Archives du mot-clé Europe Ecologie les Verts

« Loi Travail Non au 49-3 oui à la motion de censure  » Communiqué EELV ( Europe Ecologie Les Verts ):

Nous avons une situation politique grave où la démagogie et le mensonge l’emporte ! Nous l’avons vu au Royaume Uni où ceux qui défendaient le Brexit se défilent maintenant qu’ils ont poussé une majorité de la population à le voter. Triste ce début de siècle ou une classe politique majoritairement préoccupée par son unique maintien en place coûte que coûte la pousse à surfer sur la haine, le rejet et la stigmatisation d’une partie de la population, en nous montant les uns contre les autres : des apprentis sorciers qui rappellent ceux de la fin du XIXème siècle et de la première moitié du XXème. Un sursaut s’impose avant un nouveau chaos possible !!
Et voici l’excellent communiqué :
 » Comme en mai, Europe Écologie Les Verts dénonce l’utilisation par le Premier ministre de l’article 49-3 de la Constitution qui permet au gouvernement de passer en force.
 
Comme en mai, ce déni de démocratie est un aveu de faiblesse : le gouvernement n’a pas de majorité pour faire adopter un texte qui menace la vie quotidienne des Françaises et des Français. Loin d’inventer une « fléxisécurité » à la française, ce texte porte une nouvelle atteinte aux droits des salariés et va faciliter les licenciements sans créer d’emplois.
 
Après avoir hystérisé le débat public sur la question de la déchéance de nationalité avant de devoir faire piteusement marche arrière, le gouvernement démontre une nouvelle fois son incapacité à construire. La pseudo-autorité dont se targue le Premier ministre ne saurait constituer un projet pour le pays.
 
Le recours à cet artifice institutionnel pour faire adopter un texte massivement rejeté par la population et contraire aux engagements de campagne du candidat Hollande ne peut que renforcer la défiance dans nos institutions. Il est nécessaire dans notre démocratie de revitaliser le Parlement dans le cadre d’une sixième République.
 
Dans l’attente, les écologistes appellent les députés à faire barrage à cette loi et à ce gouvernement qui n’a plus rien à offrir au pays en soutenant une motion de censure. « 

« Pollution de l’air, qualité de vie, alimentation : la commission Juncker cède aux lobbys au détriment de la santé des Européens » communiqué d’EELV

Lettre d'information EELV

COMMUNIQUÉ

 » EELV s’insurge contre l’intention de la Commission européenne d’enterrer plusieurs projets législatifs européens dédiés à la protection des Européens. Qualité de l’air, économie circulaire, agriculture biologique ou congés parentalité sont sur la sellette alors que Jean-Claude Juncker établit le programme de travail de l’exécutif européen pour 2015. Ce dernier laisse entrevoir une volonté de dérèglementation, notamment en ce qui concerne la pollution de l’air, qui se fera aux dépens des citoyens européens.

« Pour la  commission Juncker, tous les prétextes semblent bons pour attendre. Au contraire, n’en déplaise à certains lobbys, il faut redoubler d’efforts quand la santé des citoyens est en jeu »  selon Julien Bayou.

Ces décisions rétrogrades et inacceptables, si elles étaient confirmées, marqueraient un double déni: démocratique d’abord, de l’intérêt général ensuite. A l’heure où la pollution de l’air entraîne 350 000 décès prématurés par an, les écologistes rappellent l’urgence d’agir et la priorité immédiate qui doit être donnée à ce scandale sanitaire. « L’Europe a le devoir de protéger les citoyens plutôt que les entreprises » déclare Sandrine Rousseau.

Si les déclarations d’incompatibilité entre emplois et environnement correspondent à une vision passéiste et inquiétante, la lutte contre la pollution atmosphérique permet au contraire de réduire les déficits publics en matière de santé, de relancer l’investissement et de créer de nombreux emplois à travers la transition énergétique.

A un an de la Conférence de Paris 2015 (COP 21), décisive pour répondre au défi climatique, ces reculs sont des signaux désastreux qui, s’ils se confirment, ne permettront pas à l’Union européenne de remplir pleinement un rôle moteur dans ces négociations internationales décisives pour l’avenir de l’humanité. « 

« Mort du ministre palestinien Ziad Abou Eïn : la France et l’Europe doivent faire respecter le droit international » Communiqué d’EELV

 Communiqués

Logo EELV

« Mercredi 10 décembre, Mr Ziad Abou Eib, ministre de l’Autorité palestinienne en charge du dossier de la colonisation, est vraisemblablement mort sous les coups de soldats israéliens alors qu’il voulait planter des oliviers.

Agé de cinquante-cinq ans, il manifestait pacifiquement aux côtés de 300 personnes contre la confiscation des terres palestiniennes, à l’occasion de la Journée des Droits de l’Homme.

Europe Ecologie Les Verts (EELV) condamne vigoureusement cette nouvelle agression violente, meurtrière et inacceptable des forces israéliennes.

Cette bavure, qui ne serait tolérée nulle part ailleurs dans le monde, pose une nouvelle fois la question des colonies illégales soutenues par le gouvernement israélien qui alimentent toutes les tensions, privent de droits fondamentaux – liberté de circulation, liberté d’exploiter un bien privé, droit à la sécurité – nombre de Palestiniens, et compromettent jour après jour la possibilité d’une paix à deux Etats.

Alors que le Sénat doit examiner une résolution pour la reconnaissance de la Palestine, EELV demande que le droit international soit appliqué et que des sanctions soient prises par la France et par l’Europe contre le gouvernement israélien, notamment en suspendant les accords économiques avec Israël. »

« Projet de loi Macron : la recherche de la croissance ou celle du bien commun ? » Communiqués d’EELV

 Communiqués

Logo EELV

« Alors que le projet de loi Macron est présenté ce jour en Conseil des Ministres, EELV déplore la vision passéiste d’une recherche de la croissance sans imagination ni recherche du bien commun.

Parmi les dizaines d’articles de cette loi fourre-tout on trouve par exemple celui qui rétablit les ventes à la découpe, véritable fléau de la spéculation immobilière que le Parti Socialiste dénonçait encore il y a peu à l’Assemblée.

Où est le bien commun quand on facilite l’expulsion de familles entières pour le seul profit de promoteurs immobiliers ? Que vaut la croissance de leurs chiffres d’affaires par rapport au bien-être des personnes qui seront chassées de l’endroit où elles vivaient ?

EELV s’inquiète également du recours aux ordonnances qui sur plusieurs points contournent la discussion au Parlement et permet de limiter le nécessaire débat public.

EELV dénonce en particulier l’attention démesurée portée à la question du travail du dimanche. Pour EELV, plutôt que de compter les dimanches, le gouvernement serait plus inspiré de garantir aux salariés les temps familiaux et de loisirs dont ils ont besoin et auxquels ils ont droit. Passer à 12 dimanches par an ne créera pas d’emplois et ne constitue en rien une stratégie de lutte contre la précarité et la pauvreté au travail.

Plutôt qu’une croissance artificielle fondée sur une croissance des inégalités, les écologistes proposent au contraire la création de nouveaux droits pour les salariés et le partage du travail.

Fallait-il bousculer l’agenda parlementaire pour passer cette loi en urgence ? EELV s’interroge sur les priorités d’un gouvernement qui repousse l’examen du projet de loi santé publique (paquet neutre de cigarettes, étiquetage nutritionnel….) si nécessaire pour la santé et le bien-être de nos concitoyens. »

 

 

Vague Verte du 28 novembre 2014 à Nice ave EELV !

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Distribution assurée de notre vague verte ce matin gare Riquier, à plusieurs !

‪#‎VagueVerte‬ ‪#‎EELV‬

À un an de la décisive 21ème conférence-climat (Paris décembre 2015), les écologistes se mobilisent et organisent l’opération “Vague verte“ qui déferlera dans la France entière, au cœur de nos territoires (gares, marchés, stations de métro..) le vendredi 28 novembre.

Il s’agira, à travers la distribution d’un journal gratuit “Ecolonews“ -dont le titre “L’année sera chaude“ résume l’urgence climatique- d’éveiller les consciences et d’impulser le sursaut citoyen et démocratique indispensable à la réussite de Paris 2015 et capital pour gagner la bataille climatique.

Hausse record des concentrations de gaz à effet de serre en 2013, déclin de la biodiversité, explosion du nombre de réfugiés climatiques, rapports de plus en plus alarmants de la communauté scientifique : il est plus que temps de (ré) agir et la conférence-climat de Paris -au succès impératif- doit aboutir à un accord ambitieux de réduction des gaz à effet de serre afin de limiter la hausse des températures à 2 degrés.

« EELV condamne l’attentat meurtrier dans une synagogue de Jérusalem et appelle à la reconnaissance de l’Etat palestinien pour sortir de l’escalade du conflit israélo-palestinien »

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« Cet acte inqualifiable est la conséquence tragique de la dégradation constante, ces dernières semaines, de la situation en Palestine, notamment en Cisjordanie et surtout à Jérusalem-Est.

Depuis l’échec des « négociations de paix » sous l’égide de John Kerry, en raison de l’intransigeance du gouvernement Netanyahou sur l’arrêt de la colonisation, chaque jour qui passe voit de nouvelles destructions de maisons et d’autres édifices, terrains, vergers, installations agricoles, etc … appartenant à des Palestiniens, par les forces armées israéliennes et par les colons — qui bénéficient d’une complète impunité et agissent souvent sous la protection des unités de la police ou de l’armée israéliennes.

Il y a quelques jours, c’est une nouvelle fois une mosquée qui a été incendiée, vraisemblablement par des colons israéliens.

La semaine dernière, la marine israélienne a encore coulé un bateau de pêche palestinien près de Gaza.

De nombreuses arrestations de manifestants Palestiniens et des provocations insultantes se sont multipliées, notamment devant la mosquée Al-Aqsa, sur l’Esplanade des Mosquées et un peu partout à Jérusalem-Est.

Toutes ces manoeuvres et provocations israéliennes suscitent la colère légitime des Palestiniens et alimentent une insupportable spirale de la violence.

Les morts et les blessés Palestiniens se comptent par dizaines et des réactions palestiniennes ont également coûté la vie ou blessé des citoyens Israéliens.

En permettant ou en suscitant ces violences et ces actes de destruction et de provocation, lsraël se sait sûr de son impunité : annexions, colo­ni­sation, occupation n’ont guère à ce jour entraîné que des condam­na­tions ver­bales sans véritables conséquences pour Israël, lequel se trouve ainsi conforté dans cette politique de fuite en avant aussi irresponsable que dangereuse.

