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« Loin des ambitions ministérielles, les écologistes agissent » tribune dans le JDD

http://www.lejdd.fr/Politique/Loin-des-ambitions-ministerielles-les-ecologistes-agissent-727324

TRIBUNE

« Loin des ambitions ministérielles, les écologistes agissent dans les villes, dans les régions, au parlement, pour l’intérêt des citoyens. Un texte notamment signé par les députées Eva Sas et Danielle Auroi, Thierry Brochot, président du Conseil fédéral, et Sandrine Rousseau, co-porte-parole nationale d’EELV.

Loin de la question qui occupe régulièrement les médias sur la participation ou non au gouvernement, des centaines d’élus écologistes agissent au quotidien. L’écologie réelle n’a rien à voir avec cette frénésie politicienne qui caricature et enferme les écologistes dans un débat qui n’est pas le leur. L’écologie réelle, ce sont des centaines d’actions concrètes pour lutter contre la pollution de l’air et de l’eau, pour isoler des milliers de logements et permettre aux familles de faire des économies d’énergie, pour améliorer les transports collectifs de nos concitoyens.

L’écologie réelle, c’est le plan de lutte contre la pollution de l’air à Paris, avec une aide financière à tous les professionnels qui abandonnent leur véhicule polluant pour un véhicule propre.

L’écologie réelle, c’est la fin de la publicité dans l’espace urbain à Grenoble.

L’écologie réelle, c’est une politique volontariste pour l’amélioration de la qualité l’eau en Pays de la Loire, avec plus de 1.800 opérations pour diminuer l’utilisation des pesticides dans les collectivités, restaurer les rivières et économiser les ressources en eau.

« L’écologie réelle, c’est un fonds de 10 millions d’euros pour les projets d’énergie renouvelable dans la région Rhône-Alpes »

L’écologie réelle, c’est le Pass Navigo Unique pour pouvoir se déplacer partout en Ile-de-France pour 70 euros par mois en transports collectifs, et la sortie du diesel des 9.000 bus franciliens, le plus grand réseau de France.

L’écologie réelle, c’est la carte ZOU! en région PACA qui offre à ses 170.000 détenteurs, la gratuité des transports collectifs pour les étudiants, 90% de réduction pour les personnes sans emploi et une tarification attractive pour tous afin de laisser sa voiture au garage.

L’écologie réelle, c’est l’isolation thermique de 60.000 logements en Nord-Pas-de-Calais et 20.000 emplois pérennes potentiels à terme grâce à ce programme.

L’écologie réelle, c’est un fonds de 10 millions d’euros pour les projets d’énergie renouvelable dans la région Rhône-Alpes et 15% d’économie sur les factures d’énergie de milliers de familles.

L’écologie réelle, c’est le soutien aux sept territoires ruraux d’Aquitaine engagés dans une démarche Territoires à Energie Positive, qui préparent leur autonomie énergétique et expérimentent une gestion locale de l’énergie.

L’écologie réelle, c’est, en Picardie et en Rhône-Alpes, la mise en place, pour la première fois en France, de politiques de santé environnementale régionales, pour améliorer la qualité de l’air intérieur et de l’alimentation, développer la chimie verte et sûre, et réduire des inégalités territoriales de santé.

L’écologie réelle ce sont trois régions qui lors du procès Erika, face au lobby pétrolier, s’associent et font reconnaitre, pour la mer, le préjudice écologique.

L’écologie réelle, c’est l’action des élus régionaux pour que la formation professionnelle bénéficie à ceux qui en ont le plus besoin et, en particulier, aux demandeurs d’emploi et aux personnes les moins qualifiées

L’écologie réelle, c’est faire émerger des emplois dans l’économie sociale et solidaire, les énergies renouvelables, l’aide aux personnes, etc.

«Nous travaillons chaque jour à refonder notre modèle de société autour de la transition écologique et de la solidarité»

L’écologie réelle, ce sont aussi des lois votées au Parlement comme le principe de précaution sur les ondes électromagnétiques ou la mise en place de nouveaux indicateurs de richesse pour mettre fin à l’hégémonie du PIB et repenser notre modèle de développement.

L’écologie réelle, c’est enfin et surtout le souci constant de tous les élus et militants écologistes de prendre soin de toutes celles et tous ceux qui se sentent abandonnés par les politiques publiques : chômeurs, personnes âgées, jeunes décrochés de l’école, petits artisans, commerçants et agriculteurs, habitants des territoires désertés par les services publics.

Les politiques menées jusqu’ici ont montré leur inefficacité face aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux actuels. Cette impuissance à répondre aux attentes des citoyens est majoritairement la cause de la défiance des électeurs, qui se traduit par le niveau élevé de l’abstention et du vote protestataire.

