Environnement – Santé, il faut changer de paradigme, NON à l’actuel ( et déjà ancien ) :  » la santé du secteur industriel concerné compte autant, voire plus que celle des citoyens  » !

((/images/Bébé Appel Belgique protection santé.jpg))%%% Crédit photographique : Dmitry Naumov – Fotolia.com%%% Un changement de paradigme s’impose très vite si nous voulons véritablement améliorer la santé de tous les citoyens de Belgique, de France, d’Europe …%%% Il faut que les volontés exprimées sur le plan politique, parfois de façon uniquement démagogique, sans réelle volonté d’agir, et sans lendemain, par les pouvoirs en place au niveau national, mais aussi à tous les autres échelons, ne soient pas que de belles paroles vides et inutiles. Le détricotage du Grenelle de l’environnement en France, pourtant assez timide dans ce domaine, en est une triste facette. La réalité quotidienne le prouve de plus en plus, et maintenant on ne cache plus que de trop nombreuses pathologies qui nous accablent sont d’origine environnementale, dues au mauvais environnement créé par l’activité humaine irresponsable et désinvolte. %%% Et je ne parle pas du réchauffement climatique qui en est aussi une autre conséquence de l’activité humaine déresponsabilisée. Mais de l’état de notre santé qui en souffre de plus en plus. Et la « crise » sert aussi de prétexte à faire en sorte que  » la santé du secteur industriel concerné compte autant, voire plus que celle des citoyens.  » %%% Il faut arrêter de faire ce choix systématique, choix malheureusement fait depuis des décennies. Nous constatons aujourd’hui où cela nous mène. La notion de Santé-Environnement commence à être perçue et les citoyens commencent à réfléchir de plus en plus et à résister devant les « épidémies » de maladies cancéreuses, allergiques, électrosensibles, MCS (Sensibilité Chimique Multiple), maladies touchant le système nerveux, le système hormonal … etc, les atteignant dans leur chair ou attaquant leurs proches.%%% Alors que ce sont les pouvoirs publics ( et les producteurs de risques ) qui devraient AGIR pour protéger notre santé par la PRÉVENTION à la source de ces risques, au lieu de les nier, de les minimiser ou de pondre des « normes », « seuil » et autres inepties. %%% Sur le plan médical, ces seuils ( DJA, dose journalière admissible … etc ) n’ont souvent aucun sens, étant une moyenne inadaptée ou étant impossible à chiffrer. Et ceci car notre corps est soumis à d’innombrables molécules toxiques, ondes, allergènes et autres agresseurs, là ou la norme n’en prend en compte qu’un seul; quid des interactions ? Ensuite notre état immunologique et sanitaire dans sa globalité n’est pas toujours à son zénith 24 heures sur 24. Ensuite qu’en est-il des malades, des nourrissons, des enfants, des femmes enceintes, des personnes sous traitements abaissant leurs défenses, des personnes agées, en cas de prise médicamenteuse ou de troubles ou maladies chroniques ( 45% des Français ) … etc : il faudrait une norme finement adaptée pour chaque groupe et même pour CHAQUE INDIVIDU A UN MOMENT DONNÉ ! On voit donc que le seul seuil réaliste, le but à atteindre, la norme, c’est le 0 ( picogramme, milirem, hertz… ) quand il s’agit de substances CMR ( Cancérogène, Mutagène, Reprotoxique ) et autres produits qui nous rendent malades. %% Au lieu de demander à nos organismes vivants de subir et de s’adapter ! Et à nos organismes d’assurance maladie de payer les inepties et actes irresponsables de certaines industries et autres producteurs de risques. Il faut aussi des études sérieuses, indépendantes, avant la mise sur le marché de nouvelles substances, produits, médicaments … Car on constate que même pour les médicaments celà n’est pas toujours fait sérieusement pour raison de rentabilité immédiate ! Alors pour le reste.%%% Non au diktat économique et financier ! Et voici l’article paru dans __LA LIBRE BELGIQUE__%%% Un appel qui pourrait être fait aussi en France. %%% __Signez l’Appel pour la protection de la santé des enfants__%%%