Après la récente reconnaissance de l’Etat de Palestine par la Suède, premier Etat de l’Union Européenne à le faire, après les propos tenus publiquement par Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui s’est prononcée dans le même sens, l’assemblée nationale française se prépare, à l’instar des Parlements britannique, d’Irlande ainsi que celui de la région Wallonie-Bruxelles, à voter en faveur de cette reconnaissance.

Il n’échappe à personne que cette intense campagne israélienne de répression, destruction et provocation en Palestine cherche à saboter l’initiative de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et de son Secrétaire général, Mahmoud Abbas, visant à obtenir une large reconnaissance internationale de l’Etat de Palestine.

Les Palestiniens demandent une prise de position claire du Conseil de Sécurité de l’ONU pour que cessent occupation, colonisation et annexion de territoires palestiniens, conditions indispensables pour que puissent enfin s’ouvrir de véritables négociations de paix.

Dans ce contexte, il est regrettable que la seule réponse que donnent les autorités israéliennes à ces démarches positives en faveur d’une perspective de paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, soit un renforcement de la politique répressive, ce qui ne peut que développer la violence.

EELV, qui se félicite de la condamnation par Mahmoud Abbas, président l’Autorité Palestinienne, de l’agression criminelle à la synagogue de Jérusalem perpétrée par des éléments isolés dénonce le soutien apporté publiquement par des dirigeants du Hamas à cet acte inadmissible.

Europe-Ecologie-Les Verts renouvelle son soutien à la reconnaissance de l’Etat de Palestine comme préalable à la paix, et appelle les autorités israéliennes à cesser les destructions de domiciles et d’autres édifices palestiniens, à cesser la répression à l’encontre des Palestiniens en Cisjordanie, notamment à Jérusalem, et de faire sérieusement le choix de la paix – comme l’ont récemment encore préconisé Avraham Burg , ancien président de la Knesseth et Shimon Péres, l’ancien président de la république.

Dans ce contexte, Europe-Ecologie Les Verts appelle le gouvernement français à reconnaître l’Etat de Palestine, une décision qui, comme vient de le souligner Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale, constituera un geste éminemment positif en faveur de la paix. »

 

 

« Europe Ecologie Les Verts s’engage pour la paix en Ukraine » Motion adoptée lors de notre réunion du Conseil Fédéral d’Europe Ecologie – Les Verts des 11 et 12 octobre 2014

Motion : Europe Ecologie Les Verts s’engage pour la paix en Ukraine

Publié le  dans Russie – Espace post-soviétique Mots-clés : 
Manifestants sur la place Maidan, novembre 2013

Motion adoptée par le Conseil Fédéral d’Europe Ecologie – Les Verts, réuni les 11 et 12 octobre 2014

Motion

« Ainsi, afin d’aller vers une solution politique durable, il faut rechercher :

  • la démilitarisation, sous contrôle international, de toutes les parties en conflit, et la dissolution de toutes les milices. Cette tâche peut-être prise en charge par les Casques bleus, dont seront exclus les pays prenant part au conflit ;
  • la tenue d’une consultation démocratique à l’échelle du territoire ukrainien et sous les auspices de l’OSCE sur le contenu de cet accord de paix ;
  • la reconnaissance par les voisins de l’Etat ukrainien des frontières internationales établies par des précédents accords internationaux ;
  • la tenue rapide d’élections législatives sur l’ensemble du territoire ukrainien ;
  • la poursuite du respect de la juste représentation de toutes les minorités et langues en Ukraine ;
  • une aide humanitaire internationale aux populations victimes du conflit : familles des victimes, blessés, déplacés. 

Le conseil fédéral d’Europe Ecologie Les Verts, réuni les 11 et 12 octobre 2014, demande :

  • à l’Union européenne de s’engager enfin dans la création d’une défense commune, outil d’une diplomatie commune afin de se dégager de la dépendance vis-à-vis de l’OTAN.
  • à l’Union européenne de s’engager dans une transition énergétique couplant le développement des énergies renouvelables et des mesures d’efficacité énergétique afin, entre autres, de se dégager de la dépendance aux hydrocarbures provenant de Russie et compatible avec la nécessaire reconstruction et adaptation de l’appareil de production énergétique ukrainien.
  • aux députés français et aux responsables politiques de respecter les sanctions visant la Russie. A ce titre, EELV dénonce fermement la visite à Paris de deux personnalités russes visées par ces sanctions, MM Serguei Narychkine, Président de la Douma, et Leonid Sloutsky, député russe, et leur rencontre avec une série de parlementaires français minant ainsi l’efficacité des sanctions.
  • à l’Union européenne de parler d’une seule voix face au Président russe et de presser l’établissement d’une paix durable en Ukraine pour éviter un pourrissement plus avant de la situation. 
  • à l’Union européenne d’engager une véritable politique européenne d’accueil des réfugiés qui fuient le territoire ukrainien et le régime de Poutine.
  • à l’Union européenne d’accompagner le processus de réforme de la gouvernance en Ukraine. Le processus de lustration doit se concentrer sur la lutte anti-corruption des oligarques et la récupération des biens spoliés 
  • à l’Union européenne d’aider l’Etat ukrainien a conforter son intégrité territoriale vis à vis de la Russie, à faire évoluer sa forme de l’Etat si le gouvernement ukrainien le demande et à le conseiller en matière de consultation populaire. 

