» Nous, écologistes, appelons à manifester le 5 mai  » un appel de certains écologistes, dont Eva JOLY, eurodéputée, pour information

N’étant pas pour une participation à cette manifestation je partage quand même une bonne partie de l’analyse de cet appel que je vous laisse découvrir. Mais je ne partage pas sa conclusion … participative ! Voir mon article du 18 avril 2013 dans la rubrique « Politique » __ »  » Pourquoi nous n’irons pas manifester le dimanche 5 mai !  » Excellent texte d’un universitaire et élu EELV, Bastien FRANÇOIS co-signé par d’autres élus et partagé par le Dr André MINETTO »__ Et l’appel à manifester à lire en entier dans __[|http://blogs.mediapart.fr/edition/entre-republique-et-bastille/article/300413/nous-ecologistes-appelons-manifester-le-5-mai|fr]MEDIAPART__ : Nous, écologistes, appelons à manifester le 5 mai Des élus EELV, dont Eva Joly, Sergio Coronado, Francine Bavay et Julien Bayou, appellent à « une renaissance démocratique, sociale et écologiste de notre République » et à ne « pas laisser le monopole de l’action de rue » au Front de gauche. Critiquant la politique menée par François Hollande qu’ils ont contribué à faire élire, ils plaident pour un rééquilibrage des pouvoirs au profit du Parlement. L’affaire Cahuzac est une affaire d’Etat. Elle a mis en lumière les liens étroits qui unissent depuis des années la haute finance, l’industrie et certains responsables politiques, autour des enjeux de pouvoir et d’argent. Cette collusion ne tient pas du hasard. Depuis les années 80, sous prétexte de compétitivité économique internationale, les gouvernements successifs ont mis en œuvre des politiques publiques productivistes au service de la libéralisation, de la dérégulation de l’économie et de la mondialisation financière.

Ces politiques, dictées par les firmes multinationales et la finance, ont entraîné des dérives insoutenables. La mise sous tutelle du pouvoir politique par la dictature de l’argent roi nous conduit à subir une crise économique, sociale et morale sans précédent. Elle mène à la prédation sans fin des ressources naturelles, à l’exploitation de la main d’œuvre salariée, à l’individualisme forcené, à l’affaiblissement des solidarités et à la corruption. Il ne s’agit pas d’une simple histoire de morale, c’est bien notre système politique et notre modèle de développement qui sont en cause. Au-delà d’un responsable politique qui a failli, c’est tout un mécanisme de reproduction des dominations sociales. En nous focalisant sur le mensonge d’un homme, nous ne faisons que protéger l’immoralité du système lui-même. Pour en finir avec ce système, une renaissance de notre République ainsi qu’une réorientation de la politique actuelle passant par l’adoption d’une feuille de route pour la transition démocratique, sociale et écologique deviennent indispensables. Il s’agit désormais de prendre des actes de rupture lisibles par l’opinion et de faire preuve d’un réel volontarisme pour transformer en profondeur notre pays. Dans l’immédiat, nous souhaitons que soient réellement mises en œuvre les propositions du président de la République concernant l’interdiction pour les banques françaises comme pour les entreprises multinationales de disposer de fonds dans les paradis fiscaux, une vraie séparation entre banques de dépôts et banques d’affaires, que la France demande à ce que l’Europe oblige l’ensemble des établissements financiers de la planète à transmettre les informations sur leurs comptes. Nous souhaitons que François Hollande se souvienne vraiment que « [son] adversaire, c’est la finance », et qu’il a promis de rétablir la justice sociale. Le sursaut démocratique que nous connaissons aujourd’hui doit aussi nous conduire à remettre en cause la Ve République, à bout de souffle plus de cinquante ans après son avènement. Les écologistes plaident pour une véritable démocratie participative et un rééquilibrage des pouvoirs au profit du Parlement qui a été dépossédé de la plupart de ses prérogatives par un pouvoir exécutif concentré autour de la seule présidence de la République. Nous sommes pour une Constituante européenne, seule à même de répondre également au déficit démocratique qui gangrène l’Union européenne, et à laquelle nous ne pouvons répondre que par plus et mieux d’Europe. Nous avons, en tant qu’écologistes, contribué à la victoire du 6 mai de François Hollande et à la victoire aux législatives de juin 2012. Mais nous ne voulons pas que, comme en 1981, comme en 1997, la gauche au pouvoir finisse par perdre les élections parce qu’elle a fait le contraire de ce qu’attendaient ses électeurs. Parce qu’elle a appliqué les recettes de l’austérité et de la précarité à coups de chocs budgétaires (TSCG et réduction des dépenses publiques), de crédits d’impôts (CICE) et de chocs sociaux (ANI et flexibilisation du contrat de travail). Parce qu’elle a failli sur le plan éthique, parce qu’elle n’a remis en cause ni le nucléaire ni les grands projets inutiles comme Notre-Dame-des-Landes, parce qu’elle a renoncé à ses promesses sur le droit de vote des étrangers, le contrôle au faciès ou la rupture avec la Françafrique. Parce qu’enfin, elle refuse d’adopter une loi d’amnistie dans un moment où l’apaisement et la réconciliation entre les Français sont une urgence absolue. En tant que membres d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), en tant qu’écologistes, nous ne voulons pas cette fois attendre la fin du quinquennat pour tirer le bilan de notre participation au gouvernement. Nous voulons aider nos élu-e-s et nos ministres à construire un nouveau rapport de force au sein des institutions, en s’appuyant sur une société mobilisée. Nous, écologistes, n’avons pas d’adversaires à gauche mais voulons résolument peser pour une refondation des politiques menées par la majorité issue des élections de 2012. C’est pour dire cela que nous serons présents dans la rue le 5 mai, en tant qu’écologistes, aux côtés d’autres forces de gauche, de la Bastille à la Nation, pour ne pas laisser le monopole de l’action de rue à une seule composante de la gauche, pour maintenir les passerelles entre toutes les gauches. Si nous pouvons diverger sur leurs objectifs, leurs méthodes, voire leur style, nous partageons en l’occurrence la même préoccupation ; nous refusons que la déception et la colère des citoyens soient canalisées par Marine Le Pen et la droite extrême. … « 

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