Nous n’avons pas toutes les réponses face à la désespérance, mais nous travaillons chaque jour à refonder notre modèle de société autour de la transition écologique et de la solidarité qui seules peuvent répondre au chômage, aux difficultés des entreprises, à l’exclusion, comme au dérèglement climatique, à la pollution et à la perte de biodiversité qui compromettent l’avenir de nos enfants… Les manœuvres politiciennes ne peuvent qu’éloigner un peu plus les citoyens de leurs élus, au moment même où nous devons leur redonner confiance dans l’action publique. Le débat omniprésent sur la participation au gouvernement occulte la réalité de l’action des écologistes. Il est temps qu’enfin les obsessions ministérielles se taisent pour donner à voir ce qu’est réellement l’écologie : une action quotidienne et déterminée pour les citoyens et leur environnement. »

Signataires :

Danielle Auroi, députée, présidente de la commission Affaires Européenne
David Belliard, co-président du groupe écologiste à la mairie de Paris
Sophie Bringuy, vice-présidente de la région Pays de la Loire
Thierry Brochot, conseiller régional Picardie
Sophie Camard, co-présidente du groupe écologiste en région PACA
Emmanuel Cau, vice-président de la région Nord-Pas-de-Calais
Jean-Charles Kohlhaas, conseiller régional Rhône-Alpes
Lucille Lheureux, adjointe au maire de Grenoble
Monique de Marco, vice-présidente de la région Aquitaine
Philippe Meirieu, vice-président de la région Rhône-Alpes
Janick Moriceau, conseillère régionale de la région Bretagne
Christophe Najdovski, adjoint au maire de Paris
Jean-Yves Petit, vice-président de la Région PACA
Sandrine Rousseau, vice-présidente de la région Nord-Pas-de-Calais
Pierre Serne, vice-président de la Région Ile-de-France
Eva Sas, députée, vice-présidente de la commission des Finances
Mounir Satouri, président du groupe écologiste à la région Ile-De-France
Djamila Sonzogni, conseillère régionale Alsace
François Veillerette, vice-président de la région Picardie

« L’écologie politique se bat contre tous les racismes, donc contre l’islamophobie ET contre l’antisémitisme  » texte collectif publié sur le Huffingtonpost, signé par des militant-e-s écolos et des Droits humains dont le Dr André Minetto

http://www.huffingtonpost.fr/yannick-jadot/lutte-racisme-islamophobie-antisemitisme_b_6789386.html

Premiers signataires au 2 Mars 2015  : 

3 eurodéputé-e-s, 1 député mis-e-s au début ( Karima Delli, Yannick Jadot, Eva Joly, Sergio Coronado ) et d’autres élu-e-s locaux, régionaux, départementaux …etc, ou internes nationaux, Conseiller-e-s Fédérales-Fédéraux d’EELV, comme moi, et nous sommes tous engagé-e-s pour la défense des Droits humains depuis un bon moment …

 » La France d’après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher, celle des grandes manifestations citoyennes du 11 janvier, a montré un pays soudé qui refusait de voir son modèle de vivre ensemble intimidé par des menaces, des pressions et des violences terroristes. La classe politique dans sa majorité, à l’exception notable du Front National, s’est alors montrée à la hauteur de ces terribles évènements en jouant l’apaisement et en ne tombant pas dans le piège tendu par les terroristes de la division et de la surenchère sécuritaire.

Mais l’union nationale aura été de très courte durée. Après ce court sursaut républicain post traumatique, notre vivre ensemble est à nouveau aujourd’hui plus que jamais menacé par les tensions qui traversent depuis des décennies la république française et qui n’ont jamais été véritablement abordées de front par la classe politique, dont son passé colonial comme sa période de collaboration. D’un côté, en plus de l’attentat de la Porte de Vincennes, des propos et des actes antisémites qui se multiplient, de l’autre des associations qui dénombrent sur le terrain autant d’actes islamophobes dans le seul mois de janvier 2015 que durant toute l’année 2014.

Dans les écoles, les tribunaux, les médias, des individus, parfois des enfants, des mères voilées, sont montrés du doigt, jetés à la vindicte et jugés selon des procès expéditifs. Dans une récente enquête d’opinion, à l’affirmation « l’Islam représente une menace pour la République française », 56% des sondés sont « tout à fait et plutôt d’accord ». Il y a donc péril en la demeure et urgence. Trop souvent, notre laïcité et son principe d’universalité continuent d’être dévoyés pour nier l’égalité des droits que demandent les personnes issues des minorités, dont celles et ceux qui se réclament de l’Islam.

Le fait que Marine Le Pen et ses affidés du Front National, de même que la frange la plus à droite de l’UMP ne cessent aujourd’hui de se proclamer les principaux défenseurs de la laïcité en est la meilleure illustration.