Le conseil fédéral d’Europe Ecologie Les Verts, réuni les 11 et 12 octobre 2014, rappelle qu’EELV soutient l’émergence des forces politiques progressistes et écologistes. »

Pour rappel :

Exposé des motifs

« A partir de novembre 2013, les manifestations pacifiques qui se sont déroulées sur le Maïdan, au cœur de la capitale ukrainienne, ont représenté un véritable mouvement populaire, aux revendications initiales en faveur d’un rapprochement avec l’Union européenne, qui sont passées très rapidement à l’exigence d’un état de droit et de la fin de la corruption.

A l’origine de la crise, les deux projets économiques exclusifs l’un de l’autre soutenus d’une part par l’Union Européenne et d’autre part par la Russie plaçaient l’Ukraine dans une situation de tiraillements entre deux sphères économiques et politiques, auxquelles l’Ukraine est attachée par des liens historiques, économiques et humains. L’Ukraine depuis son indépendance a perdu son autonomie énergétique, indispensable à la survie d’un modèle productif le plus énergivore d’Europe. Les oligarques, porte-parole d’intérêts étrangers aux besoins des Ukrainiens et adoptant un comportement de rapacité, se sont révélés incapables de construire un Etat démocratique pouvant assurer une transition économique et énergétique indispensable.

Face à l’amplification du mouvement pacifique, la réaction du régime du président Viktor Ianoukovitch est alors devenue violente. Après la fuite de ce dernier et l’instauration d’un gouvernement transitoire le 25 mai 2014, un nouveau président, Petro Porochenko, a été élu dans des conditions reconnues par l’OSCE comme conformes aux standards démocratiques. Des élections législatives sont désormais programmées pour le 26 octobre 2014.

Néanmoins, des Ukrainiens ont pu prendre leurs distances vis-à-vis du nouveau pouvoir ukrainien et du mouvement Euromaïdan tel qu’il s’est exprimé. Une juste représentation de tous les Ukrainiens, de toutes les régions et de tous bords dans les divers échelons de l’Etat et dans les instances politiques est ainsi la mieux à même d’apporter une solution à ces réticences. Malgré les soubresauts politiques et les clivages parfois tendus au moment des échéances électorales entre habitants de l’Ouest et habitants de l’Est, le jeune Etat ukrainien commençait progressivement à se trouver une unité. Le sentiment d’appartenir au pays Ukraine existait, indépendamment de la langue parlée, des origines et des convictions politiques.

Une partie des populations de l’Est et du Sud de l’Ukraine, notamment en Crimée, a vivement exprimé des réticences. Toutefois, l’annexion éclair de la Crimée par la Russie, précédée par un référendum réalisé dans des conditions douteuses et sous pression militaire, est contraire au droit international. Face à ces réticences, le gouvernement ukrainien n’a hélas pas privilégié le dialogue politique et la rencontre avec ces populations distantes vis-à-vis du mouvement de Maïdan. Dans un contexte d’invasion avérée par un Etat étranger, et d’annexion d’une partie du territoire, le gouvernement ukrainien s’est trop vite tourné vers une solution militaire en lançant une offensive massive en termes de troupes et de matériel.

L’Ukraine est depuis plusieurs mois dans une situation de conflit ouvert, mêlée d’une ingérence étrangère, attestée et quasiment reconnue par la Russie, qui fait peser de lourdes menaces d’escalade militaire sur l’unité de l’Ukraine, avec des répercussions également sur l’ensemble du continent européen. Le cessez-le-feu annoncé le 5 septembre 2014 et décidé à Minsk entre le gouvernement de Kiev et les séparatistes du Donbass, sous l’égide de l’OSCE, constitue une première étape dans le règlement de paix.

En réalité, l’Ukraine se retrouve confrontée au comportement général de la Russie dans l’espace post-soviétique, qui menace actuellement particulièrement son intégrité territoriale. En effet, lorsque l’Ukraine a signé le mémorandum de Budapest en 1994 avec les puissances nucléaires que sont les USA, la Grande-Bretagne et la Russie, ces dernières lui assuraient son intégrité territoriale ainsi que sa souveraineté politique et économique, en échange de son renoncement aux armes nucléaires déployées sur son sol. La récente annexion de la Crimée et l’invasion à peine camouflée du Donbass contreviennent ainsi à cet accord.

A l’intérieur du territoire ukrainien, la propagande savamment orchestrée par le Kremlin en direction des russophones, les actions militaires des séparatistes et de leurs soutiens étrangers et le pourrissement de la situation construisent un fossé entre les Ukrainiens là où il n’y avait que des divergences civilisées. La propagande du Kremlin est également très active en France et en Europe. Elle ressuscite des clichés issus de la Seconde guerre mondiale et présente une Ukraine guidée par des fascistes.

Deux partis d’extrême droite, dont les valeurs et le projet politique sont à l’opposé des principes des écologistes, ont tout de même pris une part active dans la défense des manifestants de Maïdan. Leur proposition de loi entendant supprimer le statut officiel pour les langues régionales, dont le russe, était notamment une grave erreur politique. Ils sont malheureusement surreprésentés dans le gouvernement ukrainien. Toutefois, la propagande russe surestime largement l’importance de ces partis sur la scène politique ukrainienne, alors qu’elle favorise ce type de mouvements nationalistes et impérialistes en Russie.

