» Ecologistes et régionalistes nous avons ce fonds communs, nous pensons que la diversité biologique et la diversité bio-culturelle sont liées, et que c’est un combat que nous devons mener ensemble  » François Alfonsi (R&PS)

((/images/Région et peuples solidaires.png))%%% %%%  » __… Dans ce fameux ADN politique des écologistes, il y a le droit des peuples, le droit à l’autodétermination, en France, en Europe, et dans le monde.__  » Intervention de François Alfonsi pour R&PS ( Région et Peuples Solidaires ) aux Assises constituantes du mouvement unifié de l’Ecologie ( EELV – EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS ) à Lyon le 13 novembre%%% « J’ai été très intéressé par le propos de Pascal Husting (président de Greenpeace) quand il a développé cette complémentarité Régions-Europe et ses perspectives politiques. Je voudrais y ajouter deux arguments dont on peut ici, plus qu’ailleurs sans doute, comprendre l’importance. Le premier c’est que si la France est en Europe le pays le plus nucléarisé, c’est parce qu’il est le plus centralisé, nulle part on aurait pu arriver à un tel différentiel du niveau d’équipements nucléaires de la France avec ses voisins s’il n’y avait pas eu cette structure centralisée. Ce centralisme, il n’est pas seulement dans les administrations et dans les entreprises publiques, il est aussi dans les têtes.%%% __Souvenez-vous de Tchernobyl, le pays qui a donné Marie et Pierre Curie a été capable d’envoyer ses principaux responsables scientifiques devant les télévisions pour expliquer que le nuage s’était arrêté aux frontières. Et le pire dans cette histoire, ça n’est pas qu’ils aient osé le faire, c’est qu’en gros la majorité des Français à l’époque les ont crus.__%%% Il a fallu 20 ans à Michèle Rivasi, la Criirad et à tous ceux qui ont patiemment construit les dossiers, pour démontrer qu’évidemment c’était une ânerie.

Nous, Régions et Peuples Solidaires, nous menons un combat pour la diversité des cultures et des peuples, et contre ce centralisme qui les écrase. Parce qu’il y a une situation qui est dramatique ici en France, c’est que d’ici une ou deux générations, la langue corse, le breton, l’occitan, le franco-provençal, le basque, le catalan, l’alsacien, l’amazigh, qui est parlé par nos amis berbères, toutes ces richesses culturelles auront disparues. Cette disparition est inéluctable, car elle est inscrite dans la façon dont fonctionne la société française. __Ecologistes et régionalistes nous avons ce fonds communs, nous pensons que la diversité biologique et la diversité bio-culturelle sont liées, et que c’est un combat que nous devons mener ensemble. Dans ce fameux ADN politique des écologistes, il y a le droit des peuples, le droit à l’autodétermination, en France, en Europe, et dans le monde.__ « Rassembler », c’est avant tout faire converger des réalités diverses de façon à les inscrire dans la durée. Je crois que c’est ce qui se réalise aujourd’hui, et le rassemblement que nous venons de tenir lors de ces assises de Lyon le prolonge, et l’amplifie. Voilà deux ans qu’Europe-Ecologie a commencé ces approches et son travail. J’ai vécu ces deux ans, j’ai vécu les progrès énormes de la confiance. Dans la construction d’un rassemblement, c’est quelque chose de fondamental. Nous R&PS étant un petit peu « extérieurs », on a pu apprécier à quel point cette confiance a pu croître parmi ceux que nous aidions dans leur construction politique. Elle a aussi grandie, et je crois qu’aujourd’hui elle sort très renforcée, vis à vis de l’opinion publique en général. Il n’y a pas de projets politiques qui puissent porter loin, si on ne sait pas créer un lien de confiance. Cette confiance est importante, parce que j’estime que nos combats menés séparément sont des combats désespérés. Et que, par contre aujourd’hui, en les rassemblant on crée un nouvel espoir, un espoir qui, je crois, va faire un grand effet dans l’opinion française. »

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