L’intensification des pollutions provoque davantage de cancers, d’asthmes, de diabètes et de malformations génitales. La protection de la santé des enfants doit être une priorité européenne. Pour la présidence belge ? Une opinion de Paul Lannoye, Martine Dardenne, Garrance Ferrant, Anne Frey, Sylviane Mergelsberg, Jean-Luc Roussel, Marie-Eve Tries et Jean-Baptiste Godinot, Membres du MPoc. Il devient de plus en plus clair pour tout le monde que le gouvernement actuellement en fonction assumera la responsabilité politique de la présidence de l’Union européenne jusqu’à son terme. C’est pourquoi nous sollicitons le gouvernement belge et les partis politiques à propos d’un enjeu fondamental pour lequel l’Union européenne devrait jouer un rôle capital : il s’agit de la santé des enfants, problématique qui préoccupe tous les citoyens quelles que soient leurs options politiques. On entend souvent clamer, pour célébrer le progrès de notre société, que l’espérance de vie augmente régulièrement. Nous constatons en effet, autour de nous, que nos aînés vivent généralement plus vieux que leurs parents. Ceci ne doit cependant pas occulter une réalité moins rose et même sérieusement inquiétante : depuis le début des années 80, l’état de la santé des plus jeunes a tendance à se dégrader dans tous les pays développés et notamment dans l’Union européenne. L’incidence croissante de l’asthme, du diabète insulino-dépendant, des troubles psychiques et du comportement, des malformations génitales et du cancer est statistiquement confirmée chez les enfants, en particulier les enfants en bas âge. Que l’incidence du cancer de l’enfant augmente de 1 % par an en moyenne depuis 20 ans ne peut laisser personne indifférent ! L’intensification des différentes pollutions (chimique, radioactive, électromagnétique, biologique) au cours de ces dernières décennies jointe à la vulnérabilité particulière des organismes en développement (fœtus, jeunes enfants, adolescents) explique pour une large part cette dramatique évolution. On ne peut nier pourtant que la législation européenne en matière de protection de l’environnement est ambitieuse : le principe de précaution, le principe du pollueur-payeur et la réduction des nuisances en priorité à la source constituent en effet le socle de cette législation. L’application de ces principes se heurte toutefois à une logique économique qui en réduit la portée. Les normes et valeurs-limites constituent généralement un compromis entre les intérêts économiques de court terme et la protection de l’environnement et de la santé ; en clair, la santé du secteur industriel concerné compte autant, voire plus que celle des citoyens. Ces mêmes normes sont en outre établies pour un homme adulte de 70 kg et la sensibilité spécifique des jeunes enfants et des fœtus est insuffisamment prise en compte. Il ne faut pas sous-estimer non plus le retard généralement apporté à la mise en application des législations entraînant de ce fait des pollutions irréversibles et des dégâts humains importants, les plus fragiles étant les victimes prioritaires. Nous estimons que la protection des êtres humains les plus vulnérables doit être une priorité politique absolue. C’est le sens de l’appel public que nous avons lancé récemment [1]. Nous nous adressons à la présidence belge européenne et aux partis pour que la Belgique utilise sa position européenne pour donner l’impulsion décisive en ce sens dans le cadre du second plan d’action européen environnement-santé. Il est plus que temps de passer de la parole et de l’étude aux actes, ce qui implique la révision de certaines directives et règlements insuffisamment rigoureux ; concernant notamment l’eau de boisson, les résidus de pesticides, les additifs alimentaires (une cinquantaine d’entre eux devraient être bannis) et les appareils émetteurs-récepteurs d’ondes électromagnétiques en hautes fréquences et pulsées. Cela implique également d’appliquer sans délai le principe de précaution pour ce qui touche aux technologies émergentes et aux risques nouvellement identifiés. A cet égard, l’irruption des nanotechnologies sur le marché mérite une attention prioritaire, comme l’a demandé le Parlement européen en 2009 (résolution A6-0255/2009). Sur le terrain national, nous proposons dans l’immédiat de décider la mise en œuvre d’un principe simple, celui de l’enfant le mieux protégé. Il consiste à appliquer la législation en application dans le monde qui s’avère la plus rigoureuse. Le Canada a interdit dès 2008 l’utilisation du BPA (bisphénol A) dans les biberons en matière plastique. La France a emboîté le pas récemment. Rien n’empêche la Belgique de faire de même. La Suède, le Danemark et l’Allemagne ont mis en œuvre un programme d’élimination des phtalates (perturbateurs endocriniens pour lesquels il n’y a pas de valeur limite d’innocuité) dans les objets en contact direct avec les jeunes enfants, plus particulièrement dans les jouets ; ce programme est nettement plus ambitieux que celui de l’Union européenne. Pourquoi la Belgique ne se joindrait-elle pas à ces trois pays ? Nous sommes convaincus que de telles initiatives sont non seulement de nature à recueillir une large adhésion tant au Nord qu’au Sud de notre pays, mais qu’elles peuvent aussi contribuer utilement à amorcer une inflexion décisive pour l’avenir de nos enfants.  » Opinion parue sur lalibre.be le vendredi 12/11/2010 SANTÉ ET ENVIRONNEMENT ( Belgique ) [http://www.sante-environnement.be/spip.php?article442|http://www.sante-environnement.be/spip.php?article442|fr]

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