Les manifestations « Pour la paix en Ukraine », organisées à Moscou le 21 septembre 2014, ont rassemblées plusieurs milliers de manifestants et marquent un espoir de rupture du consensus guerrier qui prévaut jusqu’à présent en Russie.

D’une part, l’ingérence étrangère est inacceptable, d’autant plus en provenance d’un pays membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et par conséquent en charge du maintien de la paix et de la sécurité internationale. A ce titre, EELV réaffirme le principe d’inviolabilité des frontières, inscrit dans l’article 2-4 de la Charte de l’ONU, et dans l’article 1-III de l’Acte final de la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe. La Russie qui prend part à ces deux organisations internationales, et qui aspire à voir son rôle international prendre de l’ampleur, doit se montrer une nation responsable et respectueuse de ces principes.

D’autre part, la confrontation militaire entre les forces sécessionnistes et l’état Ukrainien doit être traitée par une solution politique amenant à la table des négociations toutes les parties prenantes. Le cessez-le-feu est un premier pas sur ce chemin.

En attendant le règlement politique du différend ukrainien, la France et l’Union européenne sont fondées à exercer des pressions à l’encontre de la Russie pour qu’elle cesse son ingérence et vienne à la table des négociations. Cependant, ces pressions ne peuvent prendre qu’une forme diplomatique, politique et économique, et non militaire pour éviter toute escalade.

Pour que de telles négociations aient une chance de s’ouvrir et de réussir, l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN doit être proscrite de façon explicite, car elle constituerait un casus belli pour la Russie. La décision de l’OTAN en vue du renforcement de la « force de réaction rapide » pourrait faire augmenter la tension dans la région entre la Russie et l’Europe, déjà très dégradées depuis la mise en œuvre du bouclier antimissile.

Les sanctions économiques ciblées sur des personnalités russes, soutien du régime de Vladimir Poutine, ont déjà des résultats tangibles à l’intérieur de la Russie et peuvent être élargies et approfondies.

Quant à l’Union européenne, celle-ci a ratifié avec l’Ukraine un accord d’association le 16 septembre dernier. La situation économique de l’Ukraine est fortement préoccupante. L’Etat ukrainien, par un cumul de déficits de plusieurs natures dû à la dictature de Ianoukovitch et de sa corruption, est menacé par une faillite. L’Union européenne se doit d’apporter une aide financière à la hauteur des enjeux dans le cadre d’un plan international. Des réformes institutionnelles et économiques sont sans doute nécessaires, elles doivent être accompagnées par l’Union européenne, qui doit sortir du dogme de l’austérité pour prendre en compte une réelle et fondamentale dimension sociale sans laquelle les citoyens ukrainiens ne peuvent accepter ces réformes. »

« Europe Ecologie Les Verts apporte son soutien aux militants de Greenpeace / tribunal de Dunkerque le 22 septembre » communiqué d’EELV ( Europe Ecologie Les Verts )

Lettre d'information EELV

COMMUNIQUÉ

« Ce lundi matin comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Dunkerque dix-sept militants de Greenpeace. L’objet de leur poursuite : avoir pénétré pacifiquement le 5 mars dernier sur le site de la centrale nucléaire de Gravelines.

Ces militants constituent des lanceurs d’alerte face aux dangers imposés aux citoyens tant sur les centrales nucléaires que dans les régions environnantes. En cela, Europe Ecologie Les Verts tient à signifier leur soutien à leur action.

Leur coup d’éclat avait pour objectif de mettre en lumière la fragilité d’un des sites atomiques les plus puissants et dangereux dans le monde. En effet, la centrale de nucléaire de Gravelines est composée de six réacteurs dont l’activité respective approche voire dépasse les trente ans.

Construit sur un polder donc en zone inondable, sa dangerosité est renforcée par la proximité d’un terminal méthanier qui sera mis en service en 2015. La vétusté de ces installations n’est plus à démontrer et en cela un accident de type Fukushima est malheureusement possible. Les conséquences en seraient catastrophiques pour une grande partie du territoire français et de celui de nos voisins européens.

Europe Ecologie les Verts considère que les militants, plutôt que d’être condamnés à deux mois de prison avec suris, comme les 55 qui s’étaient introduits le 18 mars sur le site de Fessenheim, doivent être traités comme des lanceurs d’alerte.

Alors que le projet de loi sur la transition énergétique sera débattu prochainement au parlement, la transparence doit primer en matière de risques nucléaires et voir donc les discussions sur la sécurité du site atomique se tenir publiquement et non confiner. »

Sandrine Rousseau, Julien Bayou, porte-parole nationaux

« EELV dit « Oui » à l’indépendance de l’Écosse : pour une Écosse plus démocratique et plus verte » Communiqué d’EELV (Europe Ecologie les Verts) – Bientôt un nouveau pays à l’ONU…

 COMMUNIQUÉ

« EELV s’associe aux Partis Verts Écossais, Anglais, Gallois et Européen en faveur du « OUI » au referendum sur l’indépendance de l’Écosse du 18 septembre prochain.

L’enjeu pour les Écossais est d’abord de rapprocher les pouvoirs publics des citoyens. Le principe de subsidiarité est un principe structurant pour tous les écologistes : la responsabilité de l’action publique doit être confiée à l’entité publique la plus proche du citoyen. C’est pour cette raison que les écologistes français sont partisans de régions fortes dotées de compétences élargies pour mieux répondre de manière décentralisée aux attentes de nos concitoyens.

