Michèle RIVASI ( EE-LV ) et Gérard BAPT ( PS ) réclament une réforme de l’EMA ( Agence Européenne du Médicament ), qu’ils accusent, avec raison, d’être gangrenée par les conflits d’intérêts

A lire en entier dans __[ROMANDIE NEWS|http://www.romandie.com/news/n/FOCUSUECrise_de_confiance_dans_l_independance_des_agences_de_sante121020111910.asp|fr]__ FOCUS/UE/ __Crise de confiance dans l’indépendance des agences de santé__ ” Bruxelles (awp/afp) – La commission européenne a reconnu mercredi la nécessité de renforcer l’indépendance de ses agences sanitaires, dont les avis scientifiques sont la clef pour l’accès au marché de l’UE et à ses 500 millions de consommateurs. Le commissaire en charge de la Santé et des consommateurs John Dalli s’est attaché à défendre l’intégrité des dirigeants et des experts de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et de l’Agence européenne du médicament (EMA), toutes deux sous le feu des critiques au Parlement européen. Les agences sanitaires de l’UE ont renforcé leur politique d’indépendance en renforçant les règles sur les déclarations d’intérêt des experts consultés pour les avis scientifiques, mais “nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers”, car l’important c’est “la perception de l’opinion publique”, a souligné M. Dalli dans une intervention devant les instances de l’EFSA réunies à Bruxelles. Or cette perception est mitigée, a reconnu la directrice exécutive de l’EFSA, Catherine Geslain-Lanéelle. Une enquête européenne réalisée en 2010 a montré que 58% des personnes interrogées considéraient les experts trop proches de l’industrie, a-t-elle souligné. La dénonciation par l’eurodéputé Verts José Bové du conflit d’intérêt de la présidente du conseil d’administration de l’EFSA, la Hongroise Diana Banati, également membre du conseil d’administration de l’International Life Science Institute (Ilsi) Europe, une organisation regroupant la plupart des groupes agrochimiques actifs dans les OGM, a laissé des traces, a admis Mme Geslain-Lanéelle lors d’un entretien avec un groupe de journalistes, dont l’AFP.

Les élus européens veulent une réforme du mode de fonctionnement et de l’administration des agences européenne et ils n’entendent pas relâcher leur pression sur la Commission européenne, leur tutrice. Le scandale du médicament Médiator, la bataille sur les autorisations de cultures des OGM, la polémique sur l’autorisation de l’aspartame et du bisphénol A ont mis le rôle des agences européennes en pleine lumière et fait d’elles la cible de toutes les critiques et de toutes les suspicions. Michèle Rivasi (Vert) et Gérard Bapt (Socialiste) ont ainsi réclamé mercredi une réforme de l’EMA, qu’ils ont accusée d’être gangrenée par les conflits d’intérêts. “La vocation de l’EMA est de donner des avis scientifiques à la Commission européenne, pour que celle-ci décide de délivrer ou non une autorisation de mise sur le marché à des médicaments, leur offrant ainsi l’opportunité de toucher un marché de plus de 500 millions de consommateurs”, ont rappelé les deux élus dans un communiqué commun. L’EFSA est dans une situation similaire. L’essentiel des avis qui lui sont demandés concernent des autorisations pour l’industrie, a reconnu sa directrice. Or l’agence doit également travailler sur des questions de santé publique notamment les contaminations chimiques et bactériennes de la chaîne alimentaire. Mais M. Dalli n’a pas évoqué de grande réforme pour répondre aux critiques et s’est satisfait de la décision de Mme Banati de renoncer à ses activités au sein de l’Ilsi. “

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