dimanche 8 juin 2008
La fin du monde ... tel que nous le connaissons ! pour Yves Cochet. Ou la rencontre des changements climatiques, de " l'addiction " au pétrole ... et de l'insécurité alimentaire
Par André MINETTO, dimanche 8 juin 2008 à 23:09 :: Géostratégie

Associated Press Photos / Ariana Cubillos
Haiti: des hommes arrêtés par la police après avoir tenté de dévaliser un supermarché.
C'est le titre d'une excellente analyse de notre situation actuelle, énergétique, géopolitique et sociale d'Yves Cochet que je partage.
Quand j'ai commencé à militer pour défendre ma planète, à 17 ans, au tout début de mes études médicales, le " gros mot " d'écologie était encore timidement prononcé, mais pas encore galvaudé comme aujourd'hui. Je suivais avec passion les recherches et les combats pour les élections présidentielles du Professeur René Dumont, de l'INA ( Institut National Agronomique ), qui est le père de l'écologie politique ( au sens noble ) et scientifique moderne ... et de la géopolitique humaniste. Et qui a eu le courage de sortir de son laboratoire et de son confort de sommité de la recherche pour devenir le premier Lanceur d'Alerte médiatisé et le premier candidat écologiste à ces présidentielles de 1974. C"est aussi celui qui considérait, à 92 ans, en 1996, " le gaspillage d'énergie comme un crime contre l'humanité ". Prémonitoire et encore en avance !
A l'époque, on nous reprochait de vouloir revenir à la bougie. C'est malheureusement ce qui se passe en quelque sorte de plus en plus aujourd'hui dans de nombreux pays pour la majorité de la population à cause du niveau de misère de masse.
On a d'abord eu la fuite massive des populations rurales chassées vers les villes car ne pouvant plus, ni vivre de leur travail, ni même nourrir leur famille, et l'entassement dans des bidons-villes qui constituent la plus grande partie de l'habitat pour la population urbaine. Merci aux subventions massives d'une agriculture très coûteuse et souvent très chimique des USA et de l'U.E. Subventions servant à payer entre autres les multinationales produisant pesticides, engrais chimiques et autres P.G.M. ( Plantes Génétiquement Modifiées ).
Puis à nouveau fuite vers les pays du Nord riches, U.S.A., U.E..