Le « Oui » à l’indépendance est donc un moyen de se réapproprier la maîtrise des politiques publiques. Forts de leur autonomie, les Écossais ont déjà mis au point les mesures les plus ambitieuses en matière de logement pour tous. Indépendants, ils pourront protéger leur système de santé publique et leur enseignement supérieur contre les décisions de privatisation portées par le gouvernement de Londres et pourront encore développer leur action contre le changement climatique : l’Écosse fait déjà partie des bons élèves au niveau européen grâce à son programme ambitieux de réduction des émissions de carbone ou sa participation au fonds pour la justice climatique. Avec déjà 25% des ressources européennes en éolien offshore et en marée, le potentiel est énorme pour un gouvernement qui ferait de la lutte contre le changement climatique une priorité.

Cette subsidiarité si nécessaire à toute démocratie moderne va de pair avec la notion de suppléance qui postule que quand l’enjeu dépasse les capacités de l’entité, alors l’échelon supérieur a la responsabilité d’agir.

C’est pour cette raison qu’EELV se réjouit que la campagne du OUI écossais, loin du repli sur soi des caricatures, soutienne avec enthousiasme l’action européenne et l’adhésion la plus rapide possible de la future Écosse indépendante à l’Union Européenne. »

EELV soutiendra bien sur cette adhésion.

Julien Bayou, porte-parole national

« Encadrement des loyers : le gouvernement mène une entreprise de démolition » communiqué d’EELV ( Europe Ecologie les Verts )

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« Le Premier ministre vient d’annoncer l’enterrement de la mesure phare de la loi ALUR pour le logement, l’encadrement des loyers.

Ainsi donc, les multiples engagements pris dans la campagne présidentielle auprès des associations de lutte contre le mal-logement ou devant l’Assemblée n’auront pas tenu longtemps face à l’offensive idéologique des lobbies immobiliers.

Il n’aura fallu que quelques semaines pour voir la loi ALUR accusée de tous les maux : panne du secteur immobilier, rigidités diverses alors que l’immobilier français reste parmi les plus dynamiques d’Europe.L’encadrement des loyers est pourtant une mesure indispensable dont le principe est d’ailleurs issu des engagements de campagne du président et dont les modalités ont fait l’objet d’un riche débat démocratique au Parlement.

Attribuer les mauvais chiffres de la construction à la loi ALUR revient à oublier que la moi n’est pas encore pleinement effective et que la dégradation des chiffres date de bien avant.

EELV dénonce l’abandon en rase campagne d’une mesure juste et nécessaire. Le loyer moyen des locataires a en effet doublé par rapport à leur revenu depuis 1970. Or le logement n’est pas un produit ordinaire mais un bien de première nécessité. Et la première crise a régler est celle du mal logement.

Pour EELV, cette capitulation illustre la faiblesse de l’exécutif vis à vis des différents lobbys qui se parent de l’intérêt général pour défendre leurs intérêts boutiquiers. Alors qu’on compte près de 4 agences immobilières pour une boulangerie, l’abandon de l’encadrement des loyers ne servira ni la construction ni l’intérêt des français mais les profits des différents intermédiaires qui alourdissent le coût du logement, à l’achat comme à la location. Les différents abbatements et cadeaux fiscaux envisagés ne serviront que les ménages les plus aisés.

Entre la régulation et l’intervention publique, il ne faut pas choisir tant la crise du logement est grande et pèse sur la vie de nos concitoyens. La régulation du secteur du logement est nécessaire. Un effort massif de renovation-construction est primordial pour tout à la fois déserrer l’étau de la pénurie, réduire les factures d’électricité et créer durablement des dizaines de milliers d’emplois non-délocalisables.

Pour la première fois une loi protégeait réellement les locataires, il est regrettable que le gouvernement préfère l’intérêt des agents immobiliers.e

Julien Bayou et Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

« EELV appelle Christine Lagarde à se mettre en retrait du Fonds Monétaire International le temps de la procédure judiciaire. » communiqué d’EELV ( Europe Ecologie les Verts )

 » L’ancienne ministre vient d’être inculpée par la justice française pour « négligence » dans l’enquête sur l’arbitrage controversé ayant conduit a un arbitrage en faveur de Bernard Tapie de 403 millions d’euros. La somme devant être payée par le CDR (consortium de réalisation, organisme charge de régler la dette du Crédit Lyonnais), c’est in fine le contribuable qui supporte la plus lourde charge.
Christine Lagarde est bien sûr présumée innocente.

Cependant, EELV appelle l’ancienne ministre à se mettre en retrait de ses fonctions à la direction du Fonds Monétaire International, ne serait ce que pour ne pas aggraver l’image déjà chancelante de cette institution internationale majeure. Il en va également de la crédibilité et de l’image de la France a l’étranger, déjà passablement entachées par les épisodes de la présidence Strauss-Kahn du FMI.
Pour EELV, il est par ailleurs plus que temps de mettre fin à la juridiction d’exception que constitue la Cour de Justice de la République.
Cette Cour, qui permet à des ministres d’être jugés par leurs pairs hommes politiques – la CJR compte quatre fois plus de parlementaires que de juges professionnels – véhicule l’image d’une justice de l’entre soi.
Avec l’indépendance du parquet, la réforme de la CJR est un point essentiel de la modernisation de nos institutions judiciaires.
Pour EELV, le président de la République et le nouveau gouvernement doivent avoir le courage de présenter ces réformes au vote du Congrès. L’indépendance de la justice et plus encore des décisions de justice est un élément essentiel d’une démocratie solide.

