jeudi 4 mars 2010
" En 1993, Edouard Balladur en avait rêvé, en 2010, Nicolas Sarkozy l'a fait " ( Denis CLERC ): " La disparition " ou comment laisser mourir en douce une structure d'expertise indépendante ( le Cerc ) - Et une de moins !!
Par André MINETTO, jeudi 4 mars 2010 à 22:35 :: Social - Economie

Alors que je prône, que nous prônons, le principe de l'expertise indépendante dans le domaine Santé - Environnement ( CRIGEN, CRIIRAD, RES -Réseau Environnement Santé- ... etc qui montrent quotidiennement leur rôle primordial et indispensable ) mais aussi au niveau socio-économique pour le cas qui nous intéresse aujourd'hui, nous constatons que certains n'apprécient pas cette indépendance par rapport au pouvoir quel qu'il soit ( politique, économique, financier ... ). Voici un article bien frappé d'un spécialiste de l'expertise dans le domaine de l'insécurité de l'emploi, notamment (Denis CLERC, rapporteur du CERC de 2000 à 2007). Et cela permet d'informer certains politiciens que l'insécurité est multiple et très diverse et qu'il faut s'en occuper dans sa totalité au lieu de faire une fixation stupide sur une seule facette.
Insécurité aussi inadmissible dans tous les autres domaines ( que celle qui est mal assurée par l'Etat et qu'on utilise en période électorale ) : chômage, précarité de l'emploi, pauvreté, insécurité alimentaire, sanitaire ... L'arrivée en fin de droits de centaines de milliers de citoyens au chômage dans les mois qui viennent va encore aggraver cette terrible situation dans une perspective de crise qui commence à s'installer en France malgré quelques gesticulations verbales inefficaces.
La disparition à lire en entier sur " Alternatives Economiques "
En 1993, Edouard Balladur en avait rêvé ; en 2010, Nicolas Sarkozy l'a fait : dans le silence général, le pouvoir a supprimé de facto le Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale (Cerc). Le Centre d'études des revenus et des coûts - c'était ce que le sigle Cerc désignait à l'origine - avait été créé en 1967 par le général de Gaulle suite à la proposition d'un comité chargé de réfléchir à ce que pourrait être une politique des revenus en France. Présidé par le commissaire au Plan de l'époque, Pierre Massé, son rapporteur était Jacques Delors. La mission de ce premier Cerc: établir périodiquement un état des lieux précis en matière d'évolution des revenus d'activité, financiers et sociaux, ainsi que de la productivité (d'où le terme "coûts"), afin de mettre en lumière les disparités ou les inégalités qui pouvaient exister dans ce domaine. L'organisme publiait des rapports très documentés, qui suscitaient parfois des grincements de dents du côté de nos dirigeants, de gauche (Pierre Bérégovoy), comme de droite (Jacques Chirac).





In varietate concordia

