’AFP nous apprend que le député PS Hervé Féron a annoncé avoir “interpellé” la Cour des comptes. Le député, en voyage à New York au même moment que Nicolas Sarkozy, s’est vu confier par des sources de l’ambassade et un ami restaurateur, le montant des dépenses de la réception organisée pour les Français de New York, le 23 septembre 2009.« Le président de la République organise une “garden party” au Manhattan Center Studio pour 4.000 Français installés aux Etats-Unis pour une facture, selon plusieurs sources, de 400.000 euros pour le budget réception, et de 2 millions d’euros en tout », affirme le député, réitérant des critiques faites le 25 septembre, au lendemain de la réception.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/06/01011-20100106FILWWW00664-sarkozy-la-cour-des-comptes-interpellee.php