 

Julien Bayou et Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

« Les chômeurs ne doivent pas devenir les boucs émissaires d’une politique en échec » communiqué d’EELV ( Europe Ecologie les Verts )

Si vous n’arrivez pas à lire cet email, cliquez ici

 

Lettre d'information EELV

COMMUNIQUÉ

« Quelques jours après avoir reconnu que la politique était « un échec », le ministre du Travail annonce vouloir généraliser le « contrôle des chômeurs ». Pour EELV, le problème du chômage ne vient pas des chômeurs !… Stigmatiser les chômeurs ne permettra en rien d’inverser la courbe du chômage, par contre cela ne fait que renforcer un discours trop courant qui consiste à culpabiliser ceux qui perdent leur emploi, à surcharger la mission de ceux qui travaillent déjà dans des conditions difficiles à Pôle Emploi.350 000 offres d’emploi non pourvues ne signifient en rien qu’une partie des chômeurs n’est pas assez efficace dans sa recherche d’emploi, cela signifie juste qu’il existe des temps nécessaires sur le marché de l’emploi pour ajuster « offre et demande » diraient les économistes. Enfin rappelons que le nombre de demandeurs d’emplois s’élève aujourd’hui à 5,3 millions de personnes dont la quasi-totalité rêverait de trouver un emploi.

Pour lutter efficacement contre le chômage, il est urgent, répétons-le, d’investir dans les filières d’avenir qui créent de l’emploi durable : de la rénovation à l’agriculture bio en passant par le développement des énergies renouvelables, ce sont des centaines de milliers d’emplois non-délocalisables que l’on peut créer et stabiliser.

Les marges de manoeuvre existent, elles supposent cependant de revoir les dispositifs existants comme le pacte de responsabilité ou le CICE pour en faire de véritables leviers de développement de filières d’avenir.

Julien Bayou et Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

« Organiser l’accueil des réfugiés syriens : un droit humain, un devoir moral » Communiqué de presse d’EELV (EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS)

EELV


EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS

Communiqué de presse

Organiser l’accueil des réfugiés syriens : un droit humain, un devoir moral

« Près de 200 réfugiés syriens dont de nombreux enfants campent actuellement Porte de Saint-Ouen dans des conditions déplorables et doivent compter sur la solidarité d’associations et de riverains.

Une nouvelle fois, la réponse des autorités tarde à arriver afin de prendre toutes les dispositions pour venir en aide à ces dizaines de familles.

Celles-ci attendent d’être prises en charge rapidement pour trouver un toit et vivre dans des conditions décentes jusqu’à la régularisation de leur situation.

EELV déplore l’absence de perspectives concrètes apportées par les autorités locales à la détresse de ces familles et appelle l’Etat à prendre immédiatement ses responsabilités afin de trouver une solution rapide à cette situation indigne.

EELV appelle le préfet à réquisitionner un lieu d’accueil d’urgence pour héberger ces personnes dans les plus brefs délais. EELV alerte sur le fait que le choix d’un démantèlement du camp serait la plus mauvaise des solutions.

Alors que le conflit perdure dans le silence assourdissant de la communauté internationale, le nombre d’exilés syriens atteint désormais 4 millions. Cette situation exige une réaction rapide, nécessaire et coordonnée de l’Union Européenne et de la France pour assumer toutes les conséquences de cette tragédie humaine.

Cette dernière se doit par ailleurs d’offrir à toutes et tous et de manière équilibrée les mêmes conditions d’intégration et d’accueil, quelle que soient sa provenance et sa religion, conformément à nos valeurs universalistes censées fonder le pacte républicain et la politique des droits de l’homme. »

Sandrine Rousseau, porte-parole nationale d’EELV

« EELV fait part de son incompréhension et de ses regrets suite aux dernières déclarations du Premier ministre » Communiqué de EELV ( Europe Ecologie les Verts )

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 » Europe Ecologie – Les Verts fait part de son incompréhension et de ses regrets suite aux dernières déclarations du Premier ministre concernant l’engagement des écologistes pour la Paix en Israel et en Palestine.

EELV rappelle d’abord son soutien à tous ses élus qui se sont rendus en observateurs à la manifestation du samedi 19 juillet à Paris.

D’autre part, EELV regrette profondément les propos de Manuel Valls qui affirme que “les écologistes ont un problème avec Israel“. Cette déclaration remet en cause l’indéfectible engagement des écologistes pour la paix au Proche Orient.
En laissant planer un doute insupportable sur la nature des critiques que les écologistes formulent à l’encontre de la politique du gouvernement israélien, cette déclaration est une insulte pour toutes celles et ceux qui croient encore en une résolution pacifique du conflit et qui se battent pour cela quotidiennementCes déclarations interrogent quant à la volonté du gouvernement de gérer les répercussions de ce conflit en France avec la sérénité et la volonté d’apaisement qui s’imposent à toutes et tous.

EELV rappelle que les écologistes dénoncent l’opération militaire disproportionnée et destructrice menée, au mépris du droit international, par l’armée israélienne à Gaza. Ils en appellent à une action déterminée de la communauté internationale et demandent que la France s’exprime clairement en soutien à la population palestinienne et s’engage pleinement pour une résolution rapide du conflit. « 

« Esther Benbassa, sénatrice écologiste du Val-de-Marne, rappelle que l’antisémitisme n’est pas une solution au conflit israélo-palestinien » Communiqué de Presse

Un extrait significatif, réaliste et honnête :

« … Les moyens militaires mis en œuvre par les belligérants ne sont ni de même nature ni de même niveau. Les dégâts « collatéraux » qui résultent de leur usage ne sont évidemment pas de la même ampleur. Et rien ne saurait faire oublier que sont ici en présence d’un côté une enclave soumise à un dur blocus, et de l’autre un Etat doté d’une armée puissante. …« 

Le communiqué en entier :

« Esther Benbassa déplore les incidents survenus, le 13 juillet, aux abords de la synagogue de la rue de la Roquette à Paris, ainsi que ceux qui ont ponctué, le 19 juillet, la manifestation pro-palestinienne qui, quoique interdite, s’est tenue dans le quartier parisien de Barbès. Elle condamne les actes de violence et de vandalisme à connotation antisémite dont Sarcelles a été le théâtre le 20 juillet dans le sillage d’un rassemblement pro-palestinien, lui aussi interdit.

Esther Benbassa partage l’insupportable sentiment d’impuissance de tant de nos compatriotes devant ce qui se passe à Gaza. Elle est comme eux profondément révoltée par la mort de centaines de Palestiniens tombés sous les bombardements israéliens, au nombre desquels tant de femmes et d’enfants innocents, ainsi que par les dégâts innombrables dont la bande de Gaza est victime. Elle a aussi une pensée compatissante pour les familles des soldats israéliens tués dans les combats d’une guerre vaine ainsi que pour les habitants d’Israël, simples civils, sans cesse idéologiquement travaillés, et vivant quotidiennement dans l’angoisse des roquettes envoyées par le Hamas dans leur direction.

Toutes les souffrances infligées par ce conflit impitoyable aux civils des deux bords méritent notre respect et notre empathie. Toute comparaison simpliste, en ces matières, n’en est pas moins à éviter. Les moyens militaires mis en œuvre par les belligérants ne sont ni de même nature ni de même niveau. Les dégâts « collatéraux » qui résultent de leur usage ne sont évidemment pas de la même ampleur. Et rien ne saurait faire oublier que sont ici en présence d’un côté une enclave soumise à un dur blocus, et de l’autre un Etat doté d’une armée puissante.

Aussi bien la population israélienne que les Gazaouis, cependant, se trouvent pris en tenaille par leurs ultras respectifs. D’un côté, les uns exercent leur pression sur un Netanyahou soucieux de ne pas malmener leur rêve de « Grand Israël ». De l’autre, c’est le Hamas qui tient les Gazaouis en otage. Sans oublier bien sûr les intérêts politiques internes qui, d’un côté comme de l’autre, animent l’action des va-t-en-guerre.

Les priorités sont claires. Il faut demander dans l’immédiat un cessez-le-feu, puis exiger sans délai des négociations entre Israéliens et Palestiniens pour la création d’un Etat palestinien viable et indépendant, au côté de l’Etat d’Israël, dont la sécurité doit être garantie. Dans l’enclenchement et l’aboutissement d’un tel processus, les Etats-Unis et l’Europe doivent enfin mettre tout leur poids, sans faiblesse et sans arrière-pensées. A plus long terme, il conviendra de travailler à la constitution d’une confédération, sur le modèle de l’Union européenne.

Les pionniers bâtisseurs d’Israël, s’ils furent bien animés d’un idéal national, ne rêvaient pas d’un Grand Israël messianique, mais d’abord d’un pays pour accueillir les Juifs en butte à l’antisémitisme et aux pogromes. L’occupation des territoires palestiniens par Israël depuis 1967 et ses dramatiques retombées bafouent depuis des décennies l’éthique juive ancestrale, en mettant en porte à faux avec leurs principes aussi bien les Juifs de diaspora que les Juifs d’Israël. 

Quant au danger qui nous menace ici, il est clair : il serait de transformer le conflit de nature politique qui fait rage là-bas en un conflit religieux ou intercommunautaire en France, un pays où le vivre-ensemble est si fragile. Il est parfaitement légitime de manifester pour exprimer ses opinions. Les slogans antisémites, le saccage des magasins juifs, les attaques de synagogues ne relèvent en revanche en aucun cas de la liberté d’expression. Les provocations des membres de la Ligue juive de défense et du Betar, émanation du Likoud, doivent être surveillées et empêchées par les instances communautaires juives. Un encadrement strict par l’État et les organisateurs des manifestations pro-palestiniennes est de même une nécessité.

En ces heures d’emballement et d’inquiétude de chaque côté, appelons à la raison et à la retenue pour éviter les amalgames et les dérives. Dans d’autres pays européens, les manifestations pro-palestiniennes n’ont pas pris pareille tournure. Réfléchissons aux rancœurs qui travaillent nombre de nos concitoyens pour analyser ces débordements et les prévenir.


Nous vivons dans un pays démocratique, respectons-en les principes. La guerre n’est pas en France. »