Du jeudi 26 au dimanche 29 avril 2012 Tchernobyl, Fukushima : plus jamais ça ! Après la mobilisation historique du 11 mars, poursuivons notre action ! Le 28 : Mouans Sartoux à 11h et Nice à 14h

Appel 2012 Participez aux journées d’actions internationales pour la sortie du nucléaire !

A Mouans Sartoux :

Attac organise avec Citoyen, EELV, Greenpeace, réseau Sortir du Nucléaire, Maison du Commerce Équitable une chaine humaine contre le nucléaire le samedi 28 avril (de 11h à 12h) sur le boulevard urbain à Mouans Sartoux à partir du rond point des droits de l’enfant devant la Strada.
Cette action s’inscrit dans le cadre de la semaine internationale d’actions pour commémorer la catastrophe de Tchernobyl. Il vous est demandé de venir à 11h avec son gilet jaune et un masque (pour ceux qui n’en ont pas, en pièce jointe, vous trouverez un modèle très facile à faire.
C’est une manifestation silencieuse sans distribution de tract: les panneaux et les masques parleront d’eux même. 2 banderoles de 3m*0,5m ” Non au Nucléaire” offertes par la mairie de Mouans seront placées aux deux extrémités du boulevard urbain.

A Nice :

Et à 15h à Nice Greenpeace organise une manifestation en détournant le symbole chinois des singes de la sagesse pour traduire l’irresponsabilité des candidats qui ne veulent pas :
– voir le risque nucléaire en face,
– entendre les leçons de Fukushima.
– dire la vérité.
Les militants du groupe local de Greenpeace et les personnes mobilisées se rassemblent et s’assoient par terre devant une grande banderole.
Chacun se cache les oreilles, ou les yeux : c’est l’attitude des candidats face à l’existence du risque et à l’urgence de fermer X centrales.

LE TRACT

” Tchernobyl, Fukushima, plus jamais ça !

Une technologie dangereuse

Le nucléaire civil et militaire peut provoquer des dommages irréparables à l’environnement sur des zones entières et pour des milliers d’années. La catastrophe de Tchernobyl, d’après une publication de l’Académie des Sciences de New-York, a fait près d’un million de morts. Celle de Fukushima, toujours en cours, risque de provoquer le même désastre. En France, le Président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire n’exclut plus la possibilité d’un accident majeur.

Très cher nucléaire

Un tiers des 58 réacteurs français a déjà atteint 30 ans. Ce vieillissement entraînera une multiplication des risques dans les années à venir. Pour y faire face, il faudrait investir plus de 3,7 milliards d’euros par an dans les travaux de sûreté ! Quant au réacteur EPR, c’est un gouffre financier.

Une pollution constante

Même en fonctionnement « régulier », toutes les installations nucléaires sont autorisées à rejeter des particules radioactives qui portent gravement atteinte à la santé des travailleurs et des riverains. Plusieurs études officielles allemandes et françaises font état d’un excès de leucémies infantiles autour des centrales. Dans les pays où le minerai est extrait, les mines d’uranium polluent les sols, les eaux et l’air. Il n’existe pas de solution pour la gestion des déchets radioactifs produits par la filière nucléaire, dont certains resteront dangereux pendant des millions d’années.

L’adoption immédiate d’un plan de sortie du nucléaire devrait s’imposer comme une évidence !

Sortir du nucléaire, c’est possible !

Différents scénarios le prouvent : grâce à un plan ambitieux d’économies d’énergie et au développement des énergies renouvelables, et avec un recours modéré au gaz, il est tout à fait possible de sortir rapidement du nucléaire, sans revenir à la bougie. C’est avant tout une question de volonté politique !

Sortir du nucléaire, une décision créatrice d’emplois

La rénovation écologique, la construction de bâtiments peu consommateurs et le développement des énergies renouvelables peuvent créer des centaines de milliers d’emplois, non délocalisables et répartis sur tout le territoire. En Allemagne, en dix ans, 370 000 emplois ont été créés dans les énergies renouvelables !

