Gaz de schiste : 3 permis abrogés, il en reste 61 ! Mais c’est déjà une grande victoire

Et dire que total vient de déclarer vouloir faire de la ” fracturation hydraulique propre ” … ça a serait à hurler de rire. Sauf que pour l’instant ils ont tous fait de la fracturation sale en disant que c’était très bien et sans danger ! Allez encore un effort du Président français pour renier toutes les signatures de BORLOO quand il était ministre et avant qu’il découvre que l’écologie c’est l’avenir. __Voici la réaction d’Yves COCHET, un de nos députés d’EELV à cette entourl… euh, non, déclaration présidentielle__ : “Le geste qu’a fait Nathalie Kosciusko-Morizet d’abroger 3 projets sur 64, est une petite victoire pour nous: cela montre que la mobilisation a continué au-delà de la loi de juillet dernier”. “Mais cette petite victoire ne doit pas masquer l’essentiel, c’est un coup politique pour désamorcer notre proposition de loi et dire +regardez, ne vous inquiétez pas, on a des garanties des industriels+”. A propos du texte PS-EELV qui sera discuté jeudi en séance, Yves COCHET a dit : “nos propositions sont très claires, il ne doit pas y avoir interdiction totale de l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels mais il doit y avoir abrogation de tous les permis accordés par Borloo en mars 2010 “. La au moins, c’est clair, net et sans bavure ! Un excellent article à lire en entier sur __[MEDIAPART|http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/031011/gaz-de-schiste-3-permis-abroges-il-en-reste-61|fr]__ __Gaz de schiste: 3 permis abrogés, il en reste 61 !__ Par Maxime Combes, membre d’Attac France et de l’Aitec, et engagé dans le projet Echo des Alternatives ( __ [www.alter-echos.org|http://alter-echos.org/|fr] __) Le gouvernement français vient d’annoncer avoir saisi « le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) en vue de l’abrogation des trois permis suivants : Nant (détenu par la société Schuepbach), Villeneuve-de-Berg (Schuepbach) et Montélimar (groupe Total) », effaçant ainsi la signature de Jean-Louis Borloo par laquelle ces permis avaient été attribués en mars 2010 dans l’opacité la plus totale. C’est d’abord une victoire pour tous ceux qui se sont évertués à dévoiler l’ensemble des risques environnementaux, sanitaires et économiques que comporte l’extraction des gaz et huiles de schiste. En moins de 9 mois, des milliers de réunions publiques, tracts, panneaux d’information, communiqués, groupes Facebook etc. ont été les supports d’un véritable mouvement d’éducation populaire et citoyen, se réappropriant un sujet jusqu’ici confisqué. L’abrogation des trois permis résulte de ce rapport de force construit dans la société. C’est ensuite un désaveu cinglant pour tous ceux qui ont affirmé que l’exploitation des gaz et huiles de schiste ne posaient pas de problèmes spécifiques. Ou bien qu’il était possible d’exploiter « à la française » sans engendrer les mêmes conséquences qu’aux Etats-Unis. Rappelons-nous qu’au printemps dernier, ministres et gouvernement ont été tentés par ce discours imprudent soufflé par les industriels pour « ne pas fermer définitivement la porte au gaz de schiste ». La porte vient de leur claquer sur les doigts. C’est aussi un véritable camouflet infligé à l’administration du ministère de l’énergie. Lui demandant d’abroger des permis qu’elle a étudiés, validés et soutenus, le gouvernement démontre par l’absurde que quelques hauts-fonctionnaires du corps des mines ne doivent plus avoir la main sur la politique énergétique française. Et qu’à l’inverse, nous sommes collectivement en capacité de déterminer quelles doivent en être les grandes orientations. C’est enfin l’occasion d’interpeller le gouvernement et sa ministre de l’Environnement : 61 autres « permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux » restent valides ; comme le montrent les dossiers de demande, nombre d’entre eux font appel à la fracturation hydraulique ; ainsi en est-il des permis du bassin parisien visant l’exploration et l’exploitation d’huiles de schiste ; le communiqué du gouvernement précise que les détenteurs de ces 61 permis « n’ont pas prévu de rechercher des gaz et huiles de schiste ou y ont renoncé » et ont pris « l’engagement formel de ne pas recourir à la fracturation hydraulique » ; qu’attend-donc le gouvernement pour abroger des permis dont les détenteurs se contredisent entre leur dossier de demande et le rapport qu’ils viennent de transmettre à l’administration suite au vote de la loi du 13 juillet 2011 ? … “

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