Face au cancer du racisme qui gangrène notre société, il est fondamental que nous, militantes et militants écologistes, nous nous insurgions avec la même clarté et la même détermination contre toutes ses manifestations d’où qu’elles viennent, qu’elles soient islamophobes comme antisémites. La lutte contre le racisme ne se saucissonne pas et ne se clientélise pas et la liberté religieuse est une valeur fondamentale. C’est pourquoi nous avons été particulièrement choqués de la récente séquence qui a vu le parti EELV demander le retrait de sa signature de soutien à un meeting de lutte contre l’islamophobie le 6 mars prochain à Saint-Denis, au moment même où Roger Cukierman, le président du CRIF, déclarait : «toutes les violences antisémites sont commises par des jeunes musulmans» et « Marine Le Pen est irréprochable ».

Pourtant les écologistes étaient jusqu’alors fiers d’être dans un parti politique à la pointe de la lutte contre l’Islamophobie et la stigmatisation de l’ensemble des musulmans de France, parti qui a donné l’impression aujourd’hui de reculer au prétexte de la présence d’une seule organisation polémique dans une longue liste d’amiEs. Or nous considérons qu’il ne nous appartient pas d’inspecter les consciences et les intentions de chacun avant de nous engager dans un collectif, dès lors que la cause défendue est également la nôtre, car nous voulons rompre avec ce regard méprisant et colonial des uns sur les autres qui conditionne la discrimination, notamment islamophobe, et peut en inciter une infime minorité à tomber dans le radicalisme violent. Tous les ultras, qu’ils soient musulmans, juifs, chrétiens ou en l’espèce laïcs, menacent notre cohésion sociale et notre vivre-ensemble et sapent l’efficacité de la lutte contre le racisme en pratiquant le double discours et l’indignation à plusieurs vitesses.

C’est pourquoi nous, militantes et militants EELV, anti-racistes et cosmopolites, nous dénonçons tant les propos du président du CRIF et regrettons le retrait de notre signature au meeting du 6 mars contre l’islamophobie, meeting auquel nous appelons chacune et chacun à participer pour y porter nos valeurs écologistes et converger avec toutes les associations et organisations qui luttent contre toutes les formes de racisme. .  »

Premiers signataires :

Sergio Coronado, Karima Delli, Yannick Jadot, Eva Joly, Rafy Abdoul, Sylvette Amestoy, Karim Ameur, Yacine Ayari, Nadia Azoug, Michel Bock, Kader Chibane, Alain Delame, Suzanne D’Hermies, Chantal Dhoukar, Salim Didane, Edwige Dorbon, Pierre-Nadir Doumandji, Bernard Dreano, Jean -Michel Dreyer,  Véronique Dubarry, Françoise Duthu, Hicham Fassi-Fihri, Xavier Fontaine, Edouard Gaudot, Séverine Goudiguen, Gregory Guttierez, Nadia Hathroubi-Safsaf, Aicha Jabrane, Benjamin Joyeux, Nabila Keramane, Abdessalam Kleiche, Jean Laffont, Elise Lowy, François Maillard, André Minetto, Navaz Mouhamadaly, Thanh-Tin Nguyen, Roumana Nguyen, Evelyne Perrin, Jacques Picard, Tahar Raaf, Ali Rahni, Zakia Rezaiguia-Meziani, Abdelkarim Ramdane, Eros Sana, Gilles Sarfati, Djamilia Sonzogni, Philippe Stanisière, Khalid Zougagh

Municipales Nice 2014 : Intervention d’André Minetto lors de la conférence de presse avec Marc Concas sur la liste qui regroupe socialistes, radicaux, écologistes …

 » Je me suis mis en retrait de mon parti, le temps de ces élections municipales.

En effet, il y a divergence sur la meilleure façon :

– de battre le maire sortant à Nice,

– de faire reculer le FN,

– et de promouvoir et faire avancer l’écologie politique et les valeurs portées par l’écologie politique.

3 points qui me tiennent à coeur

Lors de mes études médicales, tout jeune étudiant, j’étais déjà candidat sur la liste Municipales de Nice en 1983, en tant que responsable de Nice Ecologie, liste intitulée

ECOLOGIE, GESTION, SECURITE

3 thèmes primordiaux et toujours d’actualité.

C’était la première liste écologiste historique à Nice.

Je serai donc, pour ces élections de 2014, sur la liste républicaine de rassemblement qui me semble être la meilleure solution pour réussir tous ces défis.

Et pour cela, nous sommes en train de finaliser notre programme pour Nice, que nous allons bientôt présenter aux Niçoises et aux Niçois.  »

Dr André Minetto

Militant écologiste

Membre du Conseil Communal Consultatif

Administrateur du RES ( Réseau Environnement Santé )

Ex Enseignant à l’Université de Nice Sophia Antipolis