Pourquoi pas en France ? Qu’attendons-nous ?

Sortir du nucléaire civil et militaire, c’est mettre fin au risque permanent de catastrophe et arrêter de produire des déchets dangereux… et assurer ainsi un avenir plus serein pour les générations futures.
En arrêtant en un an la quasi-totalité de ses centrales sans pour autant mettre un coup d’arrêt à l’activité économique, le Japon, dont 28 % de l’électricité était nucléaire, montre qu’on peut se passer rapidement d’un nombre important de réacteurs. Comme la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, la Suisse, nous pouvons sortir du nucléaire … sans attendre un accident majeur ! C’est possible, et c’est urgent !
Tel est le sens de l’appel « Nucléaire : nous voulons avoir le choix », signé par 68 organisations le 17 mars 2011.

Arrêtons dès maintenant :

• Le chantier du réacteur EPR de Flamanville et du projet de réacteur de Penly, ainsi que les projets de lignes THT qui en partiront
• La centrale de Fessenheim, mais aussi les 19 autres réacteurs qui ont atteint les 30 ans de fonctionnement.
Les cuves des réacteurs ne sont pas remplaçables, et mieux vaut investir dans les économies d’énergie et les renouvelables plutôt que d’engloutir des milliards pour rafistoler les vieilles centrales !
• La fabrication du combustible MOX et du « retraitement » des déchets à La Hague, qui pollue dangereusement l’environnement
• Les projets d’enfouissement de déchets radioactifs • Le projet ITER, à Cadarache, qui gaspille des milliards pour une expérience sur la fusion nucléaire, dangereuse et hypothétique.
• Les projets de réacteurs dits de « 4e génération »
• Les projets portés à l’étranger par l’industrie nucléaire française

Exigeons une décision politique irrévocable de sortie du nucléaire, qui se traduira par :

• L’adoption d’un scénario de sortie du nucléaire, avec un calendrier précis, en commençant par l’arrêt des 21 autres réacteurs qui approchent des 30 ans de fonctionnement et ceux situées en zones sismique ou inondable, ainsi que ceux (y compris les plus récents) montrant un fonctionnement à risques.
• Une réorientation de la politique énergétique française, avec un soutien massif aux économies d’énergies, à l’efficacité énergétique (entre autres, plan massif de rénovation des bâtiments et abandon du chauffage électrique) et aux énergies renouvelables
• La mise en place d’un véritable service public de l’énergie.

Enfin, engageons la France dans la voie du désarmement nucléaire, par l’adoption d’une convention internationale d’élimination des armes nucléaires.

1. Il s’agit des réacteurs n°2,3,4 et 5 du Bugey ; n°1,2,3 et 4 de Gravelines, n°1,2,3 et 4 de Tricastin, n°1, 2,3 et 4 de Dampierre, B1 et B2 de Saint-Laurent et n°1 du Blayais

2. À savoir les réacteurs n°2,3 et 4 du Blayais, B1, B2 et B3 de Chinon, n°1,2,3 et 4 de Cruas, n°5 et 6 de Gravelines, n° 1,2,3 et 4 de Paluel, n°1 et 2 de Flamanville, n° 1 et 2 de Saint Alban et Cattenom n° 1.

IPSN – Ne pas jeter sur la voie publique – Illustrations : © Réseau «Sortir du nucléaire» – Laurent Vanhelle – www.free-pao.fr

Rejoignez le Réseau “Sortir du nucléaire” !

Fédération de 930 groupes locaux et plus de 56 000 individus, le Réseau “Sortir du nucléaire” mène des campagnes d’information et de mobilisation. Il a pour ambition de réunir toutes les personnes qui souhaitent une décision de sortie du nucléaire en France.
Pourquoi pas vous ?
Retrouvez-nous et signez notre charte sur SORTIR DU NUCLEAIRE
Plus d’informations ? contact@sortirdunucleaire.org
Mobilisons-nous pour nous faire entendre !

En France, la majorité de la population est favorable à la sortie du nucléaire, mais les partis dominants refusent de l’admettre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *