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Plaine du Var : pétition contre l’OIN et pour la préservation des terres nourricières de Nice

PÉTITION POUR LA PRÉSERVATION DES TERRES AGRICOLES DE LA PLAINE DU VAR (ALPES-MARITIMES) & CONTRE LE DEPLACEMENT DU M.I.N (MARCHE D’INTERET NATIONAL) !

« un moratoire sur la destruction des terres agricoles de la plaine du Var ; le maintien et la restructuration du MIN à son emplacement actuel

La plaine du Var, liaison entre la métropole Nice Côte d’Azur et le Mercantour, parmi les plus fertiles d’Europe abrite une faune et flore d’une exceptionnelle diversité, dont plusieurs espèces en voie de disparition.
Elle est menacée par une OIN (Opération d’Intérêt National) qui impacte 15 communes.

Sous le couvert de « Développement durable », « Eco-exemplarité » et « Croissance verte », cette OIN également dénommée « Eco-Vallée » est en réalité un giga aménagement :

  • 10.000 hectares de superficie, dont des zones humides et Natura 2000,
  • 450 hectares urbanisables,
  • 3 millions de m2 constructibles,
  • 2,5 milliards d’investissements publics/privés. [source : site EPA de la Plaine du Var]

Des projets démesurés et inutiles dont les impacts sur notre cadre de vie seront destructeurs et irréversibles. Une opération irresponsable.

Le trafic généré par le projet de transfert du MIN de Nice à La Gaude (distance 9 kms) va injecter 900 poids lourds plus les véhicules nécessaires aux 1652 salariés du MIN (page 30 du Rapport d’exploitation du MIN pour 2011) sans oublier le nombre de camions nécessaires à l’évacuation des déchets, la desserte du Centre Eco-tri.

À l’horizon 2018, les Baronnais auraient :

  • 2 820 véhicules, dont 423 poids lourds, par heure aux heures de pointe;
  •  270 véhicules, dont 143 poids lourds, par heure en moyenne la nuit;
  •  25 380 véhicules, dont 3 800 poids lourds, en moyenne par jour.
    (cf. p. 237-8 Rapport de présentation du MIN à La Baronne, document soumis à l’Enquête publique.)

Cela ne va pas améliorer l’air de Nice déjà pointé parmi les plus pollués de France par les particules fines (3ème ex-aequo) .http://www.linternaute.com/actualite/societe-france/particules-fines-le-classement-des-villes-les-plus-polluees/3e-ex-aequo-nice.shtml

Vous pouvez vous tenir informés sur le site de Capre06 (www.capre06.eu)

PÉTITION POUR LA PRÉSERVATION DES TERRES AGRICOLES DE LA PLAINE DU VAR (ALPES-MARITIMES) ET CONTRE LE DÉPLACEMENT DU M.I.N (MARCHE D’INTERET NATIONAL) !

Pétition lancée par l’association CAPRE 06
(Collectif Associatif Pour des Réalisations Ecologiques dans le département 06)

La plaine du Var, parmi les plus fertiles d’Europe, doit retrouver une vocation fortement agricole.

Pourquoi ? Parce que cela correspond à des besoins vitaux :

  • préserver la ressource en eau de la nappe phréatique qui alimente 600.000 habitants
  • répondre à la demande croissante en produits frais locaux de qualité de la population et à celle de mise à disposition de jardins familiaux
  • retrouver un cadre de vie authentique, nos paysages, notre artisanat et notre gastronomie
  • conserver les terres «  éponge » de la plaine pour limiter les inondations
  • protéger la biodiversité et les écosystèmes.

Préservons notre patrimoine agricole et naturel pour les générations futures !

Le projet qu’on nous impose est irréversible, démesuré et déraisonnable !

  • Pourquoi construire une nouvelle ville sur des terres fertiles et inondables ?
  • Pourquoi créer des centres commerciaux inhumains en périphérie et mettre en péril le commerce de proximité ?
  • Pourquoi construire de nouveaux bureaux alors que ceux dans le pôle Arénas (10 hectares) ne sont toujours pas tous occupés ? « 
LETTER TO
Président de la Métropole Nice Côte d’Azur M. ESTROSI
Président de la Région PACA M. Vauzelle
Ministres Mmes Pinel et Royal et M. Le Foll

A signer :  » Arrêtons de bétonner nos terres agricoles !  » pétition de Filière Paysanne – A Nice notamment !!

Pour signer :

https://www.change.org/fr/pétitions/m-le-premier-ministre-et-m-le-ministre-de-l-agriculture-arrêtons-de-bétonner-nos-terres-agricoles

Filière paysanne :

http://filiere-paysanne.blogspot.fr

 » Nous demandons aux responsables gouvernementaux de prendre des mesures rapides et efficaces pour stopper l’artificialisation1 de nos précieuses terres nourricières. L’urbanisation incontrôlée de notre territoire fait disparaître, en moyenne, 78 000 ha de surfaces agricoles par an. Ce phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il s’est accéléré au cours de ces dernières décennies. Il équivaut, aujourd’hui, à la surface moyenne d’un département entier tous les 7 ans, ou à un stade de football toutes les 5 minutes.

L’incroyable gaspillage de cette ressource naturelle a de graves conséquences pour notre pays, à la fois sur le plan économique, social et environnemental :

affaiblissement de notre filière agricole et agro-alimentaire (premier employeur national), qui fragilise de nombreux territoires ruraux, en particulier les territoires périurbains,

déficit de notre balance commerciale agricole (hors vins et spiritueux),

imperméabilisation des sols aggravant les phénomènes d’inondations dans de nombreuses régions, avec des conséquences humaines et économiques de plus en plus lourdes,

limitation des infiltrations indispensables pour l’épuration des eaux, le recyclage d’effluents divers, et la régénération de nos nappes phréatiques,

perte de capacité de nos sols à stocker du carbone sous forme de matière organique,

diminution de la biodiversité présente dans les zones agricoles,

détérioration de notre cadre de vie, de nos paysages et de notre attractivité touristique,

régression de notre agriculture de proximité, de la qualité et de la diversité de notre alimentation, et de notre identité gastronomique et culturelle, à la fois locale et nationale,

rallongement de nos circuits d’approvisionnement, qui participe à l’augmentation du transport de marchandises sur longue distance, avec de multiples nuisances.

Au-delà de nos frontières, ce gaspillage français accroît la dépendance alimentaire de l’Europe vis à vis de l’extérieur (face à un marché agricole mondial de plus en plus spéculatif et à une concurrence toujours plus vive pour l’accaparement des terres).

Nous demandons donc au Premier Ministre et au Ministre de l’Agriculture de renforcer le pouvoir des Commissions Départementales de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF2), dans le cadre de la future loi d’avenir sur l’agriculture, l’alimentation et la forêt.

Pour cela, ces commissions doivent avoir un avis décisionnel sur tout projet d’urbanisme ou d’aménagement qui aurait pour conséquence de réduire un espace à usage ou à vocation agricole, qu’il y ait un document d’urbanisme approuvé ou non sur le territoire concerné.

Cette mesure permet :

de respecter les engagements pris par le gouvernement lors de la Conférence Environnementale de septembre 2012,

de suivre les recommandations de la Cour des Comptes, remises à Jean-Marc AYRAULT en août 20133,

de prendre en compte les amendements proposées par de nombreu(ses)x parlementaires, représentant l’ensemble de l’échiquier politique, dans le cadre de la future loi d’avenir agricole.

Une mesure similaire a été mise en place par le Québec grâce à la loi du Zonage Agricole de 1978. Avec 36 ans de recul, cette mesure a objectivement prouvé son efficacité en matière de préservation du foncier agricole, tout en répondant aux besoins de logement et de développement du territoire. La France doit agir à son tour dans ce sens.

Nous invitons donc nos concitoyennes et concitoyens à signer cet appel, et à le faire circuler aussi largement que possible, pour encourager le gouvernement à franchir ce pas décisif. Cette démarche collective est à la fois cruciale pour améliorer notre situation actuelle et pour préserver l’avenir de nos enfants.

https://www.change.org/fr/pétitions/m-le-premier-ministre-et-m-le-ministre-de-l-agriculture-arrêtons-de-bétonner-nos-terres-